HYPNUM POLYMORPHUM
gue, chargée des débris de la fleur. Pédicelle flexueux, pourpre; long. 30—35 millim. Capsule oblique ou horizontale, subcylindrique, légèrement arquée, sans col notable, à la fin resserrée sous l’orifice; long. 2 172 millim., diam. 4 millim. Opercule convexe conique, aigu ou apiculé. Un anneau pâle, assez mince. Dents du péristome jaunes-pâles, lancéolées, finement acuminées , peu lamellifères; lanieres internes à peine ouvertes sur la carène ; 2—3 cils noduleux, fins. Spores jaunes, médiocres. Fleurs mâles sur une plante distincte; fol. ovalesacuminées, énerves; anthéridies oblongues; paraphyses plus longues, molles. — Fin de mai, juin. — Rarement fertile.
b. protensum Schimp.— Tige couchée, un peu radiculeuse, divisée en branches nombreuses, pennées; rameaux dressés, nombreux, courts. Plante plus grêle, plus courte (4—5 centim.), mais plus ramifiée, formant des touffes assez raides, d’un vert jaunâtre brillant. Feuilles largement ovales, puis lancéoléeslinéaires, acuminées, très élalées, arquées en dehors, dépourvues de nervure à la base: long. 2 millim., larg. 374 millim.
C. Dans les prairies marécageuses, les lieux humides, tourbeux, surtout dans les montagnes inférieures des Vosges, sur Les terrains siliceux ; moins commun dans les terrains calcaires de la plaine lorraine. Commun dans le Haut-Jura, où se trouve aussi la var. b., dans les lieux pierreux frais, ombragés.
102. Hypnum polymorphum Hedw. Spec. Musc. p. 259, t. LXVI; Billot, exsice. n° 1178; Wils. Bryol. brit.; Stirp. n° 1032; Hypnum Sommerfeltii Myr.; Bryol. eur. t. 582; Schultz, Herb. norm. n° 1184; Hypnum stellatum b. tenellum Brid. C. Müll. Syn. p. 435.
Tige grêle, plus ou moins radicante, flexueuse, divisée en plusieurs branches divariquées, irrégulièrement pennées; rameaux grêles, arqués ou dressés ; long. des tiges 20—25 mill. Plante formant des gazons déprimés, denses, parfois étendus, d’un vert souvent foncé, plus rarement jaunâtre. Feuilles ovales, élargies, auriculées, concaves à la base, rapidement contractées et longuement acuminées , très élalées dès la base, la plupart arquées en dehors, superficiellement denticulées sur le contour de la base, ou vers le tiers supérieur, munies d’une nervure bifide, très faible et très courte; long. 1 millim., larg. 192 milhim. Les feuilles raméales beaucoup plus étroites, ovaleslancéolées, acuminées. Tissu : cellules un peu plus grandes, carrées, au bord externe des oreillettes; les antres linéaires, un peu flexueuses, atténuces, 6—8 fois aussi 1. q. 1., renfermant des grains distincts de chlorophylle. Rameau fertile, radi-
302 °T GENRE : HYPNUM.
cant; fol. 15—920; les externes ovales, courtes ; les supérieures oblongues, allongées, plissées, munies d’une nervure faible, terminées par un acumen filiforme, dressé-flexzueux, ou très étalé, denticulées à la base de l’acumen; archégones peu nombreux (3—6) ; paraphyses grêles, assez nombreuses. Vaginule brièvement oblongue, chargée des débris de la fleur. Pédicelle rougeâtre, courbé à la base; long. 20 millim. Capsule oblique, oblongue, un peu bombée, resserrée sous l'orifice, couleur de brique; long. 2 172 millim., diam. 874 millim. Opercule convexe-conique, obtus. Un anneau élevé. Dents du péristome pàles, fortement lamellifères, denticulées ; lanières internes légèrement ouvertes sur la carène ; 2—3 cils aussi longs, noduleux. Fleurs mâles sur la même plante, rapprochées des fleurs femelles sur un même rameau court. Fol. très petites, ovales-oblongues, médiocrement acuminées, denticulées ; 8—10 anthéridies oblongues ; quelques paraphyses grêles. — Au milieu de l'été. Disséminé, presque partout en petite quantité, au pied des vieux murs, dans les ruines, à la base des troncs d’arbres, aux lieux ombragés, assez secs ou légèrement frais, dans tous les terrains. — Hohneck et vallée de Münster (Mougeot), Spitzemberg, Mandray, Neufchâteau, Laneuveville (devant Chäâtenois), Lunéville; Hügstein (B.), Hallberg, près de Sarrebrück (Winter), Bitche (Schultz). Lesquereux l’indique également sur les vieux murs , les pierres humides, les haies du Jura, où nous l’avons ren-
contré à une altitude de plus de 1200 m. — Savoie (Paris), Haute-Vienne R. (Lamy).
