‹ Muscinées (mousses, sphaignes, hépatiques)Chapitre 109 sur 395 · HYPNUM NITENS · texte numérisé non relu

HYPNUM NITENS

8—12 anthéridies oblongues ; paraphyses molles, allongées, assez nombreuses. Plante offrant, pour le port, quelque ressemblance avec le H. stellatum. — Eté.

R. Trouvé d’abord par Gümbel dans un étang desséché près de Deux- Ponts (Kirkler Weiher), glacis de Strasbourg (Schimper), Émmersweiler, près de Sarrebrück (Winter), diluvium de Ja plaine de Wissembourg (F. Schultz). — AC. dans les marécages en Angleterre; sur la côte de France, falaises de Gréville (Le Jolis).

000. Feuilles fortement plissées ; nervure mince, s'arrétant au-dessous du sommet. (E. 100.)

100. Hypnum nitens Schreb. Spicil. Fl. Lips. p. 92; Stirp. n° 517; Bryol. eur. t. 622; Camptothecium nitens Schimp. Syn.; Husnot, Musc. Gall. n° 243.

Tige allongée (6—8 centim.), dressée, flexueuse, envahie jusqu’à l'innovation de l’année par un feutre radiculaire brunvineux, abondant, divisée irrégulièrement en deux ou trois branches, garnies de rameaux disposés sans ordre, étalés ou étalés-dressés, nombreux, à peine atténués. Plante vivant isolée au milieu d’autres mousses, ou formant des touffes profondes, d’un jaune vif, luride ou légèrement verdâtre, à reflets métalliques. Feuilles largement et longuement lancéolées , insensiblement rétrécies, très finement acuminées, étroitement révolutées et entières aux bords, munies d’une nervure grêle, qui s'arrête vers les 23, plissées (4 plis profonds), étalées-dressées ; long. 3—4 millim., larg. 192—1 millim. ; à l’extrémité des rameaux, les feuilles rapprochées forment un acumen comme dans le Æ. cuspidatum, mais plus lâche. Tissu : cellules basilaires courtes, plus ou moins carrées, peu nombreuses, ne formant pas d’oreillettes, les autres linéaires, très étroites, un peu flexueuses, obtuses, à parois très épaisses, 8—15 fois aussi 1. q. 1. Fol. externes de l’involucre ovales-acuminées, dressées-étalées; les supérieures très allongées (4 172—5 millim.), dressées, plissées, entières, nerviées jusque près du sommet, terminées par un acumen piliforme, dressé; archégones, 4—8 ; paraphyses filiformes, allongées, assez peu nombreuses. Vaginule conique, allongée, chargée des débris de la fleur. Pédicelle pourpre, grêle, très flexueux, allongé (4—6 centim.). Capsule brune, oblique, ou horizontale, à la fin très arquée, oblongue, assez étroite, atténuée à la base, étranglée à l’état sec sous l’orifice; long. 2—3 millim., diam. 3/4—1 172 millim. Opercule convexe-apiculé. Un anneau mince et étroit, formé de petites cellules obovées. Dents du péristome d’un jaune clair, marginées , médio-

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crement lamellifères; lanières lancéolées, étroitement ouvertes sur la carène; 1—3 cils, parfois imparfaits, cohérents à la base, noduleux, plus courts ou aussi longs que les lanières voisines. Spores päles. Fleurs mâles, sur une plante distincie, ovales ; fol. très nombreuses (20—30), ovales-oblongues, longuement et finement acuminées, imbriquées, étalées par la pointe, munies d’une faible nervure; 10—12 anthéridies courtes, oblongues ; paraphyses un peu plus longues, nombreuses. — Très rare en fructification. — Mai-juillet.

Prairies humides spongieuses, tourbières. Bruyères (Mougeot), Saint-Dié (où il est fertile), Gazon-Martin, Ballon de Servance (B.), Plateaux, avec capsules (Pierrat); sur le grès bigarré près de Deux-Ponts (Bruch), entre Wissembourg et Landau (F. Schultz), Sarrebrück (Schimp. et Winter), fertile près de Fischbach (Winter); assez commun dans les tourbières du Haut-Jura, en fruit aux Pontins-sous-Chasserale (Lesquereux). — Dauphiné (Ravaud), Savoie (Paris), Oise (Graves), environs de Paris (Chevall. et Bescher.).

++. Feuilles munies de 1—2 nervures faibles et courtes, s’arrétant au 178 inférieur ; ou nervure nulle. Pas de plis notables. (E. 101—107.)

101. Hypnum stellatum Schreb. Flor. Lips. p. 92 ; Bryol. eur. t. 584; Stirp. n° 234.

Tige dressée ou ascendante, un peu flexueuse, dénudée à la base, robuste, presque simple ou divisée en deux ou trois grandes branches simples, et émettant quelques rameaux, parfois rapprochés, fasciculés ; long. 5—10 centim. Plante formant des touffes profondes, à peine ou pas radiculeuses, d’un vert jaunâtre luride à la surface, d’un roux ferrugineux à l’intérieur. Feuilles ovales-triangulaires, brusquement contractées et auriculées à la base, insensiblement rétrécies et très longuement acuminées, légèrement canaliculées, d’abord lâéchement dressées, puis renversées, arquées en dehors, très entières, munies à la base de 2 petites nervures ou d’une seule nervure bifurquée, très courtes et très faibles; long. 2 millim., larg. 1 millim. Tissu : cellules basilaires aux angles sur un petit espace carré, grandes, carrées, hyalines ; les autres linéaires 0btuses, presque droites, 8—10 fois aussi 1. q. 1. Rameau fertile court, non radicant ; fol. externes ovales, les intimes ovalesoblongues, allongées, longuement et finement acuminées, plissées (plis nombreux, profonds); toutes énerves, entières, d’abord imbriquées , puis très étalées-arquées par la pointe, (l’acumen des fol. intimes dressé, flexueux) ; archégones, 15—20; paraphyses longues, filiformes, nombreuses. Vaginule épaisse, oblon-

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