‹ Muscinées (mousses, sphaignes, hépatiques)Chapitre 133 sur 395 · PTERYGOPHYLLUM LUCENS · texte numérisé non relu

PTERYGOPHYLLUM LUCENS

Habrodon Notarisii Sch. Syn.

Touffes vertes; tige rampante; rameaux dressés, courts; feuilles renversées à l’état humide, énerves.

Troncs d’arbres, surtout d’oliviers, de la région méditerranéenne : Var, à Pierrefeu (De Nurcey), Alpes-Maritimes, Monaco (Husnot), Aude (Roumeguère): Merce

++. Coiffe campanulée-conique.

4° Tribu : Ptérygophyllées.

Organes de fructification, comme dans le genre Hypnum, à part la coiffe. Plantes d’un tissu délicat; feuilles aplanies, molles.

13° Genre : Pterygophyllum Brid. Mantiss. p. 149.

Coiffe brièvement laciniée à la base, plus rarement entière. Feuilles d’un beau vert délicat, largement ovales, énerves, entières. Plantes croissant dans les lieux humides.

145. Pterygophyllum lucens Brid. Bryol. univ. t. II, p. 343; Bryol. eur. t. 448; Billot, exsicc. cont. n° 3981; Hookeria lucens Sm.; Schultz, FI. G. et G. exsice. n° 1589; Hypnum lucens L.; Stirp. n° 40.

Tige molle, d’un vert pàle, décombante, puis redressée, se fixant par des radicules pâles, peu divisée, dichotome; branches ou rameaux obtus, eflilés et radicants au contact du support; long. 5—10 centim. ; touffes lâches, déprimées, peu fournies, d’un beau vert délicat. Feuilles moyennes exactement aplanies, ovales-oblongues, obtuses, plus ou moins arrondies au sommet ; long. 5 millim., larg. 3 millim. Tissu délicat, très élégant : cellules uniformes, très grandes, à parois minces, renfermant des grains nets de chlorophylle, hexagones-tronqués, 3 fois aussi 1. q. l. Involucre radicant; fol. peu nombreuses, oblongues-lancéolées, petites, aiguës, concaves, dressées , entières, terminées par une grande cellule distincte; archégones, 8—10, gros ; paraphyses allongées, peu nombreuses, Vaginule renflée,

392 14° GENRE : FONTINALIS.

bulbiforme. Pédicelle d’un pourpre foncé, dressé, flexueux, épais, succulent ; long. 20—80 millim. Capsule horizontale, oblongue, régulière, rétrécie aux deux extrémités, d’un pourpre noir, lisse; long. 2 172 millim., diam. 1 milli in Opercule petit, convexe- conique, élevé, rétréci en un bec fin, oblique. Coiffe conique-acuminée, renflée à la base, irrégulièrement et brièvement lobulée, ne couvrant guère que l'opercule. Dents du péristome lancéolées- -acuminées, rougeâtres à la base, légèrement lamellifères et denticulées ; membrane interne dépassant le tiers de la hauteur des dents ; lanières aussi longues que les dents, linéaires, percées d’ouvertures étroites sur presque toute la carene; 1—®2 cils rudimentaires ou mème nuls. Fleurs mâles sur la même plante; fol. ovales, obtusément apiculées, entières, énerves, concaves, imbriquées; 4—5 anthéridies, renflées, courtes ; paraphyses nombreuses, molles, terminées par un dernier article allongé, renflé. — Février-mars.

Répandu dans toute la chaîne des Vosges, sur le granite et le grès vos-. gien, dans les forêts, au bord des petits ruisseaux, dans les cavités humides ombragées, depuis les collines inférieures jusqu'aux montagnes élevées ; assez généralement fertile. N'est pas indiqué dans le Jura, ni sur le calcalcaire jurassique lorrain. — EE dans presque toutes les montagnes de France.

Genre Hookeria Tayl.

Feuilles marginées, dentées, munies de deux nervures, d’un tissu plus ferme. Dents du péristome présentant des articulations très rapprochées ; lanières internes entières.

Hookeria late-virens Hook. et Tayl.

Indiqué par M. Roumeguère dans le département de l’Aude : lieux ombragés, le long des ruisseaux et dans les crevasses des rochers ; quelques touffes, à la Grasse.

9€ Tribu : Fontinalées.

Capsule symétrique, subsessile (dans Îes espèces de nos régions), où pédicellée. Péristome toujours double dans nos espèces ; 16 dents linéaires, allongées, lamellifères ; 16 lanières internes filiformes ou réunies par des pièces transversales. Plantes flottant dans les eaux courantes.

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