103. Hypnum Halleri Linn. fils, Diss.; Bryol. eur. t. 581; Stirp. n° 626.
Tige couchée, étroitement appliquée, radiculeuse dans toute sa longueur, divisée en plusieurs branches divergentes, également appliquées, irrégulièrement pennées. Rameaux très nombreux, flexueux, étalés-dressés ; long. des tiges 6—10 centim. Plante formant des tapis déprimés, denses, étendus, d’un beau vert passant bientôt au brun jaunâtre. Feuilles largement ovales, concaves, dressées à la base, puis contractées, lancéoléesacuminées et réfléchies, finement et superficiellement denticulées sur tout le contour, munies à la base de deux nervures inégales très faibles et courtes; long. 874 m., larg. 172 m. Tissu : cellules linéaires, un peu flexueuses, atténuées, 6—10 fois aussi I. q. L.; celles des angles carrées, en petit nombre. Rameau fertile court, radicant; environ 15 fol., les supérieures allongées, lancéolées, dressées, plissées, munies à la base de 1—2 nervures assez développées, terminées par un acumen loriforme, allongé, denticulé, renversé; 8—12 archégones; paraphyses filiformes, plus longues, nombreuses. Vaginule courte, cylindri-
104. HYPNUM CONFERVOIDES. 303 que, chargée des débris de la fleur. Pédicelle pourpre, un peu tordu vers la gauche; long. 10—15 millim. Capsule horizontale ou oblique, cylindrique, légèrement bombée, très arquée, légèrement resserrée sous l’orifice, qui est dilaté à l’état sec, d’abord glaucescente, à la fin rouge de brique; long. 1 172—92 millim., diam. 374 millim. Opercule convexe-conique, subaigu. Un anneau étroit. Dents du péristome d’un jaune pâle, lamelliferes, denticulées; lanières internes étroites, entières ; 2—3 cils aussi longs, légèrement noduleux. Spores petites, verdâtres. Fleurs mâles sur la même plante, très petites, en grand nombre dans le voisinage et au-dessous des fleurs femelles ; 8—10 fol. ovales-acuminées, légèrement denticulées ; 6— 8 anthéridies ovales ; quelques paraphyses filiformes un peu plus longues. — Juillet-août. Plante très fertile.
Abonde dans tout le Haut-Jura, de 14000 m. à 4500 m., surtout dans les forêts, sur les pierres, les quartiers de rochers, dans les lieux légèrement frais et ombragés. Espèce calcicole, nulle dans les Hautes- Vosges. — Se retrouve dans toutes les Alpes calcaires : Savoie, Dauphiné, Pyrénées.
104. Hypnum confervoides Brid. Mantiss. p. 167; Amblystegium confervoides Bryol. eur. t. 562. Hypnum conferva Schwægrich. Suppl.; Stirp. n° 1223.
