‹ Mœurs, usages et costumes de tous les peuples du monde, d'après des documents and authentiques et les voyages des plus récentsChapitre 16 sur 78 · RESSOURCES DE L'EMPIRE · texte numérisé non relu

RESSOURCES DE L'EMPIRE

1° Grains et riz transportés dans la capitale, estimés. .

PE SAT 6,346,458 liang.

20 Grains conservés dans les greniers provinciaux, pour l'usage des troupes et

pour les Fémps de disette. us 44 ln one + + +8 + 21,144,951 A RE CN D RE PC RE 7,673,457 LORS RDS 0 à. «à 4e On + + + + + ++ + > 33,327,056 5° Montant des sommes conservées dans les trésors de province . - «+ . . 6,969,771

Toraz. . . : . . 14,461,633 liang.

— 558,462,247 francs.

On doit être surpris en Europe qu’un empire comme la Chine n’ait pas un budget de recettes et de dépenses plus élevé pour une population plus grande que celle de l’Europe. Mais il faut bien se persuader qu’un franc de France représenterait en Chine peut-être dix fois sa valeur; au rapport de certains voyageurs, il n’en coûte que 90 e. de notre monnaie à un homme pour coucher une nuit dans une auberge des environs de Péking, la nourriture comprise. Il faut se rappeler aussi que la Chine n’a pas de dette publique comme la plupart des nations européennes.

IL est à présumer, en outre, qu'un grand nombre de recettes aussi bien que de dépenses ne sont pas comprises dans les éableaux précédents ; elles sont inconnues des Européens.

Parmi les receites il faudrait sans doute aussi compter les produits des biens de l'État, de ses mines d’or, d'argent, de cuivre, de fer, etc. Parmi les dépenses, il faudrait également compter les pensions de retraite accordées aux fonctionnaires civils et aux militaires (pensions qui se montent en France à plus de 55,000,000 fr.), et les frais de recouvrement des impôts qui, en France, s'élèvent à plus du dixième des recettes.

Lois civiles. — Le code a son origine dans les livres sacrés; la piété filiale en fait la base; les ordonnances des empereurs le complètent.

Les principaux magistrats sont tenus de lire et d'expliquer publiquement au peuple assemblé, à la nouvelle et à la pleine lune, les seize articles suivants, qui sont l'expression la plus simple du code civil :

1. On pratiquera avec un grand soin les devoirs que prescrivent la piété filiale et la déférence que le cadet doit à son frère aîné. C’est le seul moyen de savoir apprécier les obligations essentielles que la nature impose à tous les hommes.

IL On conservera toujours un souvenir respectueux des ancêtres de sa famille; il en résullera pour elle une paix, une union constante.

III. Que l'union règne dans les villages; elle préviendra les querelles et les procès.

IV. Que la profession des Dh es et de ceux qui cultivent Les vers à soie, jouissc de l'estime publique : : on ne manquera jamais de grain pour se nourrir et de yêlements pour se couvrir.

V. Que la frugalité, la tempérance, la modestie et une sage économie, et non Para. rice, deviennent Les objets de vos réflexions et la règle de votre conduite.

VI. Qu'on entretienne avec soin les écoles publiques, et surtout qu’on y formées jeunes étudiants aux bonnes mœurs.

VII. Que chacun s'applique aux devoirs, aux seules fonctions de son état ; elles.en seront mieux exercées.

VIII. Qu'on extirpe avec soin les sectes dès leur naissance; il serait trop tard de l'entreprendre lorsqu'elles sont établies.

IX. Qu'on rappelle souvent au peuple les lois pénales établies par l'autorité souveraine. Les esprits grossiers et indociles ne peuvent être contenus que par la crainte.

X. Qu'on s’instruise parfaitement des lois de la civilité et de l'honnêteté; elles son! les appuis de la concorde.

XI. Qu'on s'applique essentiellement à bien élever les enfants et les frères cadets.

Page 1