‹ Mœurs, usages et costumes de tous les peuples du monde, d'après des documents and authentiques et les voyages des plus récentsChapitre 67 sur 78 · LT “ ARTS · texte numérisé non relu

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exige le célibat. Certaines familles jouissent d’honneurs particuliers quoiqu’une noble simplicité les rapproche dans la vie sociale. — L'art de combattre en plaine leur est inconnu, mais ils sont invincibles dans leurs montagnes; aussi courageux que fidèles, ils ne trabiront pas l'infortuné qui implore leur protection, mais ils vengent le sang par le sang, et on a vu les fédariéhs, ou satellites de leurs émirs, frapper, de même que les anciens Assassins, les ennemis de leurs maîtres au milieu des plus populeuses cités. —Les Druzes sont enclins à une jalousie souvent violente; un voile sévère dérobe aux regards profanes les charmes de leurs femmes que l’on dit très-belles et susceptibles des sentiments exaltés des Lacédémoniennes. Le mari n'entend qu'avec chagrin l'éloge que l'on fait de sa femme, et s’il provient d’un étranger et qu'il soit un peu trop vif, cet éloge met en péril la vie de celle à qui il s’adresse. — L'agriculture et la politique défrayent les conversations des Druzes rassemblés devant leurs cabanes; les enfants mêmes écoutent le rustique sénat et se livrent à des exercices guerriers.

Les Mourouais occupent la grande vallée qui sépare les deux chaînes principales du Liban, dont la plus orientale est désignée, par les modernes, sous le nom d’Anti- Liban. Ces peuples, nommés pour la première fois par Arvieux, sont d'anciens Syriens qui embrassèrent la doctrine des schiites mahométans; ils portent au calife Ali une adoration presque égale à celle qu'ils ont pour la Divinité. Ils ont un gouvernement semblable à celui des Druzes leurs rivaux, et se sont fait redouter des Tures. Leur cavalerie passait pour invincible, mais ils ont élé considérablement affaiblis par les discordes.

Aux environs de Smyrne, dans les montagnes, on rencontre un petit peuple fort pauvre, mais bon, simple et honnête : ce sont les Yourouxs, fugitifs de Perse, sectateurs d’Ali, et que les Turcs ont accueillis, mais sans leur donner les moyens d'établir une bonne colonie. Ces Yourouks sont les Auvergnats de l’Anatolie.

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