Pottia latifolia C. Wüll. Syn. Musc. 1, p. 549; Ana
510 392 GENRE : POTTIA.
calypta Nees et Hornsch. Bryol. germ. 11, p. 35; Bryol. eur. t. 128; Stirp. n° 1105; Grimmia latifolia Web. et Mohr, Taschb.
Tige courte (2—3 millim.), divisée en 2—3 branches d’abord nues, fixées par des radicules rougeâtres ; touffes très peliles, blanchätres. Feuilles rapprochées au sommet des innovations et 2imbriquées de manière à leur donner un aspect ovale, gemmiforme, obovées-suborbiculaires, ou transversalement dilatées, concaves, obtuses, tronquées ou émarginées au sommet, terminées par un petit mucron ou un apicule large et court, tres légèrement sinuolées sur le contour supérieur, entières du reste; la nervure bien qu’affaiblie se continue jusque vers le sommet sans être jamais excurrente; les feuilles supérieures sont plus régulièrement arrondies et se rapprochent davantage de la forme ovale; long. 1—1 192 millim.; cellules basilaires hyalines, grandes, molles, rectangulaires, 3—6 fois aussi L. q. l.; les supérieures brièvement rhombées, pâles. Fol. florales intimes (!—2) largement ovales, enroulées autour de la base du pédicelle; 2—3 archégones; quelques paraphyses gréles. Vaginule oblongue. Pédicelle rougeûtre, pâle au sommet, tordu à la base vers la gauche, et au sommet vers la droite; long. 10 millim. Capsule oblongue-subcylindrique, lisse à l’état frais, plissée à l’état sec, dressée, munie à la base d’un col peu notable; long. 172 millim. Opercule convexe ou conique-acuminé ; bec droit ou oblique. Dents du péristome assez larges à la base, puis rétrécies, irrégulièrement et inégalement divisées au sommet. Spores grandes. Fleurs mâles terminant un petit rameau spécial ; fol. obovées suborbiculaires ; les externes obtuses; les moyennes brièvement apiculées, nerviées; 3—6 anthéridies oblongues ; paraphyses grèles, plus longues. — Juillet.
b. pilifera Schimp. — Feuilles terminées par un assez long poil flexueux.
RR. « Sur la terre nue, au-dessus de la région des forêts. Cette jolie mousse se trouve assez abondamment au sommet du Chasseron attachée à des boules de terre sèche, au bord des rochers. Le Creux-du-Vent, etc. M. Reuter l’a observée à la Dôle. La var. b dans les mêmes lieux. > (Lesquereux). En 1868, nous avons revu cette plante au sommet de la Dêôle avec Androsace villosa; nous l'avons trouvée de plus au sommet du Suchet, en assez grande quantité. — Elle existe aussi dans les hautes Alpes du Dauphiné; Lautaret (Mougeot) ; montée de la Ramasse près de Lanslebourg (Besch. R. D)
++. Feuilles oblongues, dressées-étalées; nervure excurrente. Plantes des plaines. (E. 277—279.)