‹ Mœurs romaines du règne d'Auguste à la fin des AntoninsChapitre 73 sur 218 · CHAPITRE VII · texte numérisé non relu

CHAPITRE VII

Causes de la faiblesse relative du développement que prit le luxe romain. — Infériorité du monde connu des anciens en étendue comme en richesse.

— Elle entraîne l'application d'une échelle moindre que la nôtre à l'appréciation de leur luxe. — Le grand luxe essentiellement borné à Rome.

— Bons côtés du luxe romain. — L'esprit d'égalité et la simplicité caractérisent le costume et beaucoup d'habitudes de la vie antique. — Alliance du luxe avec l'esprit d'économie; équivalents à bon marché suppléant au luxe, particulièrement en ce qui concernait le luxe des arts. — Luxe de la propreté. — Aqueducs et thermes universellement répandus. — Latrines et égouts. — Gomment on jouissait de la nature. — Les classes inférieures. — Leur participation aux jouissances que procurait la fortune des riches. — Caractère démocratique du luxe des gouvernements et des communes. — Conclusion finale.

Ce qui nous révolte surtout dans le luxe d'esclaves des Romains, ce n'est point l'excès de prodigalité et de mollesse qui s'ensuivit, mais bien le mépris sacrilège de la dignité humaine qui y éclate ; ce qui nous y frappe, ce n'est pas seulement l'un des côtés du luxe de cette époque, c'est une de ces conséquences fatales qui dérivent, en tout temps et en tout lieu, de l'esclavage. A part le luxe d'esclaves,

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