BRYUM TORQUESCENS
‘ la première, tandis qu’il est révoluté dans la dernière espèce. Tous les autres caractères assignés au 8. subrotundum par M. Schimper, conviennent à la var. du B. pallescens, que nous avons recueillie au sommet du Mont-d’Or : Tige courte (5—10 millim.), émettant des innovations nombreuses, dont les feuilles sont rapprochées en touffe vers le sommet; ces feuilles larges, ovales, concaves-imbriquées, longuement acuminées-cuspidées par l’excurrence de la nervure, marginées, révolutées aux bords jusqu'aux trois quarts; long. 2 millim., larg. 374—1 millim. Pédicelle court (15 millim.). Capsule courte, obovée; orifice à la fin dilaté ; long. 2 172 millim., diam. 1 174 mill. — Nous ne pouvons voir là qu’une forme du 2. pallescens, moins distincte du type ou des formes voisines que la v. cochlearifolium ne l’est du 2. capillare.
Bryum Sauteri Br. et Sch. t. 577. — Belle espèce des Alpes de Salzbourg caractérisée par sa tige courte, dressée, très ramifiée. Feuilles dressées, raides; les inférieures ovales-lancéolées, les supérieures oblongues-lancéolées, allongées, concaves, aiguës ou brièvement mucronées par l’excurrence de la nervure, entières et planes aux bords. Capsule pendante, piriforme-aliongée, régulière ou légèrement courbée, d’un rouge vif de sang, resserrée à l’orifice. Opercule petit, conyexe-conique, également d’un rouge vif.
+++. Plantes synoïques. (E, 179—183.)
o. Feuilles ovales ou oblongues, munies d’une nervure ordipaire. (E. 179—182.)
179. Bryum torquescens Br. et Sch. Bryol. eur. t. 358; Stirp. n° 1021.
Tige dressée, courte (5—10 millim.), émettant, au-dessous des fleurs, des innovations nombreuses ; gazons denses, bruns à la surface, radiculeux à l’intérieur. Feuilles moyennes rapprochées, dressées, lächement imbriquées, concaves, carénées à l’état humide, fortement tordues en spirale vers la droite, autour de la tige, à l’état sec, oblongues, finement acuminées par l’excurrence de la nervure, révolutées à la base, rarement jusqu’au milieu, munies, vers le sommet, de quelques dents rares et superficielles, marginées (3—4 séries de cellules linéaires, à parois plus épaisses); long. 1 172—2 millim., larg. 1 millim. ; cellules du tiers inférieur subrectangulaires , 4—5 fois aussi 1. q. L.; les supérieures hexagones-aigués, 3 fois aussi 1. q. 1. Fol. externes de l’involucre (3—6) dressées, lancéolées-allongées, longuement
406 17° GENRE : BRYUM.
acuminées, carénées, révolutées aux bords ; 2—3 intimes plus petites, finement acuminées ; 6—10 anthéridies grandes, oblongues ; 83—15 archégones ; paraphyses un peu plus longues, nombreuses. Vaginule oblongue. Pédicelle dressé-flexueux, pourpre; long. 25—35 mill. Capsule penchée ou presque pendante, à la fin horizontale, allongée, étroite, oblongue-subcylindrique, atténuée à la base, munie d’un long col, souvent légèrement arquée, un peu rétrécie sous l’orifice avant la chute de l’opercule, d’un brun passant au rouge vif; long. 4—5 millim., diam. 314—1 194 millim. Opercule grand, convexe, nettement apiculé, brillant. Un assez large anneau. Lanières du péristome percées de larges ouvertures sur la carène ; 3—4 cils aussi longs, appendiculés. Spores médiocres, pâles. — Mai-juin.
RR. Vieux murs de la citadelle de Strasbourg (Kneïff, 1822) Sur l'étiquette du n° 1021 des Stirpes vog.-rhen., le D' Mougeot attribue l'honneur de cette découverte à Nestler, tandis que M. Schimper (Syn. musc.) la rapporte à Kneiff. Quoi qu’il en soit, ces deux botanistes n’ayaient reconnu cette plante comme espèce distincte ni l’un ni l’autre. — C. dans toute la région méditerranéenne : Var, Bouches-du-Rhône, remonte dans les Cévennes jusqu’à la Haute-Vienne (Lamy); se retrouve sur le littoral de la Manche : Urville (Le Jolis); aux environs de Paris: Port-Villez (Cosson) ; en Belgique (Marchal).
180. Bryum bimum Schreb. FI. lips. p. 83; Bryol. eur. t. 363; Stirp. n° 1216.
Plante très semblable au B. pseudotriquetrum, croissant également dans les marais, les lieux très humides; les touffes sont de même colorées en rouge vineux obscur, surtout à l’intérieur, tres radiculeuses ; les feuilles sont de même forme, oblongueslancéolées, révolutées, marginées, légèrement denticulées vers le sommet, du reste dressées-étalées, concaves à l’état humide, rapprochées de la tige et légèrement crispées à l’état sec. La capsule est pendante, oblongue-piriforme, atténuée à la base, de couleur brune ou rougeâtre-foncée, l’opercule convexe-élevé, apiculé. Les différences sont les suivantes : Fleurs synoïques (6—10 anthéridies assez grandes ; 5—10 archégones; paraphyses peu nombreuses); les tiges restent courtes (5—10 millim.); les touffes soni peu fournies, souvent même les plantes croissent isolées ; les feuilles sont plus espacées, nettement acuminées par l’excurrence de la nervure. Le pédicelle atteint ordinairement 30 millim.; la capsule est moins développée; long. 2 172—3 172 millim., diam. 1 172 millim. — Mai-août.
