‹ Muscinées (mousses, sphaignes, hépatiques)Chapitre 149 sur 395 · BRYUM ALPINUM · texte numérisé non relu

BRYUM ALPINUM

pas vu cette espèce. L’échantillon conservé, sous ce nom, dans l’herbier du D' Mougeot, et provenant de Bar-sur-Seine, appartient au B. erythrocarpum. Cette localité est à rayer. Un autre échantillon, envoyé par Bruch lui-même au D' Mougeot, se rapporte encore au B. erythrocarpum, ainsi que nous avons pu nous en convaincre par l'examen de ces deux échantillons. M. Jeanbernat indique le B. marginatum dans le Tarn, au Sidobre. |

169. Bryum alpinum Linn. Spec. pl.; Bryol. eur. t. 380; Stirp. n° 221; Billot exsicc. cont. n° 3980.

Tige brièvement dénudée par l’âge, allongée (20—30 mill.), décombante, simple ou dichotome, plus ou moins redressée à l'extrémité ; touffes déprimées, denses, étendues, à reflets métalliques, passant du vert glaucescent au pourpre foncé, le plus ordinairement rougeûtres. Feuilles rapprochées , dressées, lâchement imbriquées, oblongues-lancéolées, étroites, légèrement décurrentes, un peu relevées et étroitement révolutées aux bords, entières, très superficiellement denticulées vers le sommet; une forte nervure s’avance jusqu’au sommet qui est aigu ou brièvement acuminé ; long. 2 172 mill., larg. 192—374 mill. ; cellules basilaires carrées, en grand nombre; les autres linéaires-hexagones, légèrement flexueuses. Fol. de l’involucre peu distinctes des caulinaires, plus étroites, plus longuement acuminées, les intimes un peu plus petites; archégones peu nombreux; paraphyses abondantes. Vaginule oblongue , noirätre. Pédicelle pourpre, dressé, souvent un peu flexueux, recourbé au sommet; long. 15—25 millim. Capsule pendante, pourpre, à la fin d’un brun sombre décoloré, terminée à la base par un col assez long, rétréci, légèrement resserrée au-dessous de l’orifice ; long. 2—3 millim., diam. 374 millim. Opercule convexe élevé, apiculé, d’un rouge foncé brillant. Un anneau large, formé de 2—3 séries de cellules. Lanières du péristome très ouvertes sur la carène; 2—3 cils inégaux , les plus longs fortement appendiculés. Spores jaunâtres. Plante mâle distincte ; fol. nerviées, courtes; paraphyses grêles. — Juillet-août.

Anfractuosités et fissures des rochers exposés au midi, dans les endroits où il y a un faible suintement d’eau. C. et fertile sur le granite dans les vallées des deux versants des Hautes-Vosges , à partir de 400—500 m. jusqu'aux plus hauts sommets ; vulle part plus commun ni mieux fructifié que dans la vallée de Menaurupt, entre Vagney et Gérardmer; existe aussi çà et là , mais toujours stérile sur les rochers de grès des montagnes et des collines inférieures : grès rouge et grès vosgien , à Saint-Dié, Angomont (B.), Sarrebrück et Steinbach (Winter), sur le mélaphyre, près de Cuse! (Schultz), Oberkirchen (Winter), sur la grauwacke à Sarrehælzbach

392 16° GENRE : BRYUM.

(Winter). Cette espèce des terrains siliceux n’existe pas dans le Jura. — Dans toutes les montagnes nn peu élevées de France, Alpes , Pyrénées, Cévennes, montagnes du Centre, Ardennes , falaises du Calvados ; dans le Var : Hyères, le Luc (Hanry).

00. Capsule rousse, fauve ou brune. (E. 170—177.) 4. Feuilles marginées (*) (E. 170—173.)

170. Bryum pseudotriquetrum Schwægr. Suppl. 1, p.", p. 110 (exclure le synonyme de B. bimum Schreb.); Bryol. eur. t. 364; Billot, exsicce. cont. n° 3982; Bryum bimum. Stirp. Vog.-Rhen. n° 223 (non Schreb.), voir l'étiquette du n° 1216.

Tige dressée , vigoureuse (long. 2—4 centim.); touffes bombées, profondes, enlacées par un feutre radiculaire abondant ; la tige , les feuilles à la base et les radicules sont ordinairement colorées en rouge vineux ou, à la fin, brunâtre. Feuilles ovales-oblongues, étalées-dressées, à l’état humide, serrées, incurvées à l’état sec, fortement révolutées de la base jusque près du sommet, marginées (3—4 séries de cellules linéaires), munies d’une forte nervure qui s’avance jusqu’au sommet (qui est brièvement acuminé), ou même dépasse le limbe, denticulées vers l'extrémité ; long. 3 172—4 mill., larg. 1 174—1 172 mill. ; cellules basilaires subrectangulaires, 3—4 fois aussi 1. q. L., les moyennes hexagones-tronquées, les supérieures rhombées, à parois épaisses. Fol. intimes de l’involucre (4—5), plus petites, ovales-lancéolées, triangulaires ; 15—°25 archégones; paraphyses nombreuses. Vaginule conique-oblongue. Pédicelle d’un pourpre foncé, ferme, dressé ; long. 2—5 centim. Capsule allongée, oblongue subcylindrique, très peu rétrécie sous l’orifice, munie à la base d'un long col insensiblement atténué, souvent un peu bombée à la face inférieure, pendante, oblique ou subhorizontale, d’un brun rougeätre obscur; long. 3—4 millim., diam. 1—1 174 millim. Opercule convexe, apiculé. Lanières du péristome tres ouvertes sur le dos; 38 cils appendiculés. Fleurs mâles sur une plante distincte, capitulformes, épaisses; fol. ovales, brièvement acuminées, concaves, étalées, dressées; anthéridies grandes, oblongues, extrêmement nombreuses ; paraphyses molles, un peu plus longues. — Juin-septembre.

(*) Ce caractère n’est pas toujours ici d’une netteté parfaite ; dans les cas douteux, il faudra donc contrôler aussi les descriptions des espèces de la section suivante : « 2. Feuilles non marginées. »

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