‹ Murs, usages et costumes de tous les peuples du monde, d'après des documents and authentiques et les voyages des plus récents; (volume 5)Chapitre 37 sur 89 · FIN DE L'AFRIQUE · texte numérisé non relu

FIN DE L'AFRIQUE

APERÇU GÉNÉRAL

Cette division du globe, nommée aussi Nouveau-Monde et Nouveau-Continent, s'étend depuis le cap Horn, sous 55° 58' 30" de latitude sud, jusque vers 70° de latitude nord; ses limites, de ce dernier côté, ne sont pas exactement connues; l'océan Atlantique baigne ses côtes orientales, le grand Océan ses côtes occidentales. L'isthme de Darien, situé entre 8° et 9° de latitude nord, partage naturellement cette partie du monde en deux continents : I'Amérique septentrionale et I'Amérique méridionale. On évalue la population générale à 33,000,000 d'habitants.

Cette contrée n'est pas seulement remarquable par sa vaste étendue, par les variétés de climats qui y existent; ses traits généraux lui donnent un caractère de grandeur tout à fait extraordinaire : outre les productions qui lui sont particulières, elle peut fournir toutes celles des autres parties du monde ; ses montagnes sont colossales et se prolongent sur une portion considérable de sa surface; ses lacs ont une étendue démesurée; ses fleuves immenses forment un vaste système de navigation et d'irrigation, et donnent naissance à des cataractes qui excitent l'admiration; ses forêts prodigieuses s'enorgueillissent de produire quelques-uns des géants du règne végétal; enfin ses entrailles recèlent en abondance l'or, l'argent et les pierres précieuses.

M. de Humboldt explique ainsi les différences que présente le climat de l'Amérique :

« Le peu de largeur du continent, sa prolongation vers les pôles glacés; l'Océan, dont la surface non interrompue est balayée par les vents alisés; des courants d'eau très-froide qui se portent vers le détroit de Magellan jusqu'au Pérou; de nombreuses chaînes de montagnes remplies de sources, et dont les sommets couverts de neige s'élèvent bien au-dessus de la région des nuages; l'abondance de fleuves immenses, qui, après des détours multipliés, vont toujours chercher les côtes les plus lointaines; des déserts non sablonneux, et par conséquent moins susceptibles de s'imprégner de chaleur; des forêts impénétrables qui couvrent les plaines de l'équateur, remplies de rivières, et qui, dans les parties les plus éloignées de l'Océan et des montagnes, don-

nent naissance à des masses énormes d'eau qu'elles ont aspirées, ou qui se forment par l'acte de la végétation ; toutes ces causes produisent dans les parties basses de l'Amérique un climat qui contraste singulièrement par sa fraîcheur et son humidité avec celui de l'Afrique. »

Dans les évaluations qu'on a cherché à faire de la différence de chaleur qui existe entre l'Amérique et les autres parties du monde, diverses expériences ont prouvé qu'elle est égale à 10° de latitude, c'est-à-dire qu'il fait aussi chaud en Afrique à 20° de l'équateur qu'à 10° en Amérique.

