‹ Muscinées (mousses, sphaignes, hépatiques)Chapitre 141 sur 395 · MNIUM HORNUM. OR · texte numérisé non relu

MNIUM HORNUM. OR

B. Pas de stolons procombhants; tiges stériles et fertiles dressées. (L. 154—160.)

+. Feuilles marginées, dentées (dents bisériées). (Espèces 194—157.)

a. Opercule mamelonné. (Esp. 154.)

154. Mnium hornum Linn. Spec. pl.; Bryol. eur. t. 390; Stirp. n° 34; Schultz, F1. Gall. et Germ. exsice. n° 981.

Tige fertile dressée, émettant de la base de nombreux jets stériles, également dressés, arqués au sommet, grêles, atténués ; touffes d’un vert olivâtre passant au roux, denses, enlacées à la base par un feutre brun, très fourni; long. 2—3 centim. Feuilles de plus en plus grandes de la base au sommet ; les inférieures espacées, squamiformes; les moyennes lancéolées-subspatulées ou étroitement oblongues, allongées, brièvement acuminées, étroitement marginées, dentées à partir du milieu ou du tiers inférieur (2 séries de dents saillantes, aiguës, étaléesdressées) ; la nervure s'arrête au-dessous du sommet; long. 3 172 —4 millim., larg. 1 millim.; cellules carrées, presque triangulaires ou trapézoïdes, irrégulières, anguleuses, les cellules basilaires un peu plus allongées. A l’état humide, les feuilles sont dressées-étalées, légèrement concaves et carénées ; à l’état sec, elles sont plus rapprochées de la tige, crispées, souvent presque pliées en deux. Fol. externes de l’involuere allongées, aiguës, étroites (long. 6—8 millim., larg. { millim.) ; les intimes (5—6) plus petites, lancéolées et linéaires-acuminées, moins longuement nerviées,. fortement dentées; 15—20 archégones d’un rouge vif; paraphyses plus longues, nombreuses, légèrement renflées au-dessus du milieu, puis atténuées. Vaginule allongée, subcylindrique, d’un rouge vif, chargé des débris de la fleur. Pédicelle solitaire, dressé-flexueux, pourpre; long. 20—30 millim. Capsule jaune-verdâtre, à la fin brune, bordée de rouge à l’orifice, d’abord pendante, ensuite horizontale , se redressant à la fin par la torsion du pédicelle, ovale-oblongue, arrondie à la base, munie d’un très petit col; long. 3—4 millim., diam. 1 192—2 millim. Opercule convexe élevé, obtusément apiculé. Un anneau se contournant en spirale et tombant par fragments, composé de 2—3 séries de cellules. Lanières du péristome percées de grandes ouvertures rondes, souvent confluentes; 2—3 cils longs, noduleux. Fleurs mâles sur une plante distincte,

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cyathiformes-discoïdes ; 5 —6 fol., d’abord dressées-imbriquées, puis étalées divergentes, concaves, grandes; environ 20 anthéridies grandes, oblongues, roses ou rougeâtres; paraphyses nombreuses, fortement renflées au-dessus du milieu, puis atténuées aiguës au sommet. — Avril-mai.

Le D' Mougeot (Statistique des Vosges) indique cette espèce partout sur toutes les formations géologiques. Cependant Lesquereux ne la mentionne pas dans le Jura, ni M. Godron aux environs de Nancy. Elle nous semble propre aux terrains siliceux (granite et grès). CC. sur les grès verts de l’Argonne, près de Clermont; sur le grès bigarré des Monts-Faucilles; C. également sur le granite et le grès vosgien, dans toute la chaîne des Vosges; elle se plaît dans les forêts, sur les parois très inclinées et dans les fissures des rochers ombragés.

b. Opercule conique, terminé par un bec distinct. (E. 455—157.)

155. Mnium serratum Prid. Spec. Musc.; Bryol. eur. t. 891; Stirp. n° 1128; Bryum serratum Schrad. Spicil. F1. Germ. p. 71; Bryum marginatum Dicks. Crypt., Gôdr. Catal.

