LIVRE IX. LES BEAUX- A«TS DANS l/EMPTRE ROMAIN
(4 J, 788,125 fr.); après lui et à son exemple, le rhéteur Zenon et Polémon, que Marc-Antoine et Auguste avaient élevé à la dignité royale/s'étaient plu en outre à l'embellir, en la dotant de monuments et d'autres «constructions nouvelles 1 . Cela peut donner une idée de la splendeur et de la richesse des six villes admises au concours : Halicarnasse, Pergame, Éphèse, Milet, Sardes et Smyrne. Éphèse passait même pour être une des villes les plus populeuses et les mieux construites du monde entier; cependant la première place, dans la province, ne fut jamais contestée à Smyrne. Parmi les villes de la Bithynie, dont il sera question plus loin, Nicée et Nicomédie se disputaient le premier rang. Cette dernière avait été, d'après Ammien 2 , tellement agrandie et embellie* par divers empereurs, que Julien l'Apostat, à la vue du grand nombre d'édifices publics et de bâtiments privés qu'elle renfermait, se crut transporté dans un quartier de Rome. On estimait, au troisième siècle, à 400,000 âmes la population de Césarée en Cappadoce 8 .
La Grèce, quoique bien déchue, réunissait encore, dans sa partie continentale, sans la Thessalie et l'Épire, sous le règne des Antonins, à côté d'un très-grand nombre de villages et de petites villes, plus de cent communes ayant conservé l'animation de véritables cités, dont soixante appartenant au Péloponnèse *.
1 Tacite, Ann., IV, 55. — Gibbon, ch. h, 81, etc. — Strabon, XII, p. 578 C. — Voir aussi Tacite, Ann., XIV, 27 (ex illustribus Asiae urbibus Laodicea).