Hyprum Kochii (Amblystegium Kochii Bryol. eur. t
Cette espèce, trouvée d’abord par Koch dans les forêts de Kaiserslautern, a été signalée récemment dans plusieurs localités de la Silésie, de la Prusse et de la Westphalie. Nous la décrivons d’après des échantillons recueillis par Lorentz dans le nord de l’Europe.
Tige molle, déprimée, radiculeuse, allongée (6—8 centim.), émettant des rameaux allongés (15—20 millim.), déprimés ou ascendants. Plante formant des gazons läches, d'un vert jaunâtre, Feuilles lächement imbriquées, concaves, ovales-triangulaires (celles des rameaux ovales-lancéolées), médiocrement
97. HYPNUM CURVIPES. 295 acuminées, décurrentes et auriculées, munies d’une nervure mince qui s'arrête vers les 814, entières; long. 1 174 millim., larg. 394 millim. Tissu délicat: cellules linéaires-oblongues, courtes, obtuses, 4—5 fois aussi L. q. L.; celles des oreillettes plus courtes, subhexagones tronquées. Rameau fertile radicant; 5—8 fol. dressées, ovales-lancéolées, finement acuminées, denticulées vers le sommet, légèrement plissées, munies d’une nervure qui s’avance jusque vers l'extrémité ; quelques archégones , des paraphyses filiformes , nombreuses. Pédicelle grêle, flexueux, légèrement tordu, pourpre; long. 20—40 millim. Capsule subhorizontale ou oblique, oblongue, un peu bombée ou subcyliadrique, arquée ; long. 2—3 millim., diam. 1—1 174 m. Opercule conique ou légèrement mamelonné. Dents du péristome fortement lamellifères; lanières étroitement ouvertes sur la carène ; 1—2 cils parfois rudimentaires.
Cette plante ne répond pas exactement pour tous les détails à la description de l’Amblystegiwn Kochii de Kaiserslautern, donnée dans le Bryologia europæa.
97. Hypnum curvipes Gümb.; Amblystegium curvipes | Bryol. eur. t. 569.
Milde (Bryol. siles. p. 327) réunit, sans observation, cette plante à l’espèce précédente. Afin d’attirer l’attention des bryologues sur ce point, nous mettons ici en regard les différences qui ressortent du texte et des dessins du Bryol. eur. :
H. curvipes.
Tige grêle, garnie de feuilles espacées très étalées; feuilles moyennes des rameaux lâches, très étalées, ovales, cordiformes, médiocrement acuminées, munies d’une nervure qui s'arrête au milieu. Fol, de l’involucre apiculées. Pédicelle ordinairement genouillé à la base.
Capsule oblongue arquée, à parois externes formées de petites cellules épaisses. Un anneau formée de deux séries de cellules superposées.
H. Koch.
Tige plus robuste, garnie de feuilles assez rapprochées, ovales, moins brusquement contractées à la base, assez longuement rétrécies, lancéolées-acuminées au sommet, munies d’une nervure qui s’avance jusque dans l’acumen. Les feuilles des rameaux lächement imbriquées, moins étalées. Fol. de l’involucre plus longuement acuminées. Pédicelle droit. Capsule oblique, oblongue, plus bombée, à parois externes formées de cellules beaucoup plus grandes, plus molles. Lanières du péristome légèrement ouvertes. Un anneau formé d’une seule série de cellules,
Ces deux plantes sont monoïques ; elles mürissent leurs cap-
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sules en été; elles sont voisines toutes les deux du Ayp. riparium. Le H. curvipes n’a été trouvé qu’une seule fois, par Gümbel, dans un étang desséché, près de Deux-Ponts.
98. Hypnum riparium Linn. Spec. pl.; Stirp. n° 4%6; Amblystegium riparium Bryol. eur. t. 570 et 571.
Tige couchée ou déprimée, molle, très peu radiculeuse (radicante sur les bois pourris et émergés), divisée en plusieurs grandes branches, plus ou moins régulièrement pennées; rameaux souvent nombreux, rapprochés, déprimés ou procombants. Plante formant des touffes souvent étendues, fréquemment flottantes. Feuilles moyennes ovales ou oblongues-lancéolées, assez longuement rétrécies et finement acuminées, plus ou moins complétement aplanies-distiques, entières, planes aux bords, munies d’une nervure qui disparaît au milieu ou vers les trois quarts ; long. 2—$3 millim., larg. 293—1 millim. Tissu : cellules à parois minces, remplies de chlorophylle; les basilaires, vers les bords, sur un espace oblong peu distinct, plus grandes, élargies, rectangulaires ou subhexagones ; les autres linéaires hexagones, atténuées, aiguës, 8—15 jusqu'à 20 fois aussi L. ql.; celles du sommet généralement plus courtes. Fleurs femelles : environ 10 fol. ; les externes ovales, acuminées, un peu étalées ; les moyennes et les supérieures dressées, engainantes, allongées, acuminées, légèrement plissées, entières, toutes nervices; la nervure dans les fol. supérieures s’avance jusque dans lacumen ou s'arrête aux 374; 6—10 archégones; paraphyses grêles, assez courtes, peu nombreuses. Vaginule oblongue ou subcylindrique, garnie à la base de quelques débris de la fleur. Pédicelle rougeâtre, mou, légèrement tordu à droite ; long. 10—20mill. Capsule molle, oblonsue, un peu bombée ou subcylindrique, fortement arquée, oblique ou horizontale, munie d’un col distinct à la base, resserrée sous l’orifice à l’état sec; long. 1 172 —2 millim., diam. 172—374 millim. Opercule conique-aigu ou obtus. Un large anneau composé de trois séries de cellules. Péristome pâle : dents jaunâtres, molles, acuminées, peu lamellifères ; lanières internes, étroitement ou à peine ouvertes sur la carène ; ordinairement 1—3 cils , le plus souvent 2, noduleux, parfois rudimentaires ou développés, aussi longs que ‘les lanières voisines. Spores petites, pâles, presque lisses. Fleurs mâles petites, oblongues, sur la même plante; fol. nombreuses (15—20), les externes obtuses, énerves, les moyennes nerviées, largement ovales-acuminées, les intimes hyalines, énerves; anthéridies oblongues, petites, brièvement pédiculées (6—15) : ; paraphyses grêles, courtes, peu nombreuses.