MNIUM SPINOSUM
sées en séries obliques allant de la nervure vers les bords. Fol. externes de l’involucre oblongues, allongées, dressées ; les 5—6 intimes plus courtes, lancéolées, linéaires-acuminées, fortement dentées; 20—30 archégones pourpres; paraphyses un peu plus longues, légèrement renflées (le dernier article atténué). Vaginule pâle, cylindrique, garnie à la base des débris de la fleur. Pédicelles rarement solitaires, ordinairement aggrégés (2—5), pâles, rougeûtres ; long. 10—15 millim. Capsule horizontale ou penchée, oblongue, munie à la base d’un col peu distinct, d’un vert jaunâtre, souvent pointillée de rouge, à la fin brune; long. 2 192 millim., diam. 1 12 millim. Opercule convexe-conique, surmonté d’un bec oblique assez court. Un anneau étroit. Dents du péristome lamelliferes, d’un pourpre foncé, passant au noir ; lanières larges, percées, sur la carène, de grandes ouvertures oblongues, qui se continuent sur la membrane basilaire ; 8 cils noduleux, appendiculés. Spores grandes, vertes, lisses. Fleurs mâles sur une plante distincle, plus robuste, plus longuement nue à la base; fol. involucrales grandes, très étalées, divergentes, concaves ; long. 6 millim., les intimes obovées, plus petites, peu nombreuses ; 50—60 anthéridies ovales-oblongues ; paraphyses un peu plus longues, renflées, claviformes, obtuses. — Juillet-août.
« Les lieux ombragés des Alpes et du Haut-Jura. Région des pâturages, sous les hauts sapins où le bétail se retire. Cette belle espèce est commune aux environs de Chasseron, vers la limite des sapins (Lesquereux). » À la Dôle, au Suchet, dans les mêmes conditions (B.), au Creux-du-Vent (Cornu). On n’imagine pas facilement quelle mousse Holandre, dans sa Flore de lu Moselle, a voulu décrire sous ce nom ; c’est une mousse à feuilles ovales ondulées, qui croît dans les bois marécageux de Woippy Moselle). — Alpes du Dauphiné, près de Grenoble (Ravaud), de Gap
Borel), Pont-Beauvoisin (Dejean), Pyrénées (Jeanbernat).
Mnium spinulosum Br. et Sch. Bryol. t. 394. — Se distingue du por par ses fleurs synoïques, ses feuilles obovées-oblongues plus arges et plus pâles, bordées de rouge, ses capsules plus inclinées, plus étroites. — Sur la terre dans les forêts des hautes montagnes de la Moravie, de la Franconie, du Tyrol, de la Suisse et des Monts-Sudètes (Schimper).
++. Feuilles non marginées, dentées ou entières. (Espèce 158.)
158. Mnium stellare Æedw. Spec. Muse. p. 191, t, XLV; Bryol. eur.t. 401 ; Stirp. n° 1131.
Tige simple, ou divisée dès Ja base çn 2—38 branches dress
380 16° GENRE : MNIUM.
sées ou ascendantes ; long. 8—10 millim.; touffes très grèles, garnies à la base d’un feutre radiculaire brun-violacé. Feuilles inférieures espacées, ovales; les moyennes plus grandes,. plus rapprochées, oblongues, rétrécies et longuement décurrentes à la base, contractées, apiculées au sommet, concaves, étaléesdressées à l’état humide, crispées, appliquées à l’état sec, munies d’une forte nervure qui disparait un peu au-dessous du sommet, simplement dentées du milieu au sommet; long. 8 172 millim., larg. 1 174—1 millim.; cellules basilaires carrées ou un peu allongées près de la nervure, les autres currées-arrondies ou imparfaitement hexagones, souvent irrégulieres. Les dents sont formées par une seule cellule saïllante, étalée, aiguë. Les feuilles une fois desséchées bleuissent lorsqu'on les humecte de nouveau. Fol. externes de l’involucre dressées, làches, allongées, étroites ; les 3—4 intimes plus étroites et plus courtes, dentées ; 10—12 archégones courts ; paraphyses peu nombreuses, molles, obtuses, non renflées. Pédicelle solitaire, dressé, flexueux ; long. 25—35 millim. Capsule horizontale, oblongue, un peu atténuée à la base, brune à la fin; long. 4—5 millim., diam. 2 millim. Opercule convexe-élevé, obtus, arrondi. Un anneau formé de deux séries de cellules. Dents du péristome jaunâtres, lamelliferes; lanières percées, sur la carène, d’ouvertures oblongues, médiocres, non confluentes; 3 cils longs, noduleux. Fleurs mâles sur une plante distincte. — Printemps.
Dans les haies, les broussailles, Les lieux ombragés, dans les ruines, au pied des vieux murs; disséminé sur une foule de points, souvent en petite quantité, sur tous les terrains, dans les montagnes inférieures et moyennes. Sur le grès bigarré, à Deux-Ponts (Bruch); sur le grès vosgien, Wissembourg (F. Schultz), Sarrebrück (Winter), Hohe-Barr, près de Saverne, Lützelbourg, Spitzemberg ; sur la grauwacke, Hügstein, près de Guebwiller (B ). Assez rare dans le Jura : Creux-du-Vent, Champ-du- Rue (Lesquereux). — Alpes du Dauphiné (Ravaud), forêts de l'Oise Graves).
Mnium cinclidioides Hübn. Muscol. Germ. — Tige élancée, émettant des jets grêles, dressés ; feuilles inférieures très espacées; les moyennes largement elliptiques-ligqulées, arrondies, souvent un peu émarginées et brièvement mucronées au sommet, délicates, à cellules minces un peu allongées, translucides, à peu près entières, d’un vert gai, lorsqu'elles sont jeunes, finissant par noircir ; la nervure s'arrête au-dessous du sommet. Capsule oblongue, renflée, pendante. Opercule convexe, brièvement apiculé. Fleurs mâles sur une plante distincte. Plante du nord de l’Europe; se retrouve dans les lieux humides, marécageux, au bord du lac Titisee, dans la Forêt-Noire ; peut-être existe-t-elle aussi dans nos Hautes-Vosges.