POTTIA LANCEOLATA
lanceolatum Dicks.; Grimmia lanceolata Schrad.; Stirp. n° 310; Anacalypta lanceolata Rœhl.; Bryol. eur. t. 127.
Tige courte, dressée (1—3 millim.), simple ou peu divisée, molle; gazons peu étendus, d’un vert roussätre. Feuilles oblongues, oblongues-lancéolées ou légèrement spatulées, un peu rétrécies vers le sommet, cuspidées par l’excurrence de la nervure (acumen brun), carénées, légèrement révolutées aux bords, entières, contournées-crépues à l’état sec; long. 2 172—3 mill., larg. 374—1 millim.; cellules molles; les basilaires hyalines, rectangulaires, 3—4 fois aussi L. q. l.; les moyennes carrées; les supérieures à contours un peu arrondis, hexagones, ou pentagones, assez variables, vertes. Fol. intimes de l’involucre un peu plus rétrécies-aiguës que les caulinaires ; 2—3 archégones ; paraphyses rares. Vaginule subconique, pâle. Pédicelle rougeàtre, tordu vers la gauche inférieurenent, et à droite au sommet ; long. 5—10 millim. Capsule oblongue-subcylindrique, lisse ; long. 1 174—1 192 millim., diam. 173—172 millim. Opercule conique, terminé par un bec oblique ou droit. Péristome pâle; 16 dents linéaires, naissant d’une membrane basilaire assez élevée, formées des deux branches en très grande partie cohérentes, partiellement imparfaites. Spores grandes, très finement chagrinées. Coiffe descendant jusqu’au tiers de la capsule. Fleurs mâles au-dessous des fleurs femelles, gemmiformes, très petites; 2—3 fol. ovales-acuminées, d’un tissu délicat ; 2—3 anthéridies médiocres; paraphyses peu nombreuses. — Automne et pendant l'hiver.
C. Au bord des chemins, dans les lieux gramineux, incultes, sur le revers des fossés, surtout dans les terrains calcaires et argileux de la région des plaines et des collines inférieures. Gette espèce manque dans les Hautes-Vosges, sur les granites purs. Elle n’est pas strictement annuelle, car on lui voit souvent produire des innovations distinctes.
278 Pottia cæspitosa C. Müll. Syn. 1, p. 547; Anacalypta cæspitosa N.et H.; Stirp. n° 909 ; Weisia cæspitosa Bruch in Brid. Bryol. I, p. 808.
Tige dressée, simple ou parfois dichotome, courte (2—3 mill.). Feuilles dressées, légèrement arquées en dehors par la pointe, concaves, canaliculées à l’état humide, lancéolées-oblongues, assez étroites, planes ou peu révolutées, brièvement acuminées (acumen formé par l’excurrence de la nervure, ou par la nervure et le prolongement du limbe; cellules du tiers inférieur hyalines, rectangulaires, 6 fois aussi 1. q. L.; les supérieures carrées où irrégulièrement anguleuses, opaques, finement papilleuses, 3—4 fol. florales dressées, oblongues, acuminées,
512 | 32° GENRE : POTTIA.
peu distinctes ; 2—3 archégonés; paraphyses rares. Vaginule cylindrique, brune. Pédicelle pâle, jaunûâtre Capsule ovale, arrondie à la base, un peu rétrécie vers l’orifice. Opercule conique, rouge, surmonté d’un bec assez long, oblique. Membrane du péristome très courte; dents linéaires, courtes, ne semblant pas aussi distincitement formées de deux branches cohérentes, plus ou moins ouvertes et divisées vers le sommet, plus courtes. Fleurs mâles gemmiformes; 4—6 fol. imbriquées, ovales, nerviées, acuminées ; 8—4 anthéridies oblongues; quelques paräphyses courtes. — Printemps.
RR. Sur la terre des collines, des vignobles; sur le muschelkalk entre Deux-Ponts et Pirmasens (Bruch), près d’Oberauerbach et de Sarrebrück (F. Schultz et Winter). — Falaise, en Normandie (0e Brébisson).
279 Pottia Starkeana C. Müll. Syn. 1, p. 547; Weisia Starkeana Hedw. Musc. frond. I, p. 83; Stirp. n° 719; Anacalypla Starkeana Bryol. eur. t. 195.
Tige très courte (1—"2 millim.), simple. Plante vivant souvent isolée. Feuilles lächement imbriquées ; les inférieures ovales; les moyennes et les supérieures ovales-oblonques, révoluiées aux bords vers le milieu , médiocrement acuminées par lexcurrence de la nervure: long. 1 194 millim., larg. 874 millim, cellules de la moitié ou du tiers inférieur hyalines, rectangulaires, 8—5 fois aussi L. q.L., assez grandes; les supérieures vertes, carrées ou subarrondies, surmontées de papilles fênes et nombreuses. Fol. de l’involucre peu distinctes ; 2—3 archégones, paraphyses très rares et courtes. Vaginule conique-allongée ou oblongue. Pédicelle pâle, verdâtre, un peu tordu vers la gauche; long. 2—3 millim. Capsule brièvement oblongue, petite, dressée, long. 34 millim , diam. 172 millim. Opercule coniqueobtus , assezélevé. Membrane basilaire du péristome médiocre ; 16 dents linéaires formées d’une seule série longitudinale de cellules, généralement entières, rougéâtres, finement papilleuses. Fleurs mâles : 2—3 anthéridies oblongues , petites, insérées, sans paraphyses, à l’aisselle d’une des feuilles supérieures , sans involucre propre. — Printemps.
« Les champs argileux ei sablonneux; calcaire, région de la plaine >» (Mougeot) ; dans les champs près de Nancy, à Nabécor (Godron); Deux- Ponts (Bruch), sur le calcaire tertiairé près de Landau (Gümbel), entre Wissembourg et Bergzabern (Schultz), près de Sarrebrück et de Sarreguemines (Winter). — Dans la région des plaines, sur le calcaire, dans presque toute la France, çà et la,