‹ Muscinées (mousses, sphaignes, hépatiques)Chapitre 184 sur 395 · BARBULA LATIFOLIA · texte numérisé non relu

BARBULA LATIFOLIA

235. Prpula latifolia fre Sch. Bryol. eur. t. 164; Surp. HEpite

Tige courte, ascendante, peu divisée ; long. 10—15 millim. ; gazons peu fournis, d’un vert foncé à la surface, bruns à l’intérieur. Feuilles d’abord dressées, puis diversement étalées ou même recourbées, de plus en plus grandes vers le sommet de l’innovation , obovées-spatulées, légèrement concaves, canaliculées, assez longuement rétrécies vers la base, arrondies ou même émarginées au sommet, révolutées aux bords jusque vers le milieu, entières (sinuolées comme les espèces voisines par la saillie des papilles marginales), munies d'une nervure qui finit avéc le limbe, le dépasse brièvement ou s’arrêle un peu audessous du sommet; long. 2 12—3 172 millim., larg. 1—1 172 millim. Tissu comme dans les espèces précédentes. 4—6 fol. florales dressées ; les externes parfois un peu plissées, dilatées à la base, ovales-elliptiques, obtuses, brièvement mucronées par l’excurrence de la nervure, plus longuement byalines à la base; 1—°2 intimes plus petites; 10—15 archégones; quelques paraphyses grèles. Vaginule conique-oblongue, terminée par une collerette hyaline distincte. Pédicelle pourpre, tordu dans toute sa longueur vers la droite; long. 8—12 millim. Capsule oblongue-subeylindrique , révulière ou légèrement arquée; long. 2 192—8 millim., diam. 192—23 millim. Opercule coniqueacuminé , long, dressé ou légèrement arqué , grèle. Un anneau très mince. Péristome : membrane tubuleuse élevée; dents papilleuses , faisant 2—3 tours de spire. Très rarement fertile. — Mars-avril.

A la base des troncs d’arbres, près des rivières. « Assez répandu » (Mougeot), surrout dans les terrains calcaires : Vouxey, Sercœur, Postroff (B.), Sarrebrück (Winter), Nancy, route de Toul, sur la terre (Godron).

rouvé fertile près de Deux-Ponts (Bruch), de Mulhouse (Mühlenbeck) , de Merzig (Winter).

++. Fleurs monoïques. (E. 236— 238.)

236. Barbula lævipila Brid. Mantiss. p. 38; Bryol. eur. t. 164; Syntrichia lœvipila Brid. Bryol. univ.; Stirp. ° 920.

Tige dressée, ou ascendante, très radiculeuse à la base, dichotome, peu divisée: long. 8—15 millim ; coussinets peu dé-

466 98€ GENRE : BARBULA.

veloppés, d’un vert foncé à la surface, bruns à l’intérieur. Feuilles rapprochées, dressées-imbriquées dans leur moitié inférieure, puis carénées, très étalées ou même recourbées à l’état humide, serrées près de la tige et contournées par la sécheresse, elliptiques-lingulées, arrondies, émarginées ou brievement prolongées sur la nervure qui dépasse le limbe et forme un assez long poil blanc très superficiellement denticulé, étroitement révolutées vers le milieu, entières; long. 3 millim, larg. { millim.; cellules du tiers inférieur hyalines, rectangulaires, 2—6 fois aussi 1. q. L., grandes, lisses ; les supérieures petites, carrées, puis obscurément arrondies, opaques, surchargées de papilles saillantes. Fol. invol. peu nombreuses, dressées, plus longuement hyalines à la base, un peu plus rétrécies et plus longuement pilifères au sommet, largement oblongues; parfois une foliole intime plus petite, tout à fait hyaline et énerve; ces fol. sont assez variables, 6—10 archégones; paraphyses filiformes, courtes, peu nombreuses. Vaginule oblongue, garnie à la base des débris de la fleur. Pédicelle dressé, épais, rougeûtre, tordu vers la droite; long. 6—12 millim. Capsule dressée, légèrement arquée, oblongue-subcylindrique, munie d’un petit col peu notable, légèrement rétrécie vers le sommet, brune; long. 2? 192—3 172 millim., diam. 273 millim. Opercule petit, conique-acuminé. Anneau persistant longtemps, formé de cellules oblongues-subrectangulaires. Péristome brunsafrané; tube assez développé; dents faisant deux tours de spire. Fleurs mâles sur la même plante, sessiles ou terminant un ramuscule court, ovales ou subglobuleuses ; 3 —5 fol. ovalessuborbiculaires, imbriquées, apiculées, nerviées, légèrement étalées au sommet; 6—10 anthéridies oblongues, assez grandes; paraphyses molles un peu plus longues, légèrement renflées, claviformes (le dernier article brièvement rétréei). — Juin-juillet.

A la base des troncs d’arbres isolés, en plaine ou sur les collines basses, surtout des terrains calcaires; disséminé en Alsace et en Lorraine, paiticulièrement dans le département de la Meuse, aux environs de Bar-le-Duc (B.); rare dans la chaîne des Vosges. « Quelquefois au Val-de-Travers et dans les vallées du Jura. > (Lesquereux ) — Cà et là dans presque toute la France.

Barbula alpina Br. Sch. Bryol. eur. t. 163. — Cette espèce diffère du Barb. lœvipila par ses feuilles plus molles, un peu rétrécies, acuminées, plus brièvement aristées; l’arête est de couleur poucpre comme la nervure; capsule plus grêle, formée d’une membrane plus mince, souvent pâle, très rarement brune; pédicelle plus fin et plus long, nettement tordu à gauche jusqu’au milieu à partir de la base; dents du péristome faiblement contournées; tube basilaire plus court. Se rencontre constamment sur les rochers, dans les Alpes de la Rhétie.

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