BRYUM ANNOTINUM
Bryum Tozeri Grev. Scot. Fl.; Bryol. eur.t. 353.
Cette espèce diffère du B. carneum par ses feuilles obovéesoblongues, brusquement acuminées, nettement marginées, entières, munies d’une nervure qui ne s’avance guère au delà du milieu. La capsule est plus allongée, oblongue, jaune-orangée, à la fin rousse ; le péristome est jaunâtre. Un anneau persistant.
Lieux humides argileux, dans le sud-ouest de la France; Pau (R, Spruce), Bordeaux (Durieu), environs d'Angers (H. de la Perraudière, Bescherelle).
Bryum pulchellum Hedw. Muse Frond.; Bryol eur. t. 352.—Egalement voisin du B. carneum , mais distinct, d’après les auteurs du Bryol. eur., par la délicatesse du port, des feuilles plus raides et plus brillantes, un tissu cellulaire plus compacte, la tenuité du pédicelle qui se dilate brusquement dans le col capsulaire, la capsule plus ramassée, toujours symétrique et rétrécie à l’orifice, la forme plus aplatie de l’opercule, l'exiguité du péristome.
Alpes de la Carinthie, du Tyrol et de la Suisse.
187. Bryum annotinum Hedw. Spec. Muse. p. 1838, t. XLIIT; Bryol. eur.t. 352; Stirp. n° 928.
Tige dressée, grêle, simple ou rameuse, peu élevée (5—10 millim.). Feuilles moyennes dressées, peu denses, étroitement ovales-lancéolées, aiguës ou brièvement acuminées, planes aux bords, denticulées sur le contour du tiers supérieur, munies d’une nervure verte qui s’avance Jusqu'au sommet ; long. 1 174 millim., larg. 173 millim. ; cellules à parois fermes, subhexagones, aiguës ou rhombées, 3—6 fois aussi L. q.1.; sur les jets grèles, les feuilles sont plus espacées, peu étalées, plus étroites, révolutées aux bords vers le milieu. Fol. externes de l’involucre rapprochées, dressées (8—15), plus allongées (2 millim.}, étroites, lancéolées, plus longuement rétrécies, acuminées, plus fortement révolutces; 2—3 intimes plus petites, moins denticulées au sommet; 6—10 archégones; paraphyses plus longues, peu nombreuses. Vaginule subcylindrique. Pédicelle rougeûtre, dressé, flexueux ; long. 15—20 millim. Capsule pendante, oblique ou subhorizontale, régulière, étroitement obovée-oblongue, très peu resserrée à l’orifice, terminée par un col atténué, d’un brun pâle ; long. 2 172—3 millim., diam. {—1 174 mill. Opercule convexe, brièvement apiculé. Un anneau formé de 2 séries de cellules médiocres. Lanières du péristome denticulées au sommet, percées d'ouvertures étroites sur la carène ; 2—3 cils noduleux, longs ou parfois rudimentaires. Fleurs mâles sur une plante distincte. — Juin-juillet.
414 172 GENRE : BRYUM.
Sables humides, revers des fossés, rochers frais, sur le grès vosgien dans la région montagneuse des Vosges (Mougeot); Tomblaine, Fonds de Toul (Godron) ; Limbach et Deux-Ponts (Bruch), environs de Sarrebrück (Winter). Prairies sablonneuses, dans le Jura (Schleicher) — Cette espèce, rare dans nos contrées, est indiquée, çaet la, dans presque toute la France. — N.B. A l’aisselle des feuilles, sur les rameaux, on rencontre quelquefois des bulbiiles terminées par des appendices foliacés.
TT. Plantes monoïques. (E. 188—190).
188. Bryum elongatum Dicks. Crypt. fase. IL, p. 8; Bryol. eur. t. 345; Stirp. n° 32; Schultz, Herb. nonn. n° 190; Webera elongata Schimp. Syn.; Billot, exsice. cont. n° 3974.
Tige dressée, noire, sans feuilles et garnie de radicules d’un beau brun violacé à la base, grêle, simple, innovantau-dessousdes fleurs ou plus habituellement de la base, courte ou assez allongée (long. 420 millim.); gazons très lâches, très peu fournis ou plus denses, d’un vert jaunâtre brillant, à reflets légèrement métalliques. Feuilles inférieures espacées, petites, ovales-lancéolées; les supérieures rapprochées, beaucoup plus grandes, formant sur les tiges fertiles une touffe terminale allongée, un peu ouverte, lancéolées-acuminées, allongées, denticulées sur le contour de leur moitié supérieure, munies d’une forte nervure brune qui se prolonge jusqu’à l’extrémité, non marginées, souvent un peu tordues au sommet; long. des petites feuilles espacées 374 millim., des grandes feuilles coronales 2 172—5 172 millim.; larg. 172 millim; cellules grandes, fermes; les basilaires rectangulaires hyalines, 2—3 fois aussi L. q. L., les autres rhombées ou hexagones, 4—6 fois aussi L. q. l. 10—15 anthéridies oblongues, groupées à l’aisselle des feuilles supérieures, accompagnées de paraphyses courtes et grêles, parfois oblitérées ; 10—15 archégones renfermés dans un cercle intérieur de folioles involucrales plus petites, plus étroites, acuminées, plus fortement dentées : paraphyses peu nombreuses. Vaginule cylindrique, chargée d’archégones flétris. Pédicelle pourpre ou rougeâtre, à la fin décoloré; long. 15—40 millim. Capsule d’un jaune clair, souvent plus colorée en dessus, oblique, subhorizontale, à la fin presque dressée, légèrement arquée, oblongue ou obovée, allongée, terminée par un col grêle, distinct, aussi long ou plus long que le sporange ; long. 3—5 millim., diam. 374— 1 millim ; les plus longues sont les plus étroites. Opercule conique-aigu, ou convexe, terminé par un petit bec droit ou oblique. Un anneau étroit formé de 2—3 séries de cellules oblongues. Dents du péristome jaunes, lamellifères ; membrane interne n’atteignant que