‹ Muscinées (mousses, sphaignes, hépatiques)Chapitre 161 sur 395 · BRYUM LUDWIGI · texte numérisé non relu

BRYUM LUDWIGI

millim. ; cellules grandes, subhexagones, 6—8 fois aussi 1. q. 1.; les supérieures rhombées, plus courtes; celles des bords plus étroites et plus allongées ne forment cependant pas de marge distincte.

Près des sources, au sommet de l’escarpement du Castelberg, au Hohneck (Blind, B.) ; c’est sans doute la même plante que Lesquereux indique dans le Jura, dans le lit desséché des torrents, sur Les débris arénacés des sources, à La Vaux, près de Fleurier, à la Fruitière des Buttes —Alpes du Dauphiné (Ravaud, Mougeot).

185. Bryum Ludwig Schwægr. Suppl. 1, sect. 11, p. 95, t. LXVIIT; Bryol. eur.t. 354; Stirp. n° 831 : Webera Ludwigii Schimp. Syn.

Tige grêle, déprimée par la pression des neiges, émettant, vers l'extrémité, des innovations solitaires ou peu nombreuses, dressées, allongées, souvent très grêles, subcylindriques ; gazons plus ou moins étendus, d’un beau vert clair ou foncé ; long. des tiges 4—6 centim., des innovations 10—20 millim. Feuilles espacées, petites à la base, plus rapprochées et plus grandes vers le sommet ; les moyennes dressées , lächement imbriquées, serrées près de la tige par la dessication, oblongueslancéolées , rétrécies, aiguës ou brièvement acuminées, planes ou partiellement révolutées aux bords, finement denticulées sur le contour du tiers supérieur, non marginées, munies d’une nervure qui disparait un peu au-dessous du sommet ; long. 1 174 millim., larg. 172 millim.; cellules molles, à parois minces, presque toutes hexagones-aiguës, 3—5 fois aussi 1. q. 1.; quelques-unes seulement rectangulaires vers la base. Fol. externes de linvolucre dressées, plus grandes (long. 1 172—2 172 mill.), étroites, lancéolées, plus longuement rétrécies-acuminées, révolutées aux bords ; 3—4 intimes plus petites, du reste semblables; 10—20 archégones; paraphyses nombreuses. Vaginule cylindrique. Pédicelle pourpre, grêle, flexueux, géniculé à la base; long. 10—15 millim. Capsule pendante, ou diversement inclinée à la suite d’une flexion brusque du pédicelle, brièvement obovée-piriforme, bombée en dessus, terminée par un petit col atténue, arqué, dilatée à l'orifice; elle est généralement petite, d’abord glaucescente, à la fin d’un brun noir ; long. 1 1792 millim., diam. 3/4—1 millim. Opercule convexe-apicule, d’un jaune clair. Un anneau formé de cellules courtes. Péristome jaune-pâle; dents étroites, peu lamellifères; lanières ouvertes sur la carène; 2—3 cils longs, noduleux. Plante mâle distincte ; fleurs capituliformes; fol. florales nombreuses (10— 15); les externes dressées, ovales-lancéolées, aiguës; les intimes dilatées à la base, concaves ; anthéridies oblongues, mé-

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diocres (20—40); paraphyses légèrement renflées, abondantes. — Août-septembre.

RR. Sur la terre sablonneuse humide, au sommet de l’escarpement du Castelberg, au Hohneck (Mougeot) — Haute-Savoie, col du Prat, bords de la mer de Glace (Puget), Pyrénées, Cévennes dans Le Tarn, à Larroque de Vère (Jeanbernat).

186. Bryum carneum Linn. Spec. pl. ; Bryol. eur. t. 353; Stirp. n° 1020; Webera carnea Schimp. Syn.

Tige dressée ou ascendante, peu radiculeuse, émettant, audessous des fleurs, de nombreuses innovations grêles; long. 15—95 millim.; gazons tendres, d’un vert clair, envahis à la base par les terres argileuses. Feuilles moyennes des tiges fertiles dressées, légèrement étalées, largement lancéolées, aiguës, denticulées sur le contour de la moitié supérieure, planes ou légerement révolutées aux bords; la nervure pâle ou brune s’avance jusque près du sommet; long. 2 172—5 millim., larg. 192—278 millim.; cellules presque uniformes, molles, à parois minces, allongées, 8—10 fois aussi 1. q. L., hexagones, aiguës ou tronquées, rarement rectangulaires même à la base; les marginales, plus étroites et plus allongées, semblent parfois former une légère bordure. Les feuilles des jets stériles espacées, étalées, beaucoup plus petites. Fol. externes de l’involucre dressées, lancéolées-linéaires très étroites, acuminées, denticulées, nerviées jusqu’au sommet ; les 2—38 intimes linéaires, plus courtes; 10—15 archégones ; quelques paraphyses courtes. Vaginule oblongue. Pédicelle délicat, dressé, flexueux, d’un rouge de sang à la base, plus pâle au sommet ; long. 10—20 millim. Capsule pendante, petite, élégante, brièvement obovée-piriforme,avant la chute de l’opercule, infundibuliforme ou campanulée, très dilatée à l'orifice, après la sporose, de couleur de chair, mais noircissant bientôt, terminée par un petit col attenué; long. 1—1 172 millim., diam. 1 millim. à l’orifice. Opercule convexe, brièvement et obtusément apiculé. Pas d’anneau. Péristome petit; dents d’un rouge brun; lanières étroites, très ouvertes sur la carène ; 2—3 cils aussi longs, noduleux. Plante mâle distincte. — Avril-juin.

R. N'a pas encore été signalé en Lorraine. Assez répandu en Alsace, sur les bords argileux et humides du Rhin, près de Strasbourg (Schimper), près de Deux-Ponts (Bruch), de Landan et de Gemersheim (Gümbel), Waldhausen (Schultz); G. au pied du Jura, du côté de la Suisse; bords des fossés de Thièle (Curie), derrière le Chanet de Boudry (Chapuis), murs de Serrières (Chaillet), fossés desséchés de Grandson (Lesquereux).— M. l'abbé Puget nous en a communiqué de beaux échantillons, de Thonon (Haute-Savoie); Isère (Ravaud); Var, Basses-Alpes (De Mercey); Tarn, Haute-Garonne (Jeanbernat); Manche (Le Jolis); Environs de Paris (Gosson, Graves).

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