‹ Muscinées (mousses, sphaignes, hépatiques)Chapitre 158 sur 395 · BRYUM PALLESCENS · texte numérisé non relu

BRYUM PALLESCENS

lucre plus longuement acuminées ; 10—12 archégones d’un rouge vif; paraphyses molles. Pédicelle rougeätre ; long. 10 millim. Capsule pendante à la suite d’une courbure rapide du pédicelle, obovée-oblongue, munie d’un col atténué, peu distinct; long. 1 192 millim., diam. 374 millim. Opercule convexe-conique. Un anneau formé de deux séries de cellules inégales. Dents du péristome päles, finement granuleuses au sommet ; membrane interne élevée; lanières percées de grandes ouvertures; 2 cils appendiculés.

Belledone, près du lac Grand-Domênon, dans les Alpes du Dauphiné; alt. 2500 m. — Août 1862 (Ravaud).

Bryum Muehlenbeckii Br. Sch. Bryol. eur. t. 381.

Tige allongée, radiculeuse ; touffes denses, offrant quelque ressemblance avec celles du B. alpinum, mais plus grèles et d’un vert olivätre. Feuilles dressées-imbriquées, carénées-concaves, oblongues, allongées, rétrécies-subaiguës ou presque obtuses, munies d’une forte nervure brune qui s’arrête au sommet, révolutées aux bords, non marginées, formées de cellules molles. Capsule pendante, oblongue, munie d’un col distinct, à la fin resserrée sous l’orifice, brune. Un large anneau. Cils du péristome appendiculés.

Rochers humides des montagnes élevées. Alpes du Dauphiné : Villardd’Arène (Ravaud). — Saint-Gotthard (Mühlenbeck).

Bryum Blindii Br. Sch. Bryol. eur. t. 383. — Tiges dressées, très divisées, chargées*de radicules, julacées, d’un vert pâle à la surface; feuilles moyennes imbriquées, oblonques-lancéolées, mutiques, planes aux

NA ? ÿ ] bords, entières; nervure non excurrente; tissu mou, à grandes mailles. Capsule pendante, obovée, renflée, courte, munie d’un petit col, très resserrée à l’orifice, à la fin d’un brun noir. Un anneau très large.

Sur la terre arénacée ou argileuse, dans les Alpes de la Rhétie ou de Salzbourg (Blind, Schimper).

+++. Plantes monoïques. (E. 178.)

178. Bryum pallescens Schleich.exsicc.; Schwægr. Supp. 1, sect. 11, p. 107, t. LXXV; Bryol. eur. t. 359; Stirp. n° 7928.

Tige courte (10 mill.), ou plus élevée (35—40mill.), dressée ; imnovations nombreuses, dressées; toufles ordinairement très denses, d’un vert souvent jaunätre à la surface, enlacées par

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un feutre radiculaire brun, abondant. Feuilles dressées, concaves à l’état humide, carénées et tordues sur elles-mêmes à l’état sec, ovales ou oblongues- lancéolées, rétrécies, finement acuminées (nervure longuement excurrente), révolutées aux bords jusque près du sommet, très peu sinuolées à la base de l’acumen, marginées (plusieurs séries de cellules linéaires, épaissies, jaunâtres); long. 3 172—5 millim., larg. 1—1 17 millim. ; cellules à parois fermes; les basilaires rectangulaires, courtes ; les moyennes hexagones-tronquées, les supérieures rhombées, courtes. Fol. externes de l’involucre peu distinctes ; 83—4intimes ovales-lancéolées, acuminées, plus petites; archégones 8— 15; paraphyses molles, très nombreuses. Vaginule courte, renflée. Pédicelle pourpre, dressé, arqué au sommet; long. 90—50 millim. Capsule pendante ou penchée, à la fin horizontale, oblongue-claviforme ou obovée, symétrique, à peine resserrée sous l’orifice, munie d’un col atténué, aussi long ou plus long que le sporange, d’abord jaunâtre, à la fin brune; long. 2 172— 4 172 millim., diam. 1—1 174 millim. Opercule petit, coniqueaigu, ou convexe- apiculé. Dents du péristome pâles, très lamelpre lanières brièvement acuminées, médiocrement ouvertes sur la carène : 2, plus rarement 3 cils longs, noduleux ou plus ou moins appendiculés. Fleurs mâles terminant un rameau distinct de la même plaute, capituliformes ; fol. florales externes courtes, ovales-triangulaires, acuminées ; les intimes beaucoup plus petites, ovales-acuminées; anthéridies grandes, nombreuses (20—50) ; paraphyses très abondantes, molles, souvent vertes au sommet. — Les feuilles à la base, les anthéridies, les archégones sont ordinairement colorés en rouge vif. — Juin-juillet.

< Sur les murs, dans les fissures des rochers. Granite et grès. Région montagneuse des Vosges. » (Mougeot, Statist.); sur le grès vosgien à Bitche (Schultz), sur le grès bigarré à Deux-Ponts (Bruch), dans la vallée de la Sarre à Mettlach (Winter); « dans toutes les localités > du Jura (Lesquereux).. Il nous semble moins commun et plutôt disséminé; nous l'avons recueilli, dans les Hautes Vosges, au Hohneck et au Rotabac, et, dans le Haut-Jura, au Mont-d’Or et au Suchet; M. Pierrat en a recueilli des formes vigoureuses" dans les fissures des rochers granitiques, sur les hauteurs de La Bresse. — Alpes du Dauphiné et de la Savoie, Pyrénées, Cévennes et montagnes de l’Auvergne.

Observations. Lesquereux indique, sur la terre au sommet du Chasseron, une var. d. subrotundum (B. subrotundum Brid. Bryol. univ. t. I, p. 673), à laquelle M. Schimper, dans un supplément au Bryologia et dans son Synopsis muscorum, reconnaît une valeur spécifique. Nous ignorons si la plante du Haut-Jura est la même que celle des Alpes de Salzbourg décrite par Bridel; d’autre part, le B. subrotundum, tel que M. Schimper le décrit, ne parait does du B. pallescens par aucun caractère sérieux, sinon par le bord des feuilles, qui reste plan dans

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