On sait que le navigateur qui a découvert l'Amérique est le Génois Christophe Colomb. Parti de Palos (Andalousie) le 3 août 1492, avec trois vaisseaux espagnols, pour chercher un passage aux Indes par l'ouest, il découvrit, le 12 octobre suivant, dans les Lucayes, l'île San Salvador, dont il prit possession au nom du roi d'Espagne. Il trouva ensuite Cuba et Espagnola, aujourd'hui Saint-Domingue. Dans un second voyage, en 1493, il reconnut plusieurs autres îles; et, supposant qu'elles faisaient partie de l'Inde, il les nomma Indes occidentales. Elles ont conservé ce nom, et c'est de là qu'est venu le nom d'Indiens donné aux naturels de l'Amérique. Le 1er août 1498, Colomb découvrit le continent de l'Amérique méridionale, vers l'embouchure de l'Orénoque, et nomma la Trinité une île qu'il vit dans ces parages. L'année précédente, Sébastien Cabot, envoyé par Henri VII à la découverte de contrées qui ne fussent occupées par aucune puissance chrétienne, était parti de Bristol, avait trouvé l'île de Terre-Neuve et reconnu les côtes du continent américain, depuis 56° jusqu'à 38° de latitude nord. Ojeda, officier qui avait accompagné Colomb dans son second voyage, partit, en 1497 ou 1499, avec quatre vaisseaux, et fit quelque commerce avec les habitants de la côte de Paria. Un Florentin, Àméric Vespuce, accompagnait Ojeda dans cette campagne; à son retour en Espagne, il se vanta d'avoir découvert le premier le continent du Nouveau-Monde; il publia une relation de son voyage, et eut la gloire de donner son nom à cette partie du globe. Dans la même année, Alonzo Pigna rapporta d'Amérique beaucoup d'or et de perles. Yanes Pinzon, compagnon de Colomb, partit en 1500 avec quatre vaisseaux, et fut le premier Espagnol qui passa la ligne. Vers le même temps, Pedro Alvarez Cabrai, commandant une flotte portugaise destinée pour les Indes orientales, s'avança tellement à l'ouest, qu'il aborda à la partie de l'Amérique connue maintenant sous le nom de Brésil. Cette découverte, due au hasard, prouve que l'Amérique ne nous serait pas restée longtemps inconnue, quand même Colomb n'eût pas réussi dans son projet. En 1502, ce dernier navigateur fit un quatrième voyage, qui fut pour lui fertile en accidents; il découvrit néanmoins toute la côte du continent, depuis le cap Gracias a Dios jusqu'au havre de Porto-Bello. De retour de ce voyage, il termina sa carrière en 1506, après avoir éprouvé toute l'ingratitude de Ferdinand V, qui lui doit une grande partie de l'éclat de son règne. En 1509, Juan Dias de Solis découvrit le Rio de la Plata; Ponce de Léon, la Floride, en 1512. L'année suivante, Balboa, parvenu sur la cime des montagnes de l'isthme de Darien , vit le grand Océan, dont il prit ridiculement possession au nom de son souverain. De cette époque à 1518, on reconnut le Rio Janeiro, l'Yucatan et Campêche. En 1519, Cortès entreprit la conquête du Mexique, où l'on avait touché l'année précédente; elle fut achevée en deux ans. Deux ans après, Magellan découvrit le détroit qui a conservé son nom, et le premier traversa le grand Océan. Vers la fin de 1524, Pizarre partit pour la découverte des pays au sud de Panama; et, après plusieurs expéditions sans succès, il parvint enfin au Pérou en 1526 : quelques années lui suffirent pour le soumettre à la domination espagnole. Cependant les Anglais, toujours animés du désir de trouver un- passage aux Indes par le nord-ouest, avaient fait plusieurs tentatives infructueuses sous ce rapport, mais qui eurent pour résultat quelques

