DUCHÉ DE BRUNSWICK
Les pays principaux qui composent ce duché sont : les principautés de Wolfenbüttel et de Blankenbourg, la prélature de Helmstaedt, le chapitre de Walkenried, et une partie du bas Harz, possédée en commun avec le roi de Hanovre.
Ce duché est divisé en six districts qui portent le nom de leurs chefs-lieux ; ce sont ; Brunswick, Wolfenbüttel, Helmstaedt, Gandersheim, Holzminiden et Blankenbourg.
Au mois de septembre 1830 , une révolution éclata dans ce duché; elle fut provoquée par le refus obstiné qu’exprima le duc Charles de Brunswick de convoquer les états, malgré le vœu manifesté par les Brunswickois, de voir enfin les députés remédier à des A criants. Le 6 septembre, au moment où le prince sortait du théâtre, le peuple s'ameuta et le poursuivit jusqu’au palais. Le lendemain, le prince refusa d'accorder une audience aux députés de la bourgeoisie, et se prépara à comprimer par la force le mouvement populaire : malgré de grands préparatifs de défense, un nombreux corps de troupes et seize pièces de canon placées devant le château, le peuple attaqua le 7 l'asile de son souverain; les troupes repoussées dans le parc y furent cernées, et le soir le palais était la proie des flammes. Tous les meubles furent jetés par les fenêtres, et brûlés sur la place du château; mais rien ne fut pillé. Le prince neparvint à s'échapper qu’à la faveur d’un déguisement. Les états s’assemblèrent, une commission provisoire de régence fut nommée, et le prince Guillaume, frère cadet du duc, fut appelé à lui succéder. Cette révolution eut pour résultat l'acceptation, par le nouveau souverain, d'une liste civile de 200,000 thalers, le redressement de plusieurs abus, et l'adoption en principe de la liberté de la presse, ce nouveau palladium des libertés publiques.