LESKEA PHILIPPEANA
presque incisées à la base de cet acumen, plissées (plis 6—8, profonds), dressées; 10—12 archégones; paraphyses filiformes, nombreuses. Vaginule oblongue, chargée des débris de la fleur. Pédicelle rougeûtre, légèrement papilleux ; long. 12—15 millim. Capsule dressée, ovale-oblongue, d’un brun jaunâtre , plus foncée à la base, resserrée à l’orifice; long. 2 172 millim., diam. 1 174 millim. Opercule conique, terminé par un bec fin, droit ou arqué, rougeâtre. Un anneau large. Dents du péristome étroites, linéaires, peu lamellifères; membrane interne pâle, atteignant le tiers de la hauteur des dents ; lanières linéaires très étroites, plus courtes que les dents, plus ou moins ouvertes sur la carène, souvent imparfaites ; cils nuls ou rudimentaires. Spores petites, arrondies, pâles. Plante mâle distincte. — Mai-juin.
Sur la terre et les rochers, dans les forêts de sapins des montagnes élevées, sur le calcaire. Assez répandu dans le Haut-Jura (Lesquereux, J. Müller, B.), nul dans les Vosges. — Alpes de la Savoie (Paris, Puget), du Dauphiné (Ravaud, Borel), Pyrénées (Jeanbernat).
124. Leskea mutabilis N. Boul.; Hypnum mutabile Brid. Muscol. rec. (1801); Lescuræa striata Sch. Bryol. eur.
t. 459; Husnot, Musc. Gall. n° 145; Pterogonium striatum Schwægr. Suppl. 1, p. 108 (1811); Stirp. n° 313.
Tige couchée, radiculeuse, divisée en 2—5 branches assez régulièrement pennées ou même en partie bipennées. Rameaux grèles, atténués, assez courts (5—10 millim.), étalés-dressés; gazons denses, étendus, d’un vert olivâtre ou jaunâtre à la surface; long. des tiges 2--6 centim. Feuilles imbriquées à l’état sec, dressées-étalées par l'humidité, étroitement oblongues, acuminées, légèrement plissées, entières, révolutées aux bords
jusqu’à l’acumen, munies d’une nervure qui se dilate et dispa-
raîit à la base de l’acumen ; long. 1 192 millim., larg. 192—374 m.; cellules basilaires, sur une bande marginale, carrées, les médianes subrectangulaires-allongées, les supérieures hexagonesaiguës, 4—5 fois aussi 1. q. L., ou linéaires-allongées. Il existe aussi de peliles feuilles accessoires linéaires ou lancéolées, nombreuses. Involucre allongé; fol. dressées, imbriquées; les intimes oblongues-acuminées; 10—15 archégones; paraphyses courtes, peu nombreuses. Vaginule allongée. Pédicelle lisse, dressé, pourpre, légèrement tordu vers la droite ; long. 6—10 millim. Capsule ovale-oblongue ou subeylindrique, lisse, légèrement resserrée à l’orifice, à la fin brune ; long. 2—2 172 mill., diam. 34 millim. Opercule conique-aiqu, grand. Un anneau très étroit. Péristome petit et pâle; dents linéaires subulées, peu lamellifères, dressées à l’état sec, parfois trouées sur la ligne
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dorsale ; membrane interne peu élevée; lanières linéaires, n’atteignant que le milieu des dents ; pas de cils. Plante mâle distincte ; fleurs très abondantes ; 15 fol. ovales, brièvement acuminées ; les externes nerviées, les intimes énerves, plissées ; 4—6 anthéridies; paraphyses rares ou nulles. — Mars-mai.
C. dans les Vosges et le Jura, à la limite supérieure des forêts, sur le tronc des petits hêtres buissonnants. Hohneck (Mougeot), Gemmainfaing (Pierrat), Rotabac, Ballons, Gazon-Martin (B.), Creux-du-Vent, Roche- Bulon, Chasseron, etc. (Lesquereux), Suchet, Mont-d’Or, Dôle, Reculet (B.). — Existe dans toutes les hautes montagnes de France, signalé à une altitude inférieure dans les Ardennes.
195. Leskea myura N. Boul.; Hypnum myurum Poll. Flor. Pal. ; Isothecium myurum Brid.; Billot, exsice. cont. n° 3696 ; Hypnum curvatum Sw. ; Stirp. n° 331.
Tige couchée, stoloniforme, radicante, garnie de feuilles espacées, squamiformes, se dénudant à la fin (long. 3—8 centim.), émettant des branches dendroïdes, dressées, d’abord simples, puis divisées en branches secondaires courtes, ellesmêmes plus ou moins ramifiées. Rameaux souvent fasciculés, rapprochés, inégaux, généralement courbés homotropes, julacés, aigus ; touffes peu compactes, souvent étendues, raides, d’un vert terne, plus rarement päles jaunâtres. Feuilles moyennes des rameaux fermes, largement ovales-oblongues, aiguës ou brièvement apiculées, munies à la base de petites oreillelles, arrondies, convexes, non décurrentes, légèrement révolutées à la base, planes ou légerement incurvées, superficiellement denticulées vers le sommet, très concaves, courbées en cuiller, imbriquées ; une nervure simple ou bi-trifurquée s’avance du milieu vers les 374; long. 2 millim., larg. 1 milim. Cellules des oreillettes petites, carrées, arrondies ou brièvement oblongues ; les autres linéaires, obtuses, à parois épaisses, les moyennes 10—15 fois aussi 1. q. 1., les supérieures courtes. Fol. de l’involucre, 10—15, dressées-imbriquées, les externes ovales-obtuses, les moyennes et les supérieures acuminées (acumen un peu étalé), oblongues; les intimes engainantes, presque toutes assez longuement nerviées;, 6—10 archégones; paraphyses grêles, nombreuses. Vaginule cylindrique, pâle, chargée des débris de la fleur. Pédicelle pourpre, dressée-flexueux, lisse; long. 8—-20 millim. Capsule dressée, oblongue, subcylindrique, lisse; long. 1 172—2 millim., diam. 894 millim. Opercule convexe-conique, brièvement acuminé (acumen droit ou oblique). Un anneau mince, composé de cellules courtes. Péristome petit, conique, pâle; dents étroites, finement acuminées, très : lamellifères, sinuolées ; membrane interne courte ; lanières fine-