BARBULA RURALIS
devons signaler une série de formes, sur la valeur spécifique desquelles nous hésitons à nous prononcer.
1° Barbula intermedia Brid. Bryol. univ. t. 1, p. 586; B. ruralis b. rupestris Bryol. eur.; Stirp. n° 1407: Barb. intermedia Wils. var. rupestris Milde, F1. siles. p. 129. — Tige courte (10—720 millim.); coussinets denses, raides, souvent d’un brun noirâtre à la surface. Feuilles rapprochées, elliptiques, un peu contractées vers le milieu , légèrement carénées, presque planes, dressées-étalées à l’état humide, arrondies au sommet et terminées par un long poil blanc, légèrement denticulé ; cellules supérieures opaques ; papilles peu saillantes. Pédicelle court (8—10 millim.). Capsule presque symétrique, ovale-oblongue.
Rochers secs, surtout des terrains calcaires; grès vosgien en contact avec le calcaire , à Mutzig, Hohe-Barr près de Saverne: calcaire jurassique près de Neufchâteau (B.), muschelkalk près de Wissembourg (Schultz), bassin de la Sarre (Winter) ; calcaire jurassique à Besançon (Paillot).
+ 2° Barbula pulvinata Juratz. — Touffes denses, délicates, molles, très courtes (5—10 millim.) ; feuilles étalées, arquées, carénées , concaves, arrondies, légèrement émarginées et surmontées d’un poil presque lisse, souvent très court; cellules molles, distinctes, grandes ; papilles nombreuses et très saillantes. |
Troncs d'arbres près de Sarrebrück et de Wissembourg (Winter).
3° Barbula ruraliformis Besch. Bullet. Soc. bol. t. XI, p. 334. — Touffes robustes, élancées (2—4 centim.). Feuilles acuminées, scarieuses, terminées par un poil long, ou mème très long, flexueux, rouge-jaune à la base, hyalin et denté au sommet ; le limbe se continue le long du poil en une membrane subscarieuse denticulée, offrant des cellules hyalines plus allongées que dans les auires parties de la feuille. Les folioles de l’involucre femelle sont plissées.
Terrains sablonneux des environs de Paris, Angers, Dunkerque, Calais, Le Verdon (Gironde), Revin dans les Ardennes (Bescherelle), Manche (Le Jolis), Allier (Pérard) ; trouvé récemment à Besançon (Paillot).
Signalons encore la var. calva Bryol. eur., caractérisée par ses faibles dimensions, ses feuilles terminées par un mucron hispide, brun, par la capsule plus étroite; trouvée par MM. Durieu et Sagot sur des rochers calcaires humides, à Maillychàteau (Yonne). — Du reste, le Barbula ruralis type varie singulièrement. Les touffes sont courtes, raides, d’un brun noi-
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râtre sur les rochers secs, lâches, élancées, molles, d’un vert jaunâtre au pied des arbres, dans les lieux ‘ombragés : la longueur et la forme des feuilles , la longueur et la denticulation du poil qui les termine, présentent la plus grande inconstance.
234. Barbula aciphylla Pe Sch. Bra job eur. t. 165; Stirp. HIS:
Tige dressée ou ascendante, robuste, plusieurs fois dichotome, garnie de radicules jusque vers l'extrémité; long. 3—5 centim.; touffes lâches, profondes, d'un vert foncé, olivätre ou luride à la surface, d’un brun ferrugineux à l'intérieur ; branches souvent inégales. Feuilles assez rapprochées, carénéescoucaves , d’abord dressées-imbriquées, puis recourbées à l’état humide, crépues et rapprochées de la tige à l’état sec, largement oblongues-elliptiques, rétrécies, aiguës ou acuminées au sommet, et terminées par l’excurrence de la nervure en un long poil brun-rougeûtre, finement denticulé, révolutées jusqu’au milieu, entières; long. 2 172—3 millim., larg. t millim. ; cellules du tiers inférieur grandes , rectangulaires ou hexagonestronquées, environ 3 fois aussi |. q. L, presque entièrement hyalines, lisses; les autres opaques, carrées, arrondies vers le sommet, peliles surchargées de papilles abondantes ; la nervure elle-même est papilleuse. Fol. intimes de l'involuere (2—3) très élargies, engainantes, un peu plissées à la base, d’un tissu plus lâche ; 10—15 archégones ; paraphyses filiformes plus longues, nombreuses. Vaginule oblongue, courte, brune, garnie à la base des débris de la fleur. Pédicelle dressé, ferme, pourpre, d’abord tordu à gauche, puis fortement à droite dans la moitié supérieure ; long. 20—5 mill. Capsule ovale-oblongue, légèrement arquée, dressée, plus rarement tout à fait symétrique, brune; long. 2 192 millim., diam. 374 millim. Opercule conique-acuminé , long, droit ou légèrement arqué. Anneau persistant, formé ‘de cellules subrectangulaires, un peu allongées. Péristome : membrane tubuleuse, élevée, pâle; les dents forment 1—2 tours. Fleurs mâles sur une plante distincte, généralement moins élevée, mais aussi divisée; 4—6 fol. de plus en plus petites vers le centre, élargies à la base, ovales, imbriquées, brièvement acuminées, munies d’une nervure plus mince, qui néanmoins fait rarement défaut, même sur les fol. intimes ; anthéridies (10—20) oblongues , dilatées, médiocres ; paraphyses tres abondantes, claviformes ; le dernier article est toutefois atténué.
R. Lieux frais et ombragés, sur les pierres, dans la région alpestre du Haut- Jura : Chasseron et Chasseral (Lesquereux) , La Dôle (Schimper) ,. Suchet (B.).— Alpes de la Savoie (Puget, Paris), du Dauphiné (Ravaud); Pyrénées (Schimper).