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découvertes. En 1554, Cartier, envoyé par François Ier, entra dans le golfe et le fleuve Saint-Laurent; et, l'année suivante, il bâtit un fort à 500 lieues au-dessus de l'embouchure de ce fleuve. François Drake, dans son voyage autour du monde, chercha vainement sur la côte occidentale de l'Amérique une communication entre les deux mers; il visita les côtes découvertes en 1542 par Gali et Cabrillo, et les appela Nouvelle- Albion. En 1578, Élisabeth accorda à sir Humphrey Gilbert une charte pour l'établissement d'une colonie en Amérique ; ce fut la première que les Anglais y fondèrent, mais elle fut bientôt suivie de plusieurs autres. La recherche du passage aux Indes à travers le continent américain a donné lieu à un grand nombre d'expéditions, qui nous ont fait connaître les golfes et les baies par lesquels on crut y parvenir. En 1607, Davis découvrit le détroit qui porte son nom. En 1610, Hudson donna son nom au détroit et à la mer où il entra le premier, et où il périt. Quelques années après, la mer de Baffin fut parcourue par le navigateur de ce nom. Vers le milieu du xvnie siècle, Béhring et Tchirikof découvrirent le détroit de Béhring. En 1774, Pérez trouva l'entrée de Noutka; et, en 1795, Quadra et Vancouver reconnurent presque toutes les îles qui forment l'archipel auquel ils ont donné leurs noms, ainsi que les baies qui les avoisinent. En 1819, le capitaine Parry s'est avancé par le détroit de Barrow dans la mer Polaire, au nord de l'Amérique, par le parallèle du 74° jusqu'à 115° de longitude ouest. En 1821, Franklin, descendu par le fleuve Copper-Mine jusqu'à la mer Polaire, a exploré environ 180 lieues de la côte au nord-est de ce fleuve. Nous devons à d'intrépides voyageurs la connaissance de beaucoup de parties de l'Amérique septentrionale. Hearn, en 1772, découvrit l'embouchure du Copper-Mine. Mackenzie a visité, en 1789, les pays arrosés par le fleuve auquel il a donné son nom, et ensuite a pénétré le premier par terre jusqu'aux côtes du grand Océan. Pike est remonté jusqu'aux sources du Mississipi. Les capitaines Lewis et Clarke ont découvert les sources du Missouri; et, après avoir traversé les monts Rocailleux, ils sont parvenus à l'embouchure de la Colombia dans le grand Océan. Pour la connaissance de l'Amérique septentrionale, on doit beaucoup aux travaux des missionnaires et des aventuriers français, tels que Hennepin, Lejeune et Charlevoix, la Hontan, Lasalle et une foule d'autres. Les PP. Dutertre et Labatont les premiers donné une bonne description des Antilles. Au nombre des voyages les plus importants qui nous font connaître l'Amérique méridionale, nous devons placer celui de la Condamine, qui a décrit le cours de l'Amazone; celui d'Azara, qui nous a laissé des détails sur diverses parties; celui du prince Maximilien Wied-Neuwied, qui a parcouru la côte du Brésil. M. de Humboldt, par ses voyages entrepris de 1799 à 1804, a étendu le domaine de la géographie du Nouveau-Monde. Enfin, diverses relations insérées dans des publications périodiques nous fournissent des documents plus récents.

Sans nous préoccuper des nombreuses discussions relatives à l'origine des Américains, nous nous bornerons à dire que la race américaine forme aujourd'hui une classe essentiellement différente des autres portions du genre humain, soit par ses caractères physiques, soit par ses idiomes.

Nous trouvons dans la Géographie universelle de Malte-Brun le résumé de longues observations physiologiques empruntées à divers savants; résumé que nous copions ici afin de faire connaître les peuples de l'Amérique :

« Les naturels de cette partie du globe sont en général grands, d'une charpente forte, bien proportionnés et sans vices de conformation. Ils ont le teint bronzé ou d'un rouge cuivré, comme ferrugineux et très-semblable à la cannelle ou au tanin; la chevelure noire, longue, grossière, luisante et peu fournie; la barbe rare et semée par bouquets, le front court, les yeux allongés et ayant le coin dirigé par en haut vers les

tempes, les sourcils éminents, les pommettes avancées, le nez un peu camus, mais prononcé, les lèvres étendues, les dents serrées et aiguës; dans la bouche, une expression de douceur qui contraste avec un regard sombre et sévère ou même dur; la tête carrée, la face large sans être plate, mais s'amincissant vers le menton; les traits, vus de profil, saillants et profondément sculptés; la poitrine haute, les cuisses grosses, les jambes arquées, le pied grand , tout le corps trapu. L'anatomie nous fait encore reconnaître dans leur crâne des arcs sourciliers plus marqués, des orbites plus profondes, des pommettes plus arrondies et mieux dessinées, des tempes plus unies, les branches de la mâchoire inférieure moins écartées, l'os occipital moins bombé, et une ligne faciale plus inclinée que chez la race mongole , avec laquelle on a voulu quelquefois les confondre. La forme du front et du vertex dépend le plus souvent d'efforts artificiels; mais indépendamment de l'usage de défigurer la tête des enfants, il n'y a pas de race sur le globe dans laquelle l'os frontal soit plus déprimé en arrière. Le crâne est ordinairement léger. »

