‹ Muscinées (mousses, sphaignes, hépatiques)Chapitre 211 sur 395 · DICRANUM BONJEANII · texte numérisé non relu

DICRANUM BONJEANII

d’un jaune foncé, subrectangulaires, un peu allongées, à parois épaisses ; près de la nervure, elles sont hyalines, presque carrées; les autres allongées, 4—8 fois aussi 1. q. L., à contour sinueux, grandes. Fol. florales intimes longuement engainantes, tubuleuses à la base, brusquement contraclées, comme tronquées , et surmontées d’une longue pointe subulée, denticulée ; vaginule cylindrique, garnie, à la base, d’archégones (4—6); ordinairement 2—3 pédicelles sortant du même involucre, assez fermes , rougeûtres, flexueux, tordus lâchement vers la gauche ; long. 25—40 millim. Capsule à la fin plissée et noiräâtre, arquée, cylindrique, un peu bombée, garnie, à la base, d’un col goîtreux; long. 2 millim., diam. 374 millim. Opercule convexe-conique , longirostre; bec aussi long que la capsule. Péristome comme dans les espèces voisines. Pas d'anneau. —Eté.

RR. Forêts des hauteurs de La Bresse (Mougeot); Haut-Jura, à la Vaux, au-dessus de Fleurier (Lesquereux). — AC. en Normandie; Aude : Ramondens, Labécède (Roumeguère), Tarn : Le Sidobre, Larroque de Vère, Giroussens (M.-D.); près de Limoges (Lamy). — Cette espèce croît sur le sol des forêts et plus particulièrement sur les troncs pourris.

B. Un seul pédicelle et une seule capsule sortant de chaque involucere. (E. 286—302.)

+. Feuilles ondulées, ridées transversalement. (E. 286 — 288.)

286. Dicranum Bonjeanii De Not. Syll. n° 284; C. Müll.; Dicranum palustre Bryol. eur. t. 79 (an Brid. Bryol. univ. t. [, p. 814 ??) ; Stirp. n° 1310.

Tige grêle, dressée, allongée (6—10 centim.), dichotome ou presque simple ; innovations en partie effilées; gazons profonds, étendus, serrés ou lâches, d’un jaune clair à la surface, garnis à la base d’un feutre brun, blanchätre au sommet. Feuilles ovales-lancéolées , allongées ou ovales-oblongues, rétréciesacuminées, finement denticulées sur le contour du tiers supérieur, munies d’une nervure mince qui disparaît un peu au-dessous du sommet , légèrement ridées-ondulées transversalement, dressées à l’état humide, crépues, infléchies aux bords à l’état sec, espacées sur les innovations grèles; long. 5—8 millim., larg. 1 192—2 millim.; cellules basilaires rectangulaires, brunes, formant des oreillettes ; près de la nervure, elles sont hyalines, carrées, grandes; les autres 6—8 fois aussi 1. q. 1., très peu sinueuses; les supérieures oblongues ou rhombées, 2—3 fois aussi 1. q. 1, Fol. externes de l’involucre brièvement engainantes,

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terminées par un long acumen linéaire-lancéolé ; les 2—3 intimes longuement tubuleuses (4—5 millim.), tronquées et irrégulièrement sinuolées-corrodées au sommet, puis brusquement surmontées d’un assez long acumen subulé, formé par la continuation de la nervure ; archégones peu nombreux (3—6); paraphyses orêles, peu nombreuses. Vaginule étroite, subcylindrique. Pédicelle un peu rougeûtre à la base, du reste jaunûtre; long. 30—35 millim. Capsule oblique, à la fin subhorizontale , surtout à l’état sec, munie à la base d’un petit col, oblongue, légèrement obovée , bombée-arquée, lisse, fauve ; long. 3 mill., diam. 1 mill. Opereule petit, convexe ; bec oblique, aussi long que la capsule. Péristome rouge-orangé ; dents régulières , lamellifères, divisées en deux branches subulées jusque vers le milieu. — Eté. — Tres rarement fertile.

Prairies tourbeuses et lieux marécageux dans les bois; Hautes-Vosges (Schimper), St-Dié, Deyvillers (B.), Bitche, Éppenbronn, Wissembourg (F. Schultz), Sarrebrück , fertile à Stiringer-Bruch (Winter); marais des Ponts et aux Sagnettes , fertile (Schimper), tourbières de la Dôle (Cornu).

— AC aux environs de Paris (Mérat , Graves , etc.), C. dans le Centre

(Lamy).

287. Dicranum Bergeri Bland. Musc. Fr. exsicc. Ill, 114; C. Müll.; De Not.; D. Schraderi Web. et M. RE Bryol. eur. t. ‘80 ; Stirp. n° 317.

Tige dressée, dichotome, peu divisée, garnie, jusque près du sommet, d’un feutre brun, court, peu apparent; touffes plus ou moins profondes, ordinairement peu denses , peu étendues, mêlées à d’autres mousses , jaunûtres à la surface (long. 2—15 centim.) Feuilles légèrement agglomérées et plus grandes vers l’extrémité des innovations, dressées à l’état humide, flexueuses ou légèrement incurvées à l’état sec, plus ou moins ridées transversalement dans la moitié supérieure, surtout à l’état sec, oblongues-lancéolées, linéaires-aiguës vers l'extrémité, ondulées aux bords, denticulées sur le contour du tiers supérieur, et aussi, mais plus obtusement , sur le dos de la nervure qui s’arrèête ordinairement un peu au-dessous du sommet; long. 6mill., larg. 1 174 mill.; cellules basilaires formant aux angles des oreillettes carrées, d'un jaune foncé, grandes , Carrées ou un peu allongées ; les autres linéaires, à contours sinueux, terminées obliquement , 4—10 fois aussi l. q. 1. ; celles de l'extrémité ordinairement plus courtes, seulement 2—3 fois aussi 1. q.1., anguleuses, rhombées. Fol. intimes de l’involucre engaînantes , lronquées au sommet, surmontées d’un acumen subulé, presque entier, long, munies d’une nervure mince; long. de ces fol. 4-—5 millim. ; archégones allongés (5—10); quelques paraphyses. Vaginule

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