ATRICHUM UNDULATUM
undulatum Linn. Spec.; Catharinea undulata Web. et M. ; Stirp. n° 131.
Tige rougeätre , dressée, innovant sur le rhizome, plus rarement divisée ; long. 2—4 centim. ; touffes peu compactes, d’un verttriste et sombre, jaunâtre dans les lieux découverts. Feuilles inférieures espacées, squamformes ; les supérieures très agrandies, formant une touffe oblongue , longuement lancéolées, aiguës, transversalement ondulées, marginées (2—3 séries de cellules étroites), garnies, sur le contour de la moitié ou des deux tiers supérieurs, de grandes dents espacées, simples ou doubles ; sur le dos du tiers supérieur, se voient aussi des dents nombreuses, groupées ; à la face supérieure , quelques lamelles (4—8), peu élevées ; long. 5—7 milhim., larg. 1—1 174 millim.; à l’état sec, les feuilles sont fortement crépues, incurvées; à l’état humide, elles sont dressées par la base qui n’est pas dilatée, très étalées, ascendantes par l'extrémité, légèrement concaves. Cellules du tiers inférieur rectangulaires, 2—3 fois aussi 1. q. L.; les autres carrées-subarrondies ou obscurément hexagones, un peu dilatées transversalement ; toutes à parois épaisses et renfermant des grains nets de chlorophylle. Fol. de l’involucre élargies à la base, longuement rétrécies, canaliculées et très ondulées; archégones peu nombreux {1—3) ; paraphyses filiformes, courtes. Vaginule conique , peu distincte. Pédicelle rougeâtre, pâle vers le sommet, droit ; long. 20—40 millim. Capsule dressée, oblique ou subhorizontale, surtout à la fin, presque droite ou plus ordinairement arquée, cylindrique, allongée, arrondie à la base, un peu resserrée sous l’orifice, d’un vert foncé, à la fin d’un roux pâle; long. 4 millim., diam. 374 millim. Opercule grand, hémisphérique , débordant l’orifice capsulaire, d’un brun pourpre, surmonté d’un bec long, oblique , pâle. Péristome : membrane basilaire peu élevée; 32 dents lancéolées , obtuses, formées de 5—6 faisceaux cellulaires, dont les médians externes plus élevés, mais plus courts, sont de couleur orangée, et se termipent par un apicule libre, tandis que les latéraux sont blancs, opaques, papilleux. Coiffe pâle, descendant jusqu’au tiers ou au quart de la capsule, chargée, vers le sommet, de dents saillantes, analogues à celles des feuilles. Les innovations se terminent d’abord par les fleurs mâles, étroitement discoïdes; fol. externes grandes, d’abord concaves, puis étalées ; 4—5 fol. internes très petites , obovées , apiculées ; anthéridies oblongues ; paraphyses filiformes. L’axe se continue bientôt par prolification à travers la fleur mâle, et se termine enfin par la fleur femelle. — Automne et pendant l'hiver.
C. au bord des bois , dans Les clairières , les haies , Le long des sentiers, dans les ravins; partout, en plaine et dans les montagnes, sur tous Les terrains,
460 97° GENRE : ATRICHUM.
++. Fleurs dioïques. (E. 231—232.)
231. Atrichum angustatum Pr. Sch. Bryol. eur. t. 411; Schultz, Flor. G. et G. exsicc. et Herb. norm. n° 992; Polytrichum angustaium Brid. Suppl. |, p. 78; Catharinea angustata Brid. Bryol.; Stirp. n° 982. ;
Espèce très voisine de la précédente sous tous les rapports. Elle en diffère essentiellement par les fleurs mâles cyathiformes, sur une plante distincte. Du reste, elle est généralement moins développée dans toutes ses parties. La tige est plus courte (long. 10—20 millim.), assez souvent divisée. Les feuilles sont plus courtes (long. 4—4 172 millim.), plus raides, plus dressées, moins flexueuses, dentées sur le contour du tiers supérieur seulement ; Les dents dorsales sont également moins nombreuses; la nervure disparait immédiatement au-dessous du sommet. La capsule est plus généralement dressée, presque droite, plus étroite, d’un rouge vineux obscur ou brillant.
Rare ou méconnu, Dans les Basses-Vosges, à Deux-Ponts, sur le grès bigarré (Bruch), Sarrebrück (Winter), entre Housseras et Autrey, près de Rambervillers (B.); étangs desséchés des environs de Bitche, sur le grès vosgien (F. Schultz). — Aude (Roumeguère), Tarn (M -D. Jeanb.), Pyrénées : Bagnères-de-Bigorre (Schimper), Port de Vénasque (Jeanbernat).
232. Atrichum tenellum Pr. Sch. Bryol. eur. t. 412; Schultz, Herb. norm. n° 991 et bis; Catharinea undulata v. minor Stirp. n° 1018; Catharinea tenella Ræœhl. Ann.
Wett.