« Tels sont les caractères généraux et distinctifs de toutes les nations américaines, à l'exception peut-être de celles qui occupent les régions polaires aux deux extrémités. Les Esquimaux hyperboréens, ainsi que les Puelches méridionaux, sont au-dessous de la taille moyenne, et présentent dans leurs traits et dans leur conformation la plus grande ressemblance avec les Samoyèdes; les Abipons, et plus encore les Patagons au sud, ont une stature presque gigantesque. Cette constitution forte et musculeuse, jointe à une forme élancée, se retrouve en quelque sorte chez les habitants du Chili, ainsi que chez les Caraïbes qui habitent les plaines du delta de l'Orénoque jusqu'aux sources du Rio-Blanco, et chez les Arkansas, que l'on compte parmi les sauvages les plus beaux de ce continent. »

« Les raisonnements sur les causes de la variété des couleurs de la peau humaine échouent ici contre l'observation, puisque la même teinte cuivrée ou bronzée est commune, avec de très-petites nuances, à la généralité des nations d'Amérique, sans que le climat, le sol ou la manière de vivre paraissent y exercer la moindre influence. Citera-t-on les Zambos, appelés jadis Caraïbes, à l'île Saint-Vincent? ils exhalaient en effet cette odeur forte et désagréable qui semble appartenir aux nègres; leur peau noirâtre présentait au toucher la même mollesse soyeuse qu'on observe notamment sur les nations cafres; mais ils descendaient d'un mélange des naturels avec la race africaine : les véritables Caraïbes sont rouges. Le coloris des indigènes du Brésil et de la Californie est foncé, quoiqu'ils vivent, les uns dans la zone tempérée et les autres près du tropique. Les indigènes de la Nouvelle-Espagne, dit M. de Humboldt, ont le teint plus basané que les Indiens de Quito et de la Nouvelle-Grenade, qui habitent un climat entièrement analogue : nous voyons même que les peuplades éparses au nord du Rio- Gila sont plus brunes que celles qui avoisinent l'ancien royaume de Guatimala. Les peuples de Rio-Negro sont plus basanés que ceux du Bas-Orénoque, et cependant les bords du premier de ces deux fleuves jouissent d'un climat plus frais. Dans les forêts de la Guyane, surtout vers les sources de l'Orénoque, vivent plusieurs tribus blanchâtres qui ne se sont jamais mêlées avec les Européens, et se trouvent entourées d'autres peuplades d'un brun noirâtre. Les Indiens qui, dans la zone torride, habitent les plateaux les plus élevés de la cordilière des Andes , ceux qui , sous le 45° de latitude australe, vivent de la pêche entre les îles de l'archipel des Chonos, ont le teint aussi cuivré que ceux qui, sous un ciel brûlant, cultivent des bananes dans les vallées les plus étroites et les plus profondes des régions équinoxiales. Il faut ajouter à cela que les Indiens montagnards sont vêtus et l'ont été longtemps avant la conquête, tandis que les indigènes qui errent dans les plaines sont tout nus, et par conséquent toujours

