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3 Zonaras, XII, 23 ; édit. Dindorf, III, 141.
4 Herzberg, Histoite de la Grèce sous les Bomains, II, 438 (en allemand).
Dans les pays du nord aussi, où la culture romaine se propagea si rapidement, les villes arrivèrent en très-peu de temps à une étonnante prospérité. Cologne, d'après Tacite 1 , était 'devenue dès Tan 71 de notre ère, c'est-à-dire vingt et un ans seulement après la fondation de cette colonie romaine, par les progrès qu'elle avait faits en importance et en richesse, un objet d'envie pour les Germains de la rive droite du Rhin. Trêves, non moins florissante, comme on sait, était regardée comme la Rome des Gaules, dont elle devint même la capitale au quatrième siècle. Les terres décumates, dans l'angle de la partie sud-ouest de l'Allemagne, entre le Rhin et le Neckar, ne furent en possession des Romains que depuis la fin du premier siècle jusqu'à la seconde moitié du troisième; cependant on a trouvé, dans le Wurtemberg seul, auprès de 160 villes et autres localités, des vestiges de colonies romaines plus ou moins considérables, de l'état florissant desquelles témoignent des restes de bains, d'aqueducs, d'ornements en marbre, de sculptures, de mosaïques, de bronzes, de verreries et de poteries décorées, ainsi que les traces de l'existence d'anciens collèges industriels*.
Lors de la révolte qui eut lieu dans l'île de Bretagne en 61 après Jésus-Christ, dix-huit ans après la conquête du pays, les indigènes n'eurent point de peine à s'emparer de Camulodunum (Colchester), parce que l'on avait plus songé, dans la construction de cette ville, à en faire une résidence agréable qu'à la fortifier. Il y existait ainsi déjà une curie, un théâtre et un temple de Claude, dans lequel les soldats romains purent se maintenir pendant deux jours.
1 m$t., iv, 63.
* Staelin, Histoire du Wurtemberg, I, 104 A 109 (en allem.).