‹ Muscinées (mousses, sphaignes, hépatiques)Chapitre 134 sur 395 · FONTINALIS ANTIPYRETICA · texte numérisé non relu

FONTINALIS ANTIPYRETICA

14 Genre : F'ontinalis Linn.

Capsule subsessile, immergée dans l’involucre, régulière, lisse. Pas d’anneau. Dents du péristome pourpres, entières ou percées d'ouvertures le long de la ligne dorsale; cils formant un cône élégamment treillissé. Feuilles concaves ou carénées. Fleurs dioïques.

146. Fontinalis antipyretica Linn. Spec. pl.; Bryol. eur. t. 429; Stirp. n° 238.

Tige tres allongée (10—15 centim.), ordinairement dénudée, noire à la base, divisée un grand nombre de fois en branches, à leur tour, plus ou moins régulièrement pennées; touffes flottantes, étendues, d’un vert foncé ou noirâtre, lorsqu'elles sont inondées, brunissant lorsqu'elles sont émergées. Feuilles tristiques, espacées ou imbriquées, donnant, dans ce dernier cas, aux tiges, un aspect triquètre caractéristique, pliées en deux, fortement carénées, énerves, largement ovales-oblongues, courbées en cuiller au sommet, aiguës ou apiculées, entières et planes aux bords ; long. 4—4 172 millim., larg. 1 394—3 172 millim.; quelques cellules rectangulaires à la base ; les autres hexagonesuiguës, allongées, grandes, remplies de ‘chlorophylle, à parois minces, 10—15 fois aussi 1. q. 1. Rameau fertile allongé; 8— 10 fol. ; les supérieures grandes, larges, imbriquées, enroulées, tronquées au sommet, énerves, entières , souvent corrodées, laciniées accidentellement. Vaginule extrêmement courte, garnie de quelques archégones; paraphyses nulles. Pédicelle presque nul. Capsule immergée dans l’involucre, grande, ovale et ovaleoblongue, arrondie à la base, à la fin dilatée à l’orifice, en forme d’urne ; long. 8 millim., diam. 1 172 millim. Opercule convexeconique, jaunâtre, assez petit. Péristome pourpre; dents dressées-étalées à l’état humide, incurvées, contournées par la sécheresse, tout à fait libres à la base, linéaires-acuminées, allongées, plus ou moins cohérentes deux à deux au sommet, percées, sur la ligne dorsale, d’un assez grand nombre d’onvertures étroites ; lamelles de leur face interne obtuses, nombreuses ; treillis du péristome interne, à traverses muriquées, spinuleuses, appendiculées. Columelle épaisse. Spores vertes muriquées, grandes.

Observations. Parfois, dans les circonstances convenables, les rameaux s’enracinent par l'extrémité, dès lors il naît de ce point des branches nombreuses, fasciculées, qui sont l’origine d’une nouvelle touffe. Les jeunes rameaux présentent dans cer-

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tains cas une feuillaison très développée; les feuilles très grandes (long. 4 172 millim., larg. 8 172 millim.) ont la carène très émoussée, obtuse; elles sont rapprochées, plus exactement imbriquées, concaves, fortement courbées en cuiller au sommet. Cette espèce fructifie rarement; mais quand elle se trouve fertile, les capsules abondent. — Eté et automne.

CG. sur les pierres et les bois dans toutes les eaux courantes, sur tous les terrains et à toutes les altitudes.

147, Fontinalis squamosa Linn. Spec. pl.; Bryol. eur. t. 430; Stirp. n° 430.

Tige parfois très allongée (10—35 centim.), longuement dénudée, raide, noire à la base, divisée en plusieurs branches, garnies de rameaux peu nombreux, espacés, gréles, atténués; touffes d’un vert olivâtre ou noirâtre, plus raïdes que celles de l'espèce précédente. Feuilles lâchement imbriquées, tristiques (angles très obtus, arrondis), rapprochées, oblongues-lancéolées, allongées, brièvement décurrentes, obtusément acuminées, énerves, concaves, canaliculées, légèrement incurvées etentières aux bords, arrondies sur le dos (non carénées) ; long. 2 172—3 mill., larg. 874 m.; quelques cellules courtes, subhexagones, brunes aux angles ; les autres linéaires-flexueuses, un peu atténuées, obtuses, opaques, à parois fermes, épaisses, 15—20 fois aussi 1. q. L. Fol. de l’involucre, 6—8; les supérieures tronquées, engainantes, entières, laciniées, corrodées accidentellement ; 5—6 archégones courts; pas de paraphyses. Vaginule très courte. Capsule subsessile, arrondie à la base, régulière ou légèrement bossue ; long. 2 172—5 mill., diam. 1 172—1 34m. Opercule élevé, convexe-conique, obtus. Péristome pourpre ; dents linéaires, étroites, acuminées, plus ou moins cohérentes au sommet, entières ou un peu ouvertes vers la base, sur la ligne dorsale; articulations rapprochées, lamelles de la face interne obtuses ; treillis du péristome interne très élégant, en forme de cône, pourpre, formé de 16 branches dressées, filiformes, noduleuses, reliées par des traverses limitant, de la sorte, des mailles subrectangulaires. Spores vertes, sphériques, légèremert muriquées, assez grandes. Coiffe conique-acuminée, brune au sommet, descendant peu au-dessous de l’opercule.— Mai-juin. Fructifie rarement.

AC. dans les Hautes-Vosges, sur le granite et le grès vosgien, dans la Moselle, la Meurthe et leurs affluents; vallées de Rupt, de Vagney, de la Vologne, entre Granges et Gérardmer, dans le Rabodeau, au-dessus de Moussey, etc. Rare dans les Basses-Vosges, non loin de Neustadt nina RR. dans le Jura : embouchure de la Reuse, près de Boudry (Chapuis — Civados:; Vire (Pelvet), Haute-Vienne, R. (Lamy), Aude (Roumeg ).

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