‹ Muscinées (mousses, sphaignes, hépatiques)Chapitre 113 sur 395 · HYPNUM TAMARISCINUM · texte numérisé non relu

HYPNUM TAMARISCINUM

courtes, arrondies ou subhexagones. Des feuilles accessoires se voient à presque toutes les espèces. (G. Thuidium, Heterocladium et Pseudoleskea de M. Schimper.)

A. Une nervure ferme, atteignant ou dépassant le milieu des feuilles, (E. 108—114.)

+. Feuilles très papilleuses; tige régulièrement pennée ou bi-tripennée, garnie de radicules abondantes, feutrées, ou de très nombreuses feuilles accessoires souvent laciniées diversement. (E. 108—112.)

108. Hypnum tamariscinum Hedw. Spec. Musc. p. 261; Schultz, Herb. norm. n° 186; Stirp. n° 41 ; Hypnum proliferum et H. parietinum Linn.; Thuidium iamariscinum Bryol. eur. t. 482 et 483.

Tige allongée (15—20 centim.), très développée, arquée, procombante et s’enracinant au contact du sol, souvent divisée en plusieurs branches, nettement tripennées; rameaux ascendants ou disposés dans un même plan ; les derniers atténués, grêles. Plante occupant parfois de vastes espaces par ses larges frondes enlacées, d’un beau vert foncé. Feuilles caulinaires espacées, étalées, dressées à l’état humide, appliquées à l’état sec, très largement ovales-trianqulaires, rapidement contractées et terminées par un acumen lancéolé-linéaire, à demi tordu, denté en scie, auriculées à la base, et munies d’une forte nervure qui disparaît un peu au-dessous du sommet, révolutées aux bords jusqu’à l’acumen, plissées (4—5 plis profonds, flexueux) ; long. 2 millim., larg. 1 174 millim. Tissu : cellules basilaires, sur une large bande transversale, linéaires-oblongues, 3—6 fois aussi 1. q.l.; les autres brièvement oblongues ou même arrondies, sinueuses, 2 fois aussi L. q. L., à parois épaisses, opaques, remplies de chlorophylle , sarmontées de grandes papilles arquées, très saillantes. Les feuilles des rameaux ovales-oblongues, aiguës, concaves, nerviées, infléchies aux bords, finement dentées, moins papilleuses, d’un tissu composé plus généralement de cellules arrondies; celles des ramuscules ovales-oblongues, aiguës. Dans l'intervalle des feuilles, la tige est chargée de filaments verdâtres, très rameux, confervoides, entrelacés, ou de folioles lancéolées-linéaires , laciniées, frangées aux bords, ce sont les feuilles accessoires. Rameau fertile radicant; fol. externes largement ovales-acuminées ; les moyennes et les supérieures lancéolées, allongées, nerviées, plissées, terminées par

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un très long appendice loriforme, ondulées, denticulées et garnies, en outre, aux bords de franges filiformes très longues simples ou ramifiées, fortement papilleuses, ainsi que l’appendice loriforme; archégones nombreux (25—30); paraphyses allongées, grêles, filiformes. Vaginule grande, oblongue, chargée des débris de la fleur. Pédicelle pourpre, lisse, ferme; long. 30—35 millim. Capsule cylindrique fortement arquée, brièvement atténuée à la base, à peine resserrée sous l’orifice, lisse, d’un brun marron, horizontale ou très oblique; long. 3 172 millim., diam. 1 millim. Opercule grand, convexe, élevé, surmonté d’un bec subulé, oblique. Péristome brun, solide; lanières étroitement percées sur la carène; 3 cils développés, appendiculés ; pas d’anneau caduque ; il est représenté, sur le contour de l’orifice de la capsule, par plusieurs séries de cellules rouges distinctes. Fleurs mâles sur une plante distincte, très nombreuses, ovales courtes; fol. largement ovales, imbriquées; les externes brièvement, les intimes assez longuement acuminées (acumen étalé, flexueux), longuement nerviées, denticulées aux bords, papilleuses; 20—30 anthéridies oblongues, assez longuement pédiculées; paraphyses très nombreuses, filiformes, atténuées, allongées. — Novembre-décembre.

C. dans les bois humides, sur fous les terrains , partout, en plaine et dans les montagnes. Plus abondant et plus généralement fertile dans les montagnes des Hautes-Vosges,

109. Hypnum delicatulum Linn. Spec. pl.; Thuidium delicatulum Bryol. eur. t. 484; Hyp. recognitum Hedw. ; Stirp. vog. n° 1031; Schuliz, Herb. norm. n° 187.

Tige allongée (6—10 centim.), très flexueuse, ascendante ou procombante, divisée par innovation en plusieurs grandes branches bipennées ; rameaux dressés, étalés ou disposés dans un même plan; les derniers très atténués. Plante formant des touffes assez étendues, enlacées , lâches, d’un beau vert gai à la surface , jaunâtres ou rousses à l’intérieur. La ramification est moins riche et moins régulière que dans l'espèce précédente. Feuilles caulinaires , largement triangulaires, auriculées, décurrentes à la base, subitement terminées par un acumen linéaireétalé, denticulé, munies d'une forte nervure qui se prolonge jusqu'au sommet de l’acumen, plissées (1—2 plis de chaque côté de la nervure), ondulées et en partie révolutées aux bords, fortement papilleuses surtout sur le dos. Feuilles des ramuscules beaucoup plus petites et plus étroites, ovales-aiguës, étalées-dressées, concaves, non plissées, munies d’une nervure plus faible qui s'arrête aux 23, planes et denticulées aux bords,

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