NECKERA PUMILA
granitiques, au Rupt-de-Bâämont, près de Saulxures (Vosges), est caractérisée par des feuilles moins aplanies, concaves et plus ou moins courbées homotropes, très peu ridées, presque lisses, plus aiguës, peu denticulées au sommet. La plante est, du reste, très ramifiée et noirâtre,
136. Neckera pumila ÆHedw. Stirp. II, p. 49; Bryol. eur. t. 449; Stirp. n° 499; Schultz, Fl. Gall. et Germ. exsice. n70.
Tige appliquée, à la fin dénudée, émettant des branches couchées, redressées ou pendantes, pennées; rameaux plus ou moins rapprochés, très étalés dans un même plan, obtus ou atténués, eflilés; long. 4—8 centim; touffes läches ou assez gonflées, arrondies, étendues, d’un vert terne. Feuilles moyennes ovales-oblongues, aplanies un peu plus lâchement que dans le N. crispa, moins ridées, révolutées au bord externe et largement infléchies par le bord supérieur, aiguës ou brusquement et finement apiculées, superficiellement dentées sur le contour du tiers supérieur, munies à la base de deux petites nervures inégales, dont la plus grande atteint le tiers ou le quart de la feuille ; long. 1 172—1 374-millim., larg. 1 millim. Tissu à peu près comme dans le N. crispa; cellules renfermant plus de grains nets de chlorophylle. Fleurs femelles également semblables à celles de l'espèce précédente. Pédicelle pâle, dressé où un peu arqué au sommet, enveloppé aux deux liers par les fol. de l’involucre; long. 8 millim. Capsule oblongue, légèrement resserrée à l’orifice; long. 2 millim., diam. 1 millim. Opercule conique, aigu ou muni d’un bec court, oblique. Péristome pâle; dents linéaires, étroites, noduleuses, souvent plus ou moins ouvertes le long de la ligne médiane ; membrane interne courte, plus élevée que dans le N. crispa; lanières filiformes, noduleuses, atteignant la mi-hauteur des dents, et tendant à s'ouvrir vers la base. — Printemps.
On trouve assez souvent sur cette espèce des ramuscules filiformes, isolés ou groupés, fasciculés, cylindriques, d’un vert foncé, garnis uniformément de petites feuilles ovales-lancéolées, aiguës ou acuminées, imbriquées, d’un tissu mou, à cellules courtes, rhombées, remplies de chlorophylle.
b. Philippeana Milde (Neckera Philippeana Bryol. europ.
t. 445). — C'est une forme stérile dont les feuilles sont brus-
quement terminées par un acumen piliforme, flexueux, étalé,
plus ou moins long, d’ailleurs fortement ridées; les cellules pannes ordinairement allongées, 10—12 fois aussi L. q. 1.
a trouve, du reste, tous les intermédiaires possibles, souvent dans une même localité, et même sur une seule touffe,
9340 7° GENRE : NECKERA.
Partout; très commun, mais stérile sur les troncs de hêtres et de chênes dans les forêts de la plaine lorraine, également commun, fertile çà et la, dans les Basses-Vosges; plus généralement fertile, quoique le développement végétatif soit moindre, sur les troncs de sapins dans les Hautes-Vosges. Lesquereux ne l'indique pas dans le Jura, où il doit cependant exister. La var. b. dans une foule de localités des Hautes-Vosges, où cependant elle ne se montre qu’accidentellement et en petite quantité avec des caractères bien tranchés. Elle descend jusqu’en plaine, à Saint-Dié,
137. Neckera complanata Br. et Sch. Bryol. eur. t. 444; Sch. F1. G. et G. exsicc. n° 1177; Leskea complanata Hedw.; Stirp. n° 328.
Tige dénudée à la base, dépourvue de radicules, divisée en plusieurs branches déprimées, plus ou moins régulièrement pennées dans un même plan; rameaux très inégaux, dressés ou très étalés ; un petit nombre obtus, la plupart atténués en jets filiformes, flexueux ; tapis appliqués, déprimés, larges, enlacés, d’un vert jaunûtre brillant, reconnaissables aux nombreux filaments stoloniformes, allongés, verts, qui terminent les rameaux ou naissent à l’aisselle des feuilles, sur diverses parties de l’axe; long. des tiges 10—15 cent. Feuilles sans rides; les moyennes oblongues-cultriformes (le bord postérieur plus convexe que le bord antérieur), arrondies, brièvement acuminées, aiguës au sommet, tres finement denticulées dans leur tiers supérieur, aplanies-distiques, révolutées à la base du bord antérieur ; deux petites nervures inégales, très minces, atteignant le tiers de la feuille ; long. 2 172 millim., larg. 374 millim. ; cellules linéairesrhomboïdales, atténuées, un peu flexueuses, à parois minces, remplies de grains distincts de chlorophylle, 10—15 fois aussi l. q. L.; celles du sommet plus courtes; les basilaires externes carrées: Feuilles des jets stoloniformes, petites, lancéoléesacuminées, appliquées, disposées uniformément en tous sens. Fol. de l'involuere, 10—15; les externes largement ovales, brusquement acuminées, un peu étalées ; les intimes tres allongées, engaînantes plus ou moins complétement, assez finement acuminées, entières, dressées, énerves; 6—12 archégones; paraphyses nombreuses, assez courtes. Vaginule étroite, chargée des débris de la fleur. Pédicelle dressé, un peu tordu à gauche; long. 8—12 millim. Capsule brièvement oblongue, resserrée à l’orifice; long. 1 174—1 172 millim., diam. 172—374 m. Opercule petit, conique, terminé par un bec subulé, ordinairement oblique. Dents du péristome pâles, linéaires-subulées, allongées, noduleuses, entières ou très peu ouvertes sur la ligne dorsale: membrane interne très courte : lanières subulées, très grêles, atteignant le tiers, à peine la mi-hauteur des dents.