Tige dressée ou oblique, grêle, d’un pourpre foncé, émettant de la base des rejets obliques ou ascendants, peu nombreux; long. 2—3 centim. ; touffes ldches, d’un vert foncé ou jaunâtre, envahies à la base par un feutre radiculaire brun. Feuilles étalées-dressées, planes à l’état humide, dressées, crépues à l’état sec, longuement et étroitement décurrentes, munies d’une nervure rougeätre qui disparaît au-dessous de l'extrémité, marginées (2—3 séries de cellules linéaires, épaissies); les inférieures petites, espacées, ovales, faiblement dentées; les supérieures plus grandes, oblongues-lancéolées, aiguës ou brièvement acuminées, dentées dès au-dessous du milieu (dents bisériées) ; long. 2—3 millim., larg. 1 192 millim.; cellules de la base subrectangulaires , 8 fois aussi 1. q. L.: les autres hexagones, ordinairement un peu allongées, à contours anguleux. Fleurs synoïîques; fol. externes grandes, dressées, lancéolées-oblongues, aiguës ; long. 4—5 millim.; les intimes plus courtes, lancéolées-linéaires, acuminées, énerviées, dentées; 20—25 archégones pourpres; anthéridies grandes, oblongues, 4—6; paraphyses molles, linéaires, non renflées, plus ou moins nombreuses. Pédicelles solitaires, très rarement aggrécés, légèrement rougeâtres ; long. 15—920 millim. Capsule brièvement oblongue, munie à la base d’un col peu distinct, pâle, jaunâtre, molle, horizontale ou obliquement dressée ; long. 2 172 mill., diam. 1 1921 874 millim. Opercule convexe-coni-

1456. MNIUM ORTHORHYNCHUM. Sy

que, muni d’un bec distinct, médiocre, pâle. Un anneau large. Dents du péristome molles, d’un jaune foncé passant au brun, peu lamellifères ; lanières percées d'ouvertures très étroites sur la carène ; 3 cils noduleux ou appendiculés, plus ou moins libres et parfaits. Spores papilleuses, assez grandes. — Printemps, dans les plaines; été, dans les montagnes.

Espèce préférant les terrains calcaires; dans les fissures ombragées des rochers, sur la terre graveleuse et presque nue des forêts; à Liverdun, près Nancy, rochers humides (Godron), à Neufchâteau (D' Mougeot), répandue dans tout le Haut-Jura : « Abonde aux bords de la Reuse, près de Noiraigues, sous les sapins, environs de Fleurier >» (Lesquereux) ; sous les sapins et dans les fissures des rochers calcaires, à la Dôle, au Mont-d'Or, au Suchet (B.), au Weissenstein (Schimper); près de Mulhouse (Herb. Blind); Eschbach, près de Munster (Blind); Sainte-Odile, Hohneck, Vald’Orbey (Schimper); Bruyères (Mougeot); Bitche, Elmstein (Schultz) ; sur le grès bigarré, à Deux-Ponts (Bruch). — Il est possible que, dans plusieurs de ces dernières localités, le support contienne encore des quantités appréciables de carbonate de chaux. — Alpes dn Dauphiné (Ravaud), de la Savoie (Puget); Pyrénées (Jeanbernat).