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exposés aux rayons perpendiculaires du soleil. Partout on s'aperçoit que la couleur de l'Américain dépend très-peu de la position locale dans laquelle nous le voyons actuellement; et jamais, dans un même individu, les parties du corps couvertes ne sont moins brunes que celles qui se trouvent en contact avec un air chaud et humide. Les enfants ne sont jamais blancs en naissant; et les caciques indiens qui jouissent d'une certaine aisance, qui se tiennent vêtus dans l'intérieur de leurs maisons, ont toutes les parties de leur corps, à l'exception de l'intérieur de leurs mains et de la plante des pieds, d'une même teinte rouge brunâtre ou cuivrée. »

« Cette couleur foncée se soutient jusqu'à la côte la plus proche de l'Asie. Seulement sous le 54° 10' de latitude boréale, au milieu d'Indiens à teint cuivré et à petits yeux très-allongés, on a cru distinguer une tribu qui a de grands yeux, des traits européens et la peau moins brune que les paysans de nos campagnes. Michikinakou , chef des Miamis, a parlé à Volney d'Indiens du Canada qui ne brunissent que par le soleil et par les graisses et les sucs d'herbes avec lesquels ils se frottent la peau. Selon le major Pike, les intrépides Ménomènes se distinguent par la beauté de leurs traits, par des yeux grands et expressifs, et par un teint plus clair que celui des autres bandes de Chipeouays. Leur physionomie respire à la fois la douceur et une noble indépendance. Ils sont tous bien faits et d'une taille moyenne. Les Li-Panis ou Panis-Loups, qui errent, au nombre d'environ 800 guerriers, depuis les bords du Rio-Grande jusque dans l'intérieur de la province du Texas, au Nouveau-Mexique, ont les cheveux blonds et sont généralement de beaux hommes. D'après Adolphe Decker qui, en 1624, accompagna l'amiral hollandais L'Ermite autour du cap Horn, il y aurait également, dans la Terre-de-Feu , des habitants qui naissent blancs, mais qui se peignent le corps en rouge et de diverses autres couleurs. Ces faibles anomalies, bien avérées, ne tendraient qu'à mieux prouver que, malgré la variété des climats et des hauteurs qu'habitent les différentes races d'hommes, la nature ne dévie pas du type auquel elle s'est assujettie depuis des milliers d'années. »

« La barbe qu'on avait voulu refuser aux Américains, leur est assurée aujourd'hui. Les Indiens qui habitent la zone torride de l'Amérique méridionale en ont généralement un peu, et elle augmente lorsqu'ils se rasent; cependant beaucoup d'individus naissent dénués de barbe et de poils. Galeno nous apprend que parmi les Patagons il y a plusieurs vieillards qui ont de la barbe, quoique courte et peu touffue. Presque tous les Indiens, dans les environs de Mexico, portent de petites moustaches que des voyageurs modernes ont aussi retrouvées chez les habitants de la côte nord-ouest de l'Amérique. En rassemblant et comparant tous les faits, il semblerait en définitive que les Indiens sont plus barbus à mesure qu'ils s'éloignent de l'équateur. D'ailleurs, ce manque apparent de barbe est un caractère qui n'appartient pas exclusivement à la race américaine. Plusieurs hordes de l'Asie orientale, les Aléoutes et surtout quelques peuplades des nègres africains, en ont si peu, qu'on serait tenté d'en nier entièrement l'existence. Les nègres du Congo et les Caraïbes, deux races d'hommes éminemment robustes, souvent de structure colossale, prouvent que c'est un rêve physiologique que de regarder un menton imberbe comme un signe certain de la dégénération et de la faiblesse physique de l'espèce humaine. »

« Ces caractères physiologiques rapprochent sans doute la race américaine de celle des Mongols qui peuple le nord et l'est de l'Asie, ainsi que celle des Malais ou des hommes les moins basanés de la Polynésie et des autres archipels de l'Océanie. Mais ce rapprochement, qui ne s'étend qu'à la couleur, n'embrasse pas les parties les plus essentielles, le crâne, les cheveux, le profil du visage. Si, dans le système de l'unité de l'espèce humaine, on veut considérer la race américaine comme une branche de la race

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