‹ Muscinées (mousses, sphaignes, hépatiques)Chapitre 106 sur 395 · Hypnum Juratzkanum Schimp. Syn. p · texte numérisé non relu

Hypnum Juratzkanum Schimp. Syn. p

Tige verte, couchée, se fixant par des paquets de radicules, plus robuste que dans le A. serpens, émettant sans ordre des rameaux arqués plus ou moins ramuleux (long. 4—5 centim.). Touffes déprimées, d’un vert foncé terne. Feuilles caulinaires espacées, très étalées, presque planes, largement ovales-triangulaires, non décurrentes, longuement acuminées, munies d’une pervure verte qui s’avance jusque dans l’acumen, planes aux bords, superficiellement denticulées jusqu’à l’aeumen; long. 1 192 millim., larg. 172 millim. Cellules basilaires un peu plus grandes, subrectangulaires, courtes, vertes, peu distinctes; les autres hexagones, tronquées ou plus souvent aiguës, 6—8 fois aussi [. q. 1. Fol. de linvoluere peu nombreuses, les intimes dressées, oblongues allongées , acuminées, plissées, munies d’une nervure qui s’avance jusqu’à l’acumen. Pédicelle dressé, flexueux, mou, rougeâtre à la base, pâle vers le sommet ; long. 25—40 millim. Capsule oblongue, un peu bombée, atténuée à la base, resserrée sous l’orifice, oblique, d’un jaune sale, à la fin brune ; long. 8 millim., diam. { millim. Opercule convexe apiculé, mince. Un anneau mince. Péristome pâle : dents jaunätres, marginées, denticulées; lanières étroitement ouvertes sur la carène ; 1—2 cils longs, noduleux. Fleurs mâles sur la même plante. — Commencement de l'été.

Sur les pierres humides, les bois travaillés, inondés. — Environs de Strasbourg (Schimper). — Cette espèce se retrouvera certainement dans d’autres localités de nos régions. Elle a été négligée à cause de sa ressemblance avec le À. serpens; elle s’en distingue facilement par ses feuilles ovales-deltoïdes, munies d’une nervure beaucoup plus longue.— Haute-Vienne, dans plusieurs localités (Lamy). C’est sur des échantillons reçus de M. Lamy que nous avons fait la description précédente.

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