POTTIA CAVIFOLIA
2e sous-genre : Eupottia C. Müll. (Genre Pottia Br. Sch.). — Péristome nul. (E. 280—283.)
+. Feuilles garnies de lamelles à la face supérieure (E. 280.)
280. Pottia cavifolia Ehrh. Beitr. 11, p. 187; Bryol. eur. t. 118; Gymnostomum ovalum Hedw. Spec. Musc.; Stirp. n° 308.
Tige tres courte (1-3 mill.), plus rarement allongée (7-8 mill.), 1—3 fois dichotome , dressée; gazons plus ou moins denses, roux ou grisonnants par la saillie du poil qui termine les feuilles. Celles-ci rapprochées, crépues-incurvées à l’état sec, étaléesdressées à l’état humide, oblongues-el/liptiques, fortement incurvées aux bords dans la moitié supérieure, concaves, surmontées, par le prolongement de la nervure, d’un poil roux ou hyalin, flexueux, assez long, presque lisse; long. 2—2 172 mill., larg. 44 mill. ; cellules du tiers inférieur presque hyalines, rectangulaires, grandes , 3—8 fois aussi |. q. L. ; les supérieures carrées, à parois épaisses, lisses, vertes. A la face supérieure des feuilles, sur la nervure, vers le tiers supérieur, on trouve 2—4 lamelles dressées, ondulées. Fol. de l'involucre plus étroites, dressées, peu distinctes; 2—4 archégones. Vaginule ovale, Pédicelle rougeätre, tordu à droite; long. 2—4 millim. Capsule d’abord d’un jaune brun , à la fin d’un brun noir brillant, brièvement ovale-oblongue, arrondie à la base, un peu resserrée à l’orifice ou subglobuleuse; long. 1 172 mill., diam. 34 mill. Opercule brièvement acuminé (acumen souvent oblique). Pas d’anneau ni de péristome. Feurs mâles : 4—8 anthéridies médiocres, accompagnées de quelques paraphyses légèrement renflées, naissant à l’aisselle d’une des feuilles supérieures, audessous des fleurs femelles. — Fin de l'hiver.
C. sur les murs et les collines des terrains calcaires, particulièrement en Alsace , sur le calcaire jurassique de la Lorraine et dans tout le Jura, Nous avons recueilli, au Florimont près de Turkheim , en Alsace, la var. epilosa , Caractérisée par sa tige très courte , ses feuilles peu nombreuses , courtes , apiculées, dépourvues de poils ; capsule subglobulense, petite. Cette espèce, caractérisée par ses feuilles garnies de follicules qui, se rompant en long , donnent lieu à des lamelles , diffère du Barbula cavifolia par la formée de la capsule, de l’opercule , et surtout par l’abserce de péristome.
514 92% GENRE : POTTIA.
++. Feuilles nues en dessus, dépourvues de lamelles. (E. 281—283.)
281. Pottia Heimii Br. Sch. Bryol. eur. t. 124; Gymnostomum Heimii Hedw. Musc. frond. I, p. 80.
Tige dressée ou ascendante, simple ou plusieurs fois dichotome, de longueur variable (4—8 millim.), touffes lâches ou assez compactes. Feuilles dressées-étalées à l’état humide, à demi tordues et serrées pres de la tige à l’état sec, étroitement et longuement lancéolées, un peu carénées, planes, souvent flexueuses aux bords, entières, à l'exception du sommet où se trouvent quelques dents peu saillantes; nervure assez forte, s'avancant avec une portion de limbe rétrécie pour former un acumen médiocre; long. des feuilles supérieures 4—5 millim., larg. 28 millim.; cellules de la moitié inférieure hyalines, rectangulaires, 3—8 fois aussi |. q.1.; celles de la partie supérieure carrées ou subhexagones, vertes, surmontées de petites papilles sinueuses. Fol. florales un peu plus grandes que les autres, dressées-étalées ; 3—4 archégones ; paraphyses rares ou nulles. Vaginule conique , allongée. Pédicelle pourpre, tordu vers la droite; long. 40 millim. Capsule brune, oblongue ou subcylindrique, munie à la base d’un col à peine distinct, non rétrécie à l’orifice ; long. 1 172 millim., diam. 374 millim. Opercule convexe, à la fin déprimé, surmonté d’un bec dressé ou oblique. Coiffe descendant jusqu’au milieu de la capsule. Fleurs mâles terminant de petits rameaux sur la même plante ou sur des plantes distinctes; fol. un peu plus petites, plus atténuées au sommet , lâches ; 4— 6 anthéridies petites, oblongues ; paraphyses un peu plus longues, épaissies. Assez souvent encore les fleurs sont synoïques. — Mai-juin.
Sur la terre humide, au bord des fossés, dans les prairies salées ; salines de Dürkheim, dans le Palatinat (Gümbel); prairies salées près d'Emmersweiler , non Loin de Sarrebrück (Winter). — Abondant le long du littoral de la Manche; vallon du Tescou, dans le Tarn (M.-D.); environs de Paris : Bercy (Chevallier). — Il faudrait rechercher cette espèce dans les terrains salés des environs de Dieuze.
282. Pottia truncata Br. Sch. Bryol. eur. t. 190 et 121; Pottia eustoma Ehrh.; Gymnostomum truncatum Hedw. ;
Stirp. n° 114; Gymnostomum intermedium Turn.; Stirp. n° 809.
Tige courte ou assez élancée (2—5 millim.), dressée, divisée ou simple; gazons fournis, d’un vert foncé, ou plantes vivant