Disséminé dans la plaine et les montagnes des Vosges, du Jura; nulle part très commun, — Cà et là dans toute la France,
181, BRYUM INTERMEDIUM. 407
181. Bryum intermedium Web.et Mohr, Tasch. p. 283; Bryol. eur. t. 356; Stirp. n° 927.
Tige dressée, courte (5—15 millim.), émettant des innovations nombreuses ; touffes denses, très enlacées par desradicules, brunes à l’intérieur, vertes à la surface. Feuilles dressées-étalées, concaves-triquètres à l’état humide, plissées, flexueuses, non contournées à l’état sec; les moyennes ovales, les supérieures oblongues-lancéolées, acuminées (nervure assez longuement excurrente), révolutées jusque près du sommet, non marginées, entières ; long. 2 172—3 millim., larg. 1 millim.; tissu comme dans le B. pallescens. Fol. intimes de l’involucre (3—4) plus petites, plus légèrement acuminées ; 10—15 archégones ; anthéridies de grandeur moyenne, en même nombre, ou plus nombreuses (20—25); paraphyses plus longues, abondantes. Pédicelle dressé, flexueux, pourpre; long. 20—30 millim. Capsule horizontale ou oblique, plus rarement pendante, obovée-oblongue, un peu bombée, resserrée à l’orifice, brusquement terminé par un col étroit, courbé, d’un brun obscur; long. 2 172—3 millim., diam. 1—1 172 millim. Opercule convexe-conique, distinctement apiculé. Un large anneau. Péristome petit, pâle. Lanières percées d’ouvertures oblongues sur la carène ; 2—3 cils brièvement appendiculés. — Eté.
RR. Rochers de grès vosgien, près de Deux-Ponts, carrières de Blieskastel (Bruch), Kaiserslautern (Schimper), Bitche (Schultz) ; environs de Münster (Blin1) Lesquereux l’indique, dans le Jura, « depuis la plaine jusque sur Les hauts sommets, » et en particulier au Chasseron. Cette espèce nous paraît rare dans nos contrées, où nous ne l’avons pas encore rencontrée. — Tarn : La Cabarède (M.-D. J).
Bryum cirratum Hoppe et Hornsch. Bot. Zeit. 1819; Bryol. eur. t. 357.
Tige courte, ou émettant, dans les lieux humides, de longs jets grêles ; touffes denses, enlacées par des radicules abondantes, vertes à la surface. Feuilles dressées-étalées, oblongueslancéolées, rétrécies, finement et longuement acuminées par l'excurrence de la nervure (cet acumen denté), révolutées, entières, très étroitement marginées. Capsule pendante, obovéeoblongue, symétrique. Opercule convexe-apiculé. Plante assez variable, tenant le milieu entre les B. bimum et intermedium ; Milde (Bryol. siles. p. 211) semble la confondre avec l'espèce suivante.
408 17° GENRE : BRYUM.
Alpes du Dauphiné : Villard-d’Arène (Ravaud), Lautaret (Mougeot), de la Savoie : Lanslebourg (Besch. R D.) ; Pyrénées : Val d’Esquierry, Port de Vénasque (Jeanbernat). — Cette espèce a été indiquée à Deux-Ponts, où il paraît qu’elle ne se trouve pas (Bryol. eur. G. Bryum, p. 48).
182. Bryum cuspidatum Schimp. M'; B. bimum b. cuspidatum Br. Sch. Bryol. eur. p. 50; Sch. Syn. p. 358.
Tiges dressées, atteignant 30—35 millim., fastigiées ; touffes denses, très enlacées de radicules, brunes à l’intérieur, d’un beau vert soyeux, à reflets légèrement jaunâtres à la surface. Feuilles rapprochées en touffe au sommet des innovations, dressées, carénées-concaves, un peu tordues à l’état sec, fortement revolutées jusqu’au sommet, entières, ne semblant pas marginées, du moins vers le sommet , oblongues, insensiblement rétrécies et terminées par une très longue pointe subulée, entière, brune, formée par l’excurrence de la nervure; long. 8 millim., larg. 1 174 millim. ; tissu des espèces voisines. Fleurs synoïques: quelques fol. intimes plus petites; 1520 anthéridies courtes, épaisses ; archégones moins nombreux ; paraphyses grêles, allongées. Vaginule chargée des débris de la fleur. Pédicelle épais, d’un rouge-brun : long. environ 20 millim. Capsule très penchée, rarement tout à fait pendante, souvent horizontale à la fin, brievement ovale-oblongue, un peu resserrée à l’orifice, terminée par un col très distinct, très étroit, atténué; elle-même brune, à parois peu solides ; long. 2—2 172 millim., diam. 1 millim. Opercule convexe, apiculé. Un anneau formé de deux séries de cellules. Péristome petit, peu solide, peu élevé ; lanières courtes, percées sur la carène; 1—3 cils médiocres, appendiculés.
Rochers légèrement humides ; Deux-Ponts (Bruch); sur le grès vosgien, près de Bitche (Schultz); La Schlucht (Schimper), Schlosswald (Blind) — Alpes du Dauphiné (Ravaud).
00. Feuilles lineaires-subulées, munies d’une très large nervure. (E. 183.)
183. Bryum piriforme Hedw. Hist, Musc.; Bryol. eur. t. 355; Stirp. n° 31; Schullz, Flor. Gall. et Germ. exsicc. n° 1186.
Tige dressée, simple, tres grêle, innovant au-dessous des fleurs et à la base; long. 10—30 millim. ; touffes grêles ou étendues, tres délicates, peu denses, d’un beau vert jaunâtre ou doré,