‹ Muscinées (mousses, sphaignes, hépatiques)Chapitre 120 sur 395 · LESKEA NERVOSA · texte numérisé non relu

LESKEA NERVOSA

2° Série. Tige et rameaux à peu près semblables, déprimés ; pas de stolons bien distincts. (E, 420—121.)

120. Leskea nervosa Myr. Coroll.; Bryol. eur. t. 472; Stirp. n° 1231 (sallem ex parte); Hypnum nervosum C. Müll.

Tige couchée, flexueuse, peu radiculeuse, divisée en plusieurs branches qui, à leur tour, émettent des rameaux nombreux, dressés-arqués ou couchés d’un même côté, atténués , simples ou bifurqués ; long. des tiges 6—8 centim., des rameaux 7—8 millim. ; tapis enlacés, déprimés, d’un beau vert clair à la surface, se décolorant à l’intérieur. Feuilles imbriquées à l’état sec, plus lâches, étalées-dressées à l’état humide, légèrement homotropes vers l'extrémité des rameaux, brièvement décurrentes, largement ovales, rapidement contractées en un acumen linéaire assez long, flexueux, nettement révolutées jusque vers l’acumen, entières, à peine sinuolées vers l’extrémité; nervure atteignant le sommet; long. 1 192 millim., larg. 172 millim. Cellules presque uniformes, petites, arrondies, brièvement oblongues près de la nervure au milieu de la feuille, opaques, remplies de chlorophylle, à parois épaisses, légèrement papilleuses. Le tissu est à peu près le même que dans le Æ. atrovirens. Fol. involucrales, 15—20 ; les externes ovales-acuminées ; les supérieures oblongues-allongées, à demi engainantes, finement acuminées, dressées , légèrement plissées, entières, nerviées jusqu’à l'extrémité ; 8—20 archégones; paraphyses plus ou moins nombreuses. Vaginule cylindrique, épaisse, chargée des débris de la fleur. Pédicelle pourpre, dressé, légèrement tordu, court (10 millim.). Capsule dressée, cylindrique, d’un jaune obscur passant au brun ; long. 2—2 172 millim., diam. 172—374 millim. Opercule petit, convexe, élevé, surmonté d’un petit bec oblique. Anneau étroit, mince. Dents du péristome étroites, linéaires-lancéolées, d’un jaune pâle, peu lamellifères ; membrane interne courte; lanières subulées plus courtes que les dents, parfois imparfaites; cils rudimentaires ou nuls. Spores vertes, papilleuses. Fleurs mâles sur une plante distincte ; fol. énerves ; anthéridies accompagnées de quelques paraphyses, un peu plus longues. — Pendant l'été, juillet-août.

RR. Dans les Hautes-Vosges, au Rotabac (Mougeot), au Hohneck(B.),

sur des troncs d’érables. & Rare dans le Jura, Roche-Bulon, Trémal-

mont (Lesquereux) »; fertile au Mont-d’Or, sur des troncs d’érables dans

une haie avec le H, catenulatum (B.). Cette espèce se retrouve, à ce

w’il paraît, dans les Basses-Vosges, au Mont-Tonnerre (Gümbel), — lpes du Dauphiné (Ravaud), Tarn, dans les Cévennes (M.-1r, Jeanb,)

322 9€ GENRE : LESKEA.

121. Leskea polycarpa Ehrh. Crypt. exsice. n° 36; Bryol. eur. t. 470; Stirp. n° 224.

Tige couchée, légerement radiculeuse, grêle, flexueuse, irrégulièrement pennée et en partie bipennée; long.2—4 centim. Rameaux espacés ou rapprochés, comme fasciculés, inégaux, atténués, flexueux ; les uns couchés, étalés ; les autres redressés ou procombants au centre des touffes denses; gazons lâches, interrompus ou très fournis, d’un beau vert foncé à la surface, décolorés à l’intérieur. Feuilles assez rapprochées, lâches, étalées, souvent un peu homotropes, concaves, plus rapprochées de la tige et crispées à l’état sec, largement ovales, puis rétrécies, lancéolées, aiguës, lâchement révolutées de la base vers le milieu, munies d’une nervure épaisse qui s’avance jusque près du sommet, brièvement décurrentes; long. { millim., larg. 172 millim. Cellules uniformes, remplies de chlorophylle, opaques, légèrement papilleuses, carrées, arrondies; quelques-unes un peu allongées vers la base. Fleurs femelles : 10—12 fol. ; les externes ovales-acuminées; les supérieures lancéolées-acuminées, dressées, plissées, munies d’une nervure qui s’avance au delà du milieu ; archégones 3—4 ; paraphyses courtes et rares. Vaginule oblongue, molle, verte. Pédicelle dressé, pourpre, tordu vers la gauche inférieurement et vers la droite au sommet; long. 10—15 millim. Capsule dressée, régulière ou très légèrement arquée, subcylindrique, terminée à la base par un col défluent assez distinct, d’abord verte, à la fin couleur de brique, légèrement rétrécie sous l’orifice à l’état sec; long. 2—3 milhm., diam. 23 millim. Opercule petit, conique-aigu, élevé, droit ou incliné. Un anneau étroit, pâle. Péristome mou, caduque, blanchâtre; dents hygrométriques, fortement incurvées à l’état sec, linéaires-acuminées, longues, légèrement lamellifères ; membrane interne peu élevée, atteignant à peine le quart des dents ; lanières très étroites, linéaires-subulées; cils nuls ou rudimentaires. Spores petites, vertes. Fleurs mâles sur la même plante, très petites, abondantes; 5—6 fol. ovales, subobtuses, lâächement imbriquées ; les externes faiblement nerviées ; 4 —8 anthéridies, petites, brièvement oblongues; paraphyses un peu plus longues, rares. — Juillet-août.

Dans les lieux très humides, ombragés, la plante devient par- «fois plus robuste, plus molle dans toutes ses parties, c’est la v. b. paludosa Sch. (Leskea paludosa Hedw.).

Presque partout, à la base des troncs d’arbres, en particulier des vieux saules et des peupliers, sur les pierres humides, dans les lieux ombragés de la plaine ; sur les terrains calcaires. Il devient rare dans les montagnes des Hautes-Vosges, au-dessus de 400 à 500 m.

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