‹ Muscinées (mousses, sphaignes, hépatiques)Chapitre 128 sur 395 · CYLINDROTHECIUM REPENS · texte numérisé non relu

CYLINDROTHECIUM REPENS

sommet; nervure nulle, ou des traces très faibles de deux nervures, à la base ; long. { 174 millim., larg. 172 millim.; cellules fermes, linéaires-aiguées, très étroites, 8—10 fois aussi 1. q.L.; les basilaires sur un espace triangulaire-oblong, plus grandes, carrées, orangées. Fleurs femelles : 2030 fol. ; les externes étalées; les 5—6 intimes dressées, à demi engaînantes, plissées, munies de deux faibles nervures à la base, denticulées vers le sommet, acuminées ; quelques archégones (4—6); paraphyses filiformes, courtes. Vaginule cylindrique, chargée des débris de la fleur. Pédicelle dressé, à la fin tordu vers la gauche, rougeâtre; long. 8—15 millim. Capsule dressée, ovale-oblongue ou subcylindrique ; long. 1-172 millim., diam. 273 millim. Opercule conique, élevé, souvent terminé par un bec droit, fin. Un anneau formé de trois séries de cellules. Péristome petit, pâle; dents linéaires-acuminées, libres jusqu’à la base, un peu marginées, peu lamellifères, entières sur le dos; membrane interne presque nulle; lanières linéaires-subulées, carénées, orangées, atteignant la mi-hauteur des dents, ou s’élevant presque à la mème hauteur. Spores médiocres, très finement papilleuses. La coiffe descend jusqu'aux 874 de la capsule. Plante mâle distincte. Fleurs petites, gemmiformes ; 10—15 fol. largement ovales-oblongues, acuminées, imbriquées, énerves, entières; 5—10 anthéridies médiocres, oblongues ; paraphyses filiformes un peu plus longues, nombreuses. — Printemps.

R. Sur les troncs de pins et de bouleaux, dans Les Basses-Vosges, çà et là, mais pas partout (Schultz); Spickeren, près de Sarrebrück (Winter) ; indiqué près de Neufchâtel (Lesquereux). — Dauphiné (Ravaud), Savoie (Paris), au Pilat, près de Lyon (Debat), Tarn : le Sidobre (M.-D. J.), Pyrénées (Jeanbernat).

7° Genre : Neckera Hedw. (ex parte).

Dents du péristome lancéolées-linéaires, acuminées, pâles, parfois irrégulières et percées le long de la ligne médiane; membrane basilaire assez distincte, molle, peu élevée; lanières très réduites, filiformes ou même rudimentaires; pas de cils. Pas d’anneau. Pédicelle médiocre ou même très court, presque nul. Coiffe ne descendant qu’au tiers ou plus rarement jusqu'au milieu de la capsule. Feuilles caractéristiques, aplaniesdistiques, lisses, subscarieuses, souvent ridées transversalement, énerves ou munies de nervures faibles et courtes. Les espèces de ce genre croissent sur les troncs d'arbres et les rochers. |

398 7° GENRE : NECKERA.

A. Capsule exserte. Fleurs dioïques, (Espèces 135—137.)

135. Neckera crispa Æedw. Spec. Musc. p. 206; Bryol. eur. t. 443; Stirp. n° 48; Schultz, FI. G. et G. exsice. n° 1174; Hypnum crispum Linn.

Tige flexueuse, couchée, dénudée avec l’âge, à peine radiculeuse, émettant des branches ascendantes ou redressées très variables, simples, pennées et bipennées, et, vers sa base, des stolons radicants ; rameaux très étalés dans un même plan, plus ou moins nombreux, les derniers atténués ; long. 4—920 centim.; touffes déprimées, ascendantes ou pendantes, réduites ou très développées, passant d’un beau vert au jaunâtre, au brun ferrugineux presque noirâtre. Feuilles aplanies (les latérales pliées en deux), oblongues, un peu élargies à la base, puis largement ligulées, brusquement terminées par un apicule large et court, tres superficiellement ou distinctement dentées sur le contour du tiers supérieur, munies de deux nervures minces très inégales (la plus grande atteint le tiers de la feuille), ridées transversalement (6—8 plis prononcés); long. 3—4 172 millim., larg. 1—1 172 millim; quelques cellules orangées plus grandes, courtes, irrégulières à la base; les moyennes linéaires-oblongues, sinueuses ou presque droites, obtuses, 6—10 fois aussi 1. q. 1.; celles du sommet courtes, oblongues, anguleuses. Fol. de l’involucre, 15—20; les infimes ovales-obtuses, les moyennes ovales-acuminées, les intimes allongées (4 172 millim.), engainantes, longuement et finement acuminées, munies généralement d’une nervure mince; 8—15 archégones; paraphyses nombreuses, allongées. Vaginule conique ou oblongue-allongée, chargée des débris de la fleur. Pédicelle jaunâtre, étalé-dressé, un peu tordu à gauche. Capsule dressée, brièvement ovale, un peu resserrée à l’orifice; long. 2 millim., diam. 1 174 millim. Opercule petit, conique, surmonté d’un long bec oblique. Dents du péristome pâles, étroites; membrane interne très peu élevée ; lanières linéaires-subulées, carénées, n’atteignant que la mihauteur des dents. Fleurs mâles sur une plante distincte, rare; 8—10 fol. largement ovales, finement acuminées (acumen dressé), énerves; environ 10 anthéridies assez courtes, oblongues ; paraphyses nombreuses, plus longues. — Printemps. Rarement fertile.

C. sur les troncs d’arbres et les rochers ombragés dans les forêts, surtout dans les lieux montagneux, escarpés; sur tous les terrains, sur le granite comme sur le calcaire jurassique. — Cette espèce présente des variations nombreuses qui sont comprises dans la description précédente. Une forme plus distincte, recueillie par M. Pierrat, sur des rochers

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