‹ Mœurs, usages et costumes de tous les peuples du monde, d'après des documents and authentiques et les voyages des plus récents (volume 3)Chapitre 76 sur 146 · HOMME: ET FEMME DE LA VALLÉE DE DUX · texte numérisé non relu

HOMME: ET FEMME DE LA VALLÉE DE DUX

{Tyrol.)

près égales par l'Ens : la partie située à gauche de la rivière porte le nom de pays au-dessus de l'Ens, ou gouvernement de la haute Autriche; la partie opposée est appelée pays au-dessous de l'Ens , ou gouvernement de la basse Autriche.

Il résulte des invasions dont l'Autriche a été le théâtre, un tel mélange dans le sang des peuples qui s’y sont établis, qu'on ne saurait distinguer les nuances qui les caractérisaient autrefois. Cependant, près des frontières de la Moravie, dans le pays au-dessous de l’Ens, on trouve encore quelques Slaves; dans le pays au-dessus de l'Ens, les descendants des Norici ne démentent point leur antique origine : leur langage diffère de celui des autres nationaux; les habitants du district de Salzach surtout montrent dans leurs mœurs et dans leur caractère les restes d’un type particulier. La plupart d’entre eux sont laborieux et doués d’une grande probité.

Le peupleautrichien est laborieux; on remarque chezles habitants de toutes les classes le désir d’accroitre les propriétés qu'ils possèdent. Cette circonstance peut expliquer le degré d'avancement où se trouve l’agriculture et l’industrie dans l’archiduché, et qui parait être en opposition avec l’apathie reprochée aux Autrichiens.

Vigne , la plus grande ville de Allemagne, est la capitale de l'empire d'Autriche et renferme environ 330,000 individus. Cette ville est riche en monuments et en institutions de toutes sortes.

Les jouissances du luxe et de la table sont plus recherchées et moins dispendieuses à Vienne que dans les autres capitales de l'Europe. Les richesses de la noblesse viennent s’y enfouir de tous les points de l'empire, et enrichir le commerce et l’industrie. Le désœuvrement et l’ennui y font rechercher, par les riches, les plaisirs des théâtres, qui cependant n’ont point en Allemagne une grande réputation; la littérature y fait peu d'honneur à la langue allemande; les sciences y jouissent de quelque considération depuis que des membres de la famille impériale et des hommes d’État en font un utile délassement ; mais la musique seule y est cultivée avec beaucoup de succès.

Quelques mots sur le costume des Autrichiens compléleront ce que nous avons à dire sur ce pays. |

Les hommes se coiffent d’un petit chapeau entouré d’un large ruban de soie. Ils s’habillent d’une longue redingote garnie de boutons de métal ou de soie verte et doublée en toile de coton rouge; sous ce vêtement descend une veste de coton, garnie d'une longue rangée de gros boutons : leurs culottes sont en cuir noir et soutenues par des bretelles en coton, ou par une ceinture en cuir; leurs bas sont presque toujours bleus et leurs souliers garnis de larges boucles en cuivre ou en argent.

Les femmes portent des jupons fort courts et de longs corsets, les uns et les autres en une éloffe d’une couleur foncée ; leur bonnet seul est blanc et d’une forme ronde; leur chaussure consiste, comme celle des hommes, en bas bleus et en souliers à

boucles. «

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