LESKEA POLYCARPA
Sect. Il. Feuilles lisses, non papilleuses; cellules moyennes linéaires ou oblongues, allongées. (E. 122—1929.)
4re Série. Feuilles munies d’une neryure épaisse, atteignant ou dépassant le milieu. (E. 422—125.)
122. Leskea sericea Hedw. Spec. Musc. p. 228; Stirp. n° 225; Hypnum sericeum Linn.; Homalothecium sericeum Bryol. eur. t. 456; Billot, exsicc. cont. n° 3689.
Tige couchée, appliquée, radiculeuse, dénudée avec l’âge, immédiatement pennée, ou divisée d’abord en plusieurs branches ascendantes ou procombantes, pennées. Rameaux inégaux, courts et espacés, ou plus grands , rapprochés souvent comme fasciculés, dressés, flexueux, souvent arqués, à peine atténués ; long. des tiges 3—8 centim. Touffes ou coussinets bombés, étendus, plus ou moins denses, parfois assez lâches, verts à l’ombre, d’un beau jaune vif au soleil. De la base des tiges se détachent parfois des stolons grêles, päles, assez courts. Feuilles de la tige primaire largement ovales, longuement décurrentes, finement acuminées , entières, énerves, plissées; cellules linéaires, fiexueuses, obtuses, 6—10 fois aussi L q. l.; sur une large bande latérale, lancéolée, très réduite au sommet de la feuille, les cellules sont petites, carrées , arrondies , à la fin brièvement oblongues, opaques, à parois épaisses. Les feuilles des rameaux dressés different notablement. Elles sont oblongueslancéolées ou longuement lancéolées, insensiblement rétrécies et finement acuminées, munies d’une nervure qui s’arrète à la base de l’acumen ou vers les 34, et, en outre, de 3—4 plis, planes aux bords, superficiellement denticulées le long du tiers supérieur et à la base, ou presque entières; long. 2—2 172 millim., larg. 3p4—1 millim. : des cellules carrées, arrondies, ne se voient qu'aux oreillettes, sur un espace ovale; les autres sont oblongues, atténuées, presque aiguës, 6—8 fois aussi L. q. 1., relativement assez grandes; vers le sommet des feuilles, elles sont linéaires, plus allongées. A l’état sec, les feuilles raméales sont dressées , rapprochées de la tige ; elles s’étalent sous l’action de l'humidité. Fleurs femelles : 10—15 fol.; les externes ovales, les moyennes et les supérieures dressées-allongées, lancéolées, longuement et finement acuminées, denticulées, munies d’une nervure mince qui atteint les 374, à peine plissées ; 10—15 archégones ; paraphyses filiformes, nombreuses. Vaginule cylindrique. Pédicelle pourpre, dressé où flexueux, surchargé de papilles, tordu à gauche; long. 10—20 millim. Capsule dres«
924 9° GENRE : LESKEA.
sée, oblongue ou subcylindrique, rapidement contractée à la base, régulière ou tres légèrement arquée; long. 2—3 millim., diam. 1 millim. Opercule conique, élevé, aigu, ou contracté en un petit bec arqué ou droit. Un anneau composé de 3 séries de cellules courtes. Dents du péristome étroites, acuminées, pâles, garnies sur les deux faces de lamelles rapprochées, marginées, denticulées ; membrane interne atteignant le tiers de la hauteur des dents ; lanières ovales-lancéolées, courtes, entières; pas de cils. Spores assez grandes, rousses, tres papilleuses. Plante mâle distincte, beaucoup plus grêle dans toutes ses parties que la plante femelle, formant des touffes spéciales, en sorte qu’on est tenté de croire d’abord à une espèce différente; long. des tiges 20—40 millim. ; long. des feuilles 34—1 millim., larg. 174 millim. Fleurs : 10—12 fol. largement ovales, finement acuminées, énerves, imbriquées ; 6—8 anthéridies grosses, épaisses; paraphyses filiformes, longues. — Janvier-février.
CC. partout, en plaine et dans les montagnes, sur les troncs d’arbres isolés et au bord des bois, sur les rochers, les murs, les ruines, sur tous les terrains; moins commun en fructification. Les variations nombreuses que subit cette espèce ne portent guère que sur la couleur, la taille et la densité des touffes ; elles dépendent immédiatement de l’exposition et du support.
123. Leskea Philippeana Nob.; Isothecium Philippeanum R. Spruce Musc. Pyren. n° 71; Homalothecium Philippeanum Bryol. eur. t. 457; Stirp. n° 1412.
Tige plus robuste, couchée, dénudée à la base, puis ascendante, très peu radiculeuse, émettant de nombreux rameaux, dont le plus grand nombre restent courts (10—12 millim.) et sont dressés, obliques ou un peu arqués, brièvement atténués, tandis que les autres s’allongent et se ramifient de la même ma-
nière plusieurs fois (long. 8-10 centim.); touffes étendues, .
d'un vert jaunâtre brillant à la surface, d’un brun foncé noirätre à l’intérieur. Peu ou pas de stolons. Feuilles moyennes des rameaux allongées , oblongues-lancéolées, insensiblement rétrécies, acuminées, étroitement décurrentes, munies d’une nervure qui disparaît à la base .de l’acumen, et de 2—4 plis profonds, légèrement révolutées et denticulées à la base, à peine sinuolées dans la partie supérieure, dressées, appliquées, peu hygrométriques ; long. 2 172 millim., larg. 874 millim. Vers les angles de la base, quelques celiules carrées, arrondies, plus colorées, les autres étroitement linéaires-flexueuses, atténuées, à parois très épaisses, 8—10 fois aussi 1. q. 1. Fleurs femelles : fol. 15—20; les supérieures ovales-lancéolées, brusquement terminées par un acumen piliforme-allongé, forlement dentées,
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