Tige courte (5—15 millim.), simple, dressée; gazons fournis, d’un vert intense. Feuilles rapprochées, dressées-étalées, concaves, se crispant par la séchere»se, à peine ou nullement ondulées, oblongques-lancéolées, aiguës, marginées, munies d’une pervure épaisse, un peu dentée vers l'extrémité, garnies, sur le contour de la moitié supérieure et au-dessous, de dents médiocres, de 2—4 lamelles, à la face supérieure, lisses sur le dos, à part les quelques denticulations de la nervure ; long. 2 192 mill., larg. ! millim.; cellules du quart inférieur rectangulaires, presque hyalines, 2—4 fois aussi 1. q. L.; les autres carrées ou hexayones, transversalement dilatées, renfermant des grains de chlorophylle gros et nets. Archégones peu nombreux (3—4). Pédicelle rougeûtre, dressé; long. 15—20 millim. Capsule oblique, rarement tout à fait dressée, oblongue-obovée, courte, brièvement atténuée à la base, légèrement dilatée à l’orifice,
932, ATRICHUM TENELLUM. 461
brune ; long. 1 172—2 millim., diam. 3/4—1 millim. Opercule grand, rougeâtre, terminé par un bec fin, oblique, long. Coiffe très oblique, longuement subulée, denticulée au sommet. Dents du péristome élevées. Fleurs mâles subdiscoïdes, sur une plante distincte. — Eté.
RR. dans les Hautes-Vosges : sur la vase dans un étang desséché, à Saint-Maurice, au pied du Ballon de Servance (B. et Pierrat, 1869); AC. dans les Basses-Vosges, dans les mêmes conditions, Limbach, près de
Deux-Ponts (Bruch), Bitche, Haspelscheidt, Sturzelbronn, Waldmobr, Wachenheim (F. Schultz), environs de Sarrebrück (Winter).
L 2 7° tribu : Trichostomées.
(Fam. Trichostomeæ Schimp. Syn., pro maxima parte).
Péristome (jamais nul dans les espèces de nos régions) : membrane basilaire plus ou moins élevée, parfois tubiforme; 16 dents divisées jusqu’à la base en deux branches filiformes, ou en réalité 32 dents, d’un beau rouge ferrugineux ou brunätre, très papilleuses, peu hygrométriques, dressées, souvent . tordues en spirale. Capsule longuement pédicellée, ovale-oblongue ou subcylindrique, ordinairement dressée et lisse, parfois aussi médiocrement arquée ou striée ; col peu saillant. Opercule conique. Coiffe glabre. Plantes molles. Feuilles de formes variables , d’un tissu opaque; cellules petites, carrées ou arrondies, papilleuses ; les basilaires plus grandes, rectangulaires et hyalines.
98° Genre : Barbula Br. Sch.
Capsule lisse, symétrique ou peu courbée; col peu distinct ; membrane basilaire du péristome souvent très élevée, tubiforme; dents filiformes, contournées, décrivant 2—4 tours de spire. Opercule conique-acuminé, formé de cellules disposées en séries spirales qui concordent avec celles des dents du péristome. Feuilles elliptiques, oblongues ou lancéolées-acuminées, fréquemment surmontées d’un long poil blanc dû à l’excurrence de la nervure, parfois chargées de filaments celluleux, à la face supérieure.
1°" sous-genre : Syntrichia Schimp. (Genre Syntrichia Brid.) — Pédicelle tordu vers la droite dans sa moitié supérieure. Capsule allongée; membrane basilaire du péristome élevée, en
462 98° GENRE : BARBULA.
forme de tube, et élégamment réticulée. Plantes robustes; feuilles grandes , elliptiques ou spatulées , planes ou révolutées aux bords, non infléchies munies d’une nervure non dilatée, dépourvues de filaments celluleux en dessus, souvent pilifères.
+. Fleurs dioïques. (E. 233—9235.)
2335. Barbula ruralis Âedw. Spec. Musc. p. 121; Fund. Muse. 1, t. 6, Il, p. 92; Stirp. n° 26; Bryum rurale Linn. Spec. e
Tige dressée ou ascendante, garnie de longues radicules qui naissent même sur le dos des feuilles, dichotome; innovations fastigiées ; long. 20—50 millim. ; gazons ou coussinets étendus, mous, d’un vert olivâtre, un peu grisonnants à la surface, bruns couleur de rouille à l’intérieur. Feuilles imbriquées à la base, puis recourbées à l’état humide, pliées, contournées à l’état sec, elliptiques, arrondies, souvent même émarginées au sommet, révolutées aux bords jusqu’au tiers supérieur , entières, piliferes (poil hyalin, flexueux, ordinairement chargé de dents très saillantes); long. 3—3 172 millim., larg. 1 172 millim.; cellules basilaires hyalines, rectangulaires , 2 fois aussi 1. q. L.; les autres carrées-subarrondies, opaques, surmontées de papilles nombreuses. Fol. externes de l’involucre un peu dilatées à la base ; 1—72 intimes plus étroites, rétrécies vers le sommet; 8-—15 archégones ; paraphyses filiformes, peu nombreuses. Vaginule conique, courte. Pédicelle pourpre, papilleux à la base, fortement tordu ; long. 10—20 millim. Capsule dressée, oblonguesubcylindrique , presque arrondie à la base, légèrement arquée, rarement tout à fait symétrique, brune; long. 4—4 172 millim., diam. 192—374 millim. Opercule conique- acuminé, allongé, un peu arqué. Un anneau étroit, persistant longtemps. Spores petites. Membrane du péristome pâle, élevée; dents finement papilleuses, d’un rouge de safran, formant deux tours de spire. Fleurs mâles capituliformes ; 5—6 fol. externes concaves , dressées-étalées ; 3—4 intimes courtes, brièvement apiculées, largement ovales, très concaves ; 15—30 anthéridies obonBRES allongées ; paraphyses très abondantes, claviformes, obtuses. - Mai-juin.
C sur tous les terrains, partout, en plaine et dans les montagnes ; a
terre sur les coteaux , les murs ombragés ou à demi découverts , à la base des troncs d’arbres.
Observations. À côté de ce type déjà très variable, nous