BRYUM NUTANS
le tiers de la hauteur des dents; lanières étroites, acuminées, denticulées vers le sommet, entières sur la carène (la ligne dorsale est seulement plus transparente ; 1—2 cils faibles, parfois rudimentaires. Spores grandes, d’un jaune brun, muriquées.— Août-septembre.
Sur la terre, dans les fissures des rochers siliceux, granitiques ou arénacés. Sur le grès vosgien à Bruyères (Mougeot); abondant près de Bitche (F. Schultz); à Saint-Dié, Deyvillers, Lützelbourg (B.); Sarrebrück (Winter); sur le granite, dans les Hautes-Vosges, Hohneck (Mougeot, B.), environs de Vagney (B.), de Planois et de La Bresse (Pierrat) ; du reste disséminé presque partout dans les Hautes-Vosges granitiques, rarement abondant, presque toujours en petite quantité dans chaque endroit.
189. Bryum longicollum Swartz, Dispos. meth. p. 49; Bryum elongatum v. longicollum Bryol. eur. t. 346; Webera longicolla Schimp. Coroll. et Syn.; Stirp. n° 1409.
Selon M. Schimper, cette plante diffère de l’espèce précédente par ses tiges élevées, formant des touffes denses, bombées; par ses feuilles successivement plus grandes, plus larges, d’un vert doré brillant; par sa capsule plus solide, de couleur plus foncée, munie d'un col plus court, brusquement terminé à la base. Si on réunit les B. badium et Kunzei au B. cœæspititium, la var. cochlearifolium au B. capillare, etc., on doit, pour être conséquent, réunir aussi le B. longicollum au B. elongatum. C’est une forme plus trapue, propre aux montagnes élevées, et qui se relie au type par une infinité de variations insensibles. Les nombreux échantillons que M. Pierrai nous a communiqués de la Basse-des-Faings, commune de La Bresse (alt. environ 1000 m.), nous conduisent comme forcément à cette manière de voir.
Cette variété longicollum du B. elongatum, rare dans nos contrées, où elle ne se trouve que dans les fissures des rochers du Hohneck et de nos plus hautes montagnes, éxiste aussi dans les Alpes de la Savoie, du Dauphiné, etc.
190. Bryum nutans Schreb. Spicil. F1. lips. p. 81; Bryoleur. t. 347 ; Stirp. n° 220, 1293 et 1224; Webera nutans Hedw. Schimp. Syn.; Billot, exsicc. cont. n° 3975 (B. crudum).
Tige courte ou médiocre (5—30 millim.), noire et nue à la base, dans les formes élancées, simple, dressée, innovant de la base, très rarement par continuation des jets stériles, ou au-dessous des fleurs ; touffes lâches ou plus souvent compactes, radi-
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culeuses à la base, d’un vert vert foncé ou jaunâtre, à reflets métalliques, plus ou moins vifs. Feuilles inférieures squamiformes, ovales-aiguës, les autres successivement plus grandes, ou les supérieures brusquement rapprochées en touffe au sommet, dressées , ovales-lancéolées ou oblongues, aiguës ou brièvement acuminées, souvent à demi tordues à l'extrémité, planes aux bords ou plus ou moins révolutées inférieurement ; les inférieures presque entières, les supérieures garnies de dents croissantes vers le sommet, et d'une nervure qui atteint l’extrémité ou s’arrête re nement au-dessous ; long. des feuilles supérieures 1 192—38 172 millim., larg. 172—874 millim. ; cellules de la base rectangulaires, hyalines; plus haut, elles sont rhombées, puis hexagones-aiguës, et enfin celles du sommet des feuilles supérieures sont linéaires-flexueuses, 8—10 fois aussi 1. q. L, ou seulement rhombées-subhexagones , et 5—6 fois aussi 1. q. L. ; ces cellules ont des parois fermes, assez épaisses. Fructification : 4—10 anthéridies groupées à l’aisselle des feuilles supérieures, avec ou sans paraphyses, puis un cercle, plus ou moins net, de fol. plus petites, lancéolées-aiguës ; 1015 archégones, paraphyses rares. Vaginule conique ou cylindrique. Pédicelle dressé,
rougeâtre, pâle au sommet, de longueur variable (15—60 mill.).
Capsule d’abord pendante, à la fin horizontale ou obliquement dressée, subcylindrique, oblongue ou claviforme, munie d’un col atténué , plus court que le sporange, et plus ou moins distinct, légèrement ou fortement resserrée sous l’orifice; long. 3—5 millim., diam. 394—1 millim. ; elle est d’abord pâle verdâtre, à la fin couleur de brique. Opercule convexe, apiculé, petit. Un anneau large, formé de deux séries de grandes cellules, tombant presque d’une pièce. Péristome peu hygrométrique; dents jaunâtres, fortement lamellifères; membrane interne atteignant presque la mi-hauteur des dents. Lanières très ouvertes sur la carène ; 2—3 cils longs, parfaits. — Mai-juillet.
Plante excessivement variable. Formes principales :
a. vulgare N. Boul.'— Tige médiocre (10—20 millim.); touffes compactes, d’un vert jaunâtre. Feuilles rapprochées en touffe au sommet, denticulées à partir du milieu ; long. 1 172— 2 millim. ; cellules supérieures linéaires, allongées. Dédicelle long de 90—35 millim. Capsule subcylindrique ou claviforme, légèrement resserrée sous l’orifice ; long. 8 192—4 172 millim.
Dans les fissures des rochers de granite et de grès vorgien, daus toutes les Vosges.
b. subdenticulatum Br. Sch. (Webera subdenticulata Brid. Bryol. univ. t. 1, p. 634); Stirp. n° 1124. — Touffes denses,