Tige filiforme, très grêle, n’atteignant guère que 10—12 m., finissant par se dénuder à la base, étroitement appliquée, radicante, flexueuse, irrégulièrement divisée en plusieurs branches couchées, imparfailement pennées. Rameaux ascendants ou procombants, très fins (long. 1—3 millim.). Plante formant des tapis très lâches, d’un vert très foncé, à la fin décolorés, brunâtres. Feuilles caulinaires ovales-triangulaires, acuminées, dressées-appliquées, étalées par la pointe seulement, ou légèrement homotropes sur certaines portions de la tige, planes, entières ou superficiellement et très obtusément denticulées, énerves, ou des traces peu sensibles d’une nervure courte ; long. à peine 172 millim. Les feuilles des rameaux plus étroites à la base, lancéolées-aiquës, plus sensiblement denticulées. Tissu : cellules relativement grandes, rhomboïdales, un peu allongées, fleœueuses, atténuées vers la base de la feuille, 2—5 f. aussi 1. q. L., remplies de chlorophylle, à parois épaisses; à la base, vers les bords, 2—3 séries de cellules carrées. Fol. intimes de l’involucre largement ovales, plissées, longuement et finement acuminées, dressées, finement denticulées, formées de cellules linéaires-allongées ; 2—3 archégones ; paraphyses grêles, peu nombreuses. Vaginule pâle, conique ou oblongue, garnie des débris de la fleur, Pédicolle pourpre; long. 10 millim,
Capsule subhorizontale, assez eourle, bombée, oblongue, arquée, rétrécie sous l’orifice; long. { millim. Opercule convexe, apiculé. Un auneau très étroit. Dents finement acuminées, lamellifères ; lanières internes à peine ou pas ouvertes sur la carène (cette carène brune) ; 1—2 cils médiocres. Fleurs mâles sur la même plante, très petites; fol. largement ovalesconcaves, peu aiguës. — Juillet-août.
R. Sur les pierres, dans les lieux très ombragés du calcaire jurassique lorrain. — Environs de Nancy, Fonds-de-Toul, Champigneules, Liverdun (Godron); Neufchâteau (Mougeot), dans les bois de Aebeuville (Rochers-de-l’Enfer) et près de Vouxey (B.); sur le grès bigarré compénétré de calcaire au Dreispitz, Bas-Rhin (B.), sur le Vogesias, près d’Elmstein (F. Schultz), dans les Basses- Vosges. Lesquereux n’indique pas cette espèce dans le Jura. — Nous l’avons rencontrée vers le sommet du Suchet, Creux-du-Vent (Cornu) — Espèce calcicole, des plus exiguës.
N.B. Sur la plante recueillie dans le Jura, les feuilles sont totalement énerves ou laissent voir des traces d’une nervure très courte.
Hynum tenuissimum Gümb. M'; Amblystegium tenuiss. Bryol. eur. t. 562. — Diffère de l'espèce précédente par sa taille un peu plus développée, sa ramification plus lâche; les rameaux plus longs; les feuilles plus étalées en tous sens, érès entières, munies d’une nervure très faible à la base: les fol. intimes de l’involucre femelle nerviées distinctement ; capsule oblongue, légèrement penchée, presque régulière ; opercule obtuss péristome comme dans l’espèce précédente; cils peu développés; pas d’anneau. — Trouvé en petite quantité par Gümbel, près de Munich, en 4845. — (D'après le Bryol. europæa.)
105, Hypnum Haldanianum Grev. Ann.; Bryol. eur. t. 592; Stirp. n° 1035.
Tige couchée, radiculeuse, grêle, flexueuse, émettant des rameaux dressés ou ascendants, souvent fasciculés, irrégulièrement rapprochés, simples ou peu divisés. Touffes lâches, irrégulières, d’un vert jaunàtre brillant ; long. 4—6 centim. Feuilles assez rapprochées, dressées, lâchement imbriquées, très concaves, ovales-oblongues , rétrécies, acuminées, canaliculées, entières, munies de deux petites nervures faibles et courtes; aux angles, des oreillettes arrondies, convexes en dessus, bien distinctes, formées, comme dans le H. cupressiforme, de cellules brunes, carrées ou arrondies, assez grandes, à parois “épaisses ; les autres cellules linéaires, atténuées, flexueuses, à parois fermes, 8—10 fois aussi L. q. L.; long. des feuilles { 172 millim., larg. 172 millim. ; sur les branches dressées, les feuilles sont dressées-étalées en tous sens; sur les parties couchées ou procombantes, elles sont fréquemment un peu homotropes. On rencontre aussi sur la tige quelques feuilles accessoires ovales