156. Mnium orthorhynchum Br. Sch. Bryol. eur. t. 391; Stirp. n° 11929.

Tige dressée (10—15 millim.), émettant des jets stériles dressés ou arqués, grêles, radiculeuse à la base ; touffes /âches ; des rameaux grêles naissent ordinairement au-dessous des fleurs mâles. Feuilles inférieures petites, espacées ; les moyennes et les supérieures plus grandes et plus rapprochées, étalées-dressées, oblongues, atténuées vers la base, rétrécies, aiguës et brièvement aeuminées au sommet, munies d’une nervure qui s’avance jusqu’au sommet ou disparaît à la base de l’acumen, marginées (marge étroite, mais épaisse), dentées sur presque tout le contour, ou seulement dès le milieu (2 séries de dents médiocres, étalées) ; long. 3 millim., larg. 1 178 millim. ; cellules petites, à parois épaisses, hexagones équilatérales ou arrondies. Fol. externes de l’involucre allongées, lancéolées-oblongues ; les 4—5 intimes plus petites, très étroites, linéaires ou presque subulées, fortement dentées; 10—15 archégones; paraphyses linéaires, un peu renflées au milieu. Vaginule oblongue, allongée, Pédicelle ferme, purpurin, solitaire; long. 20—25 millim. Capsule horizontale, oblongue, un peu atténuée à la base; long. 3—4 millim., diam. 172 millim. Opercule convexe-conique, élevé, surmonté d’un bec oblique, médiocre. Un anneau large. Dents du péristome brunes; lanières percées d'ouvertures médiocres, arrondies ; 8 cils noduleux. Spores grosses, vertes. Plante mâle distincte ; fleurs discoïdes. — Eté.

9318 16° GENRE : MNIUM.

Haut-Jura ; lieux frais, sous les rochers de Chasseron, torrent de Poita- Baisse; une variété à capsule allongée, sur les bords du Sucre, près de Cauvet (Lesquereux), Suchet (B.). — Alpes du Dauphiné: Villard-de- Lans, Engins (Ravaud), Pyrénées centrales (Schimper). — Cette espèce se distingue essentiellement du M. serratum par ses fleurs dioïques, ses feuilles plus fortement dentées, plus fermes, d’un tissu uniforme, à cellules équilatérales, par la nervure dentée sur le revers, le bec de l’opercule plus long, la capsule plus ferme.

Mnium ambiguum //. Müll. Milde Bryol. siles. p. 229. — Plante ne différant du M. serratum que par ses fleurs dioïques, son feuillage d’un vert jaunâtre, ses touffes plus molles, le pédicelle plus court. Les fleurs mâles largement discoïdes. — Forêts de hêtres du Brandebourg et de la Westphalie.

Mnium Iycopodioides Schwægr. Suppl. IT, sect. 1, p. 24, t. CLX. — Tige simple, dressée, élancée, grêle ; feuilles espacées, lancéolées, allongées, marginées, dentées, munies d’une forte nervure qui dépasse le sommet. Fleurs dioïques. Capsule horizontale, ééroitement oblongue, allongée. Opercule terminé par un assez long bec. — Dans les forêts élevées, surtout des Alpes de Salzbourg et des Alpes juliennes (Schimper, Sendtner). — M. C. Müller doute si la plante des Alpes, décrite et figurée par le Bryologia europæa, est la même que celle du Népaul rapportée par Hooker et décrite par Schwægrichen.

157. Mnium spinosum Schwægr. Suppl. I, sect. 11, p. 130, t. LXXVIIT; Bryol. eur. t. 393; Schultz, FI. Gall. et Germ. exsiec. n° 1184; Stirp. n° 1130; Bryum spinosum Voit in Sturm.

Tige dressée, émettant, de la base, des jets stériles dressésarqués, grêles; long. 3—4 centim.; touffes très radiculeuses à la base, peu denses, d’un vert très foncé. Feuilles inférieures espacées, squamiformes, ovales-lancéolées, acuminées, entières, hyalines ; les moyennes de la tige fertile dressées à l’état sec, un peu étalées à l’état humide, oblongues, légèrement obovées, rétrécies et relevées aux bords vers la base, décurrentes d’une feuille à l'autre, aiguës au sommet, marginées (3—4 séries de cellules linéaires très allongées et très étroites), dentées à partir du tiers inférieur (2 séries de dents brunes, aiguës), munies d’une forte nervure brune qui forme un apicule distinct au delà du limbe; long. 5—6 millim , larg. 2—92 192 millim.; cellules opaques, fermes, remplies de chlorophylle, les basilaires subrectangulaires, 3—4 fois aussi 1. q. L.; les autres assez variables, anguleuses, hexagones, rhombées ou subrectangulaires, ordinairement un peu allongées, 2—3 fois aussi 1. q. L., dispo-

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