‹ Muscinées (mousses, sphaignes, hépatiques)Chapitre 114 sur 395 · HYPNUM DELICATULUM · texte numérisé non relu

HYPNUM DELICATULUM

tres fortement papilleuses. Tissu : cellules de la partie supérieure des feuilles brièvement rhombées ; les inférieures se rapprochant de la forme rectangulaire, toutes 2—3 fois aussi L. q. L., opaques, remplies de chlorophylle. Feuilles accessoires nombreuses, de formes très variées : fol. ovales ou lancéolées, a1guës, denticulées ou laciniées; lanières filiformes, filaments ramifiés, recourbés, spinuleux. Fleurs femelles sur la tige principale; fol. externes larges, brièvement ovales, concaves, apiculées, munies d’une nervure qui s’éteint avant d’atteindre le sommet; les 5—6 supérieures hyalines, ovales-oblongues, grandes, plissées, terminées brusquement par une très longue pointe filiforme, dressée-étalée, flexueuse , fortement dentées surtout vers le sommet, en partie révolutées et ondulées aux bords; une forte nervure s’avance jusque vers l'extrémité; 6—10 archégones; paraphyses filiformes très nombreuses. Vaginule ovale-subcylindrique, épaisse, chargée des débris de la fleur. Pédicelle pourpre, plus foncé à la base, à peine tordu à droite; long. 30—35 millim. Capsule grêle, subcylindrique, dressée-arquée , très resserrée sous l’orifice, atténuée à la base ; long. 3—4 millim., diam. 374 millim. Opercule large, conique , acuminé ou surmonté d’un bec médiocre, droit ou arqué. Un anneau composé de plusieurs séries de cellules médiocres. Dents du péristome brunes, finement acuminées, lamellifères ; lanières étroites, à peine ou nullement percées sur la carène; 2—3 cils fins, noduleux. Spores vertes. Fleurs mâles sur une plante distincte. — Août-septembre. Fruciifie rarement.

à et là dans les haies, les bois, les rochers ombragés, sur les collines et les montagnes , presque partout. — Cette espèce est moins répandue, aime les lieux plus secs et fructifie plus rarement, dans les Vosges, que le H, tamariscinum. — Nous l'avons trouvée fertile dans Les rochers ombragés au-dessous des ruines du château de Lützelbourg, près de Saverne, et dans la forêt de Serre ; M. Pierrat l’a trouvée aussi en bel état de fructification à Planois, ainsi que M. Winter, près de Mondorf.

110. Hypnum minutulum Aedw. Musc. Frond. IV, p. 90; Stirpes, n° 1222; Thuidium minutulum Bryol. eur. t. 481.

Tige procombante, peu radiculeuse, délicate, peu développée (long. 10—20 millim.), inégalement divisée en plusieurs branches, souvent divergentes, régulièrement et élégamment pennées ou même partiellement bipennées ; rameaux très étalés, disposés dans un même plan. Plante formant de petits gazons d’un vert terne, passant parfois au jaunâtre. Feuilles dressées-étalées, lâchement imbriquées, concayves; les caulinaires largement

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ovales-triangulaires, assez finement acuminées (acumen étalé, souvent courbé latéralement), sinuolées aux bords par la saillie des papilles, munies d’une nervure mince qui s’avance jusqu’à l’acumen ; les raméales plus étroites, oblongues -acuminées ;

long. à peu près 172 millim. Tissu : cellules courtes, arrondies, ou un peu anguleuses, à parois épaisses, opaques, remplies de chlorophylle, “surchargées de papilles saillantes, anguleuses. La tige et les rameaux sont garnis de feuilles accessoires nombreuses, ovales, lancéolées, linéaires, subulées, entières ou peu divisées. Rameau ifertile radicant ; 10—15 fol. ovales- oblongues, dressées, imbriquées, terminées par un acumen filiforme, flexueux, Fac ou étalé, entier, munies d’une nervure allongée,

pénétrant dans l’acumen; archégones peu nombreux, 3—4; des paraphyses filiformes, assez nombreuses. Vaginule oblongue,

chargée des débris de la fleur. Pédicelle dressé, flexueux , rougeâtre; long. 10—15 millim. Capsule subhorizontale , assez courte, oblongue, bombée, rapidement contractée à la base, resserrée sous l’orifice ; long. 1 192—2 millim., diam. { millim. Opercule convexe, grand, surmonté d’un bec subulé, arqué. Un anneau composé de plusieurs séries de petites cellules colorées. Dents du péristome orangées, pourpres, fortement lamellifères, fortement ridées, striées transversalement ;: membrane interne peu élevée; lanières étroites, acuminées, à peine ouvertes sur la carène ; 93 cils aussi longs, noduleux , finement papilleux, ainsi que les lanières. Fleurs mâles sur la même plante; 5—6 fol. largement ovales, aiguës, imbriquées, nerviées ; les intimes souvent énerves, d’un tissu lâche; anthéridies 4—6, oblongues, courtes ; quelques paraphyses molles, un peu plus longues. — Automne.

RR Forêt du Neuhof, près de Strasbourg (Paris). — En dehors de notre domaine, près de Carlsruhe (Gmelin) et près de Munich (Arnold, Sendtner).

111. Hypnum abietinum Linn. Spec. pl.; Stirp. n° 226; Thuidium abietinum Bryol. eur. t. 485; Billot, exsicc. cont. n° 3692.

Tige allongée (6—10 centim.), couchée, déprimée, divisée irrégulièrement en plusieurs grandes branches plus ou moins redressées ou contournées, régulièrement pennées ou mème particllement bipennées. Rameaux imparfaiîtement disposés dans un même plan; les supérieurs courts et obtus; les inférieurs plus allongés, atténués, flexueux. Plante formant des touffes très lâches, d’un vert jaunûâtre terne à la surface, brunissant à l’intérieur. Feuilles caulinaires étalées à l'état humide, rap-

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