DICRANUM SPURIUM
cylindrique. Pédicelle grêle, päle, fauve, flexueux, un peu tordu vers la gauche au sommet ; long. 20—40 millim. Capsule cylindrique, légèrement bombée, fortement arquée, plissée, fauve, munie à la base d’un col peu distinct ; long. 2—92 172 millim., diam. 374 millim. Opercule conique, rougeâtre : à la base ;
bec oblique , aussi long que la capsule. Un anneau mince. Péristome convexe, élevé, pourpre- -orangé ; dents lancéolées, sinuolées aux bords , divisées, jusqu’au-dessous du milieu, en 2—3 branches subulées, inégales, parfois imparfaites. Spores petites, pâles. Coiffe grande, descendant jusqu’à la base de la capsule. — Juillet-août.
RR. Tourbières de Gazon-Martin, dans les Hautes- Vosges (Mougeot) ; du Haut- Jura (Lesquereux), tourbière du lac des Rouges-Truites (B.), tourbières des Rousses (Cornu). — Haute-Savoie (Puget) ; ; Dauphiné (Ravaud); Aude : Fontfroide, Niort (Roumeguère) ; marais du Mont-Dore (Lamy) ; environs de Paris : Saint-Léger (Dænen).
288. Dicranum spurium Âedw. Musc. frond. II, t. XXX; Bryol. eur. t. 81; Stirp. n° 319 ; Schultz, exsicc. n° 98.
Tige dressée au centre des touffes, décombante sur leur contour, dichotome, garnie à la base seulement d’un feutre d’abord jaunâtre, puis brun ; touffes arrondies , d’un jaune pâle, brillant, ordinairement peu considérables ; profond. 3—6 centim. Feuilles concaves, étalées-dressées à l’état humide, dressées, appliquées dès la base, puis incurvées , forlement ridées, contournées, crépues à l’état sec, très rapprochées, agglomérées , ovales-oblonques , un peu contractées à la base, insensiblement et longuement rétrécies , lancéolées, puis linéaires, aiguës , canaliculées , tordues sur elles- -mêmes à l'extrémité, munies d’une nervure qui s’avance jusqu’au sommet, fortement denticulées sur les bords et sur le dos de la nervure dans le tiers supérieur, également papilleuses vers le sommet ; long. 5—6 millim., larg.{ 172 millim. ; cellules inférieures grandes, carréessubarrondies , d’un jaune orangé, à parois épaisses, formant de grandes oreillettes qui occupent toute la base des feuilles jusqu’à la nervure, de part et d'autre ; les cellules qui suivent d’abord oblongues, puis linéaires, légèrement flexueuses, 6—10 fois aussi 1. q. L., presque hyalines; celles de la moitié supérieure petites, courtes, anguleuses, irrégulières. Fol. florales externes dilatées , imbriquées à la base, puis acuminées, étalées; 3—4 intimes engaënantes, tronquées au sommet, puis surmontées d’une longue pointe subulée , dressée- lexueuse, très peu denticulée ; long. 45 millim.; 6— 8 archégones ; paraphyses courtes el rares. Vaginule cylindrique. Pédicelle grèle, couleur de paille, fragile, tordu au sommet yers la gauche:
599 99° GENRE : DICRANUNM.
long. 20 millim. Capsule pâle, cylindrique, arquée, légèrement bombée, irrégulièrement plissée à la fin, munie à la base d’un col peu saillant; long. 2—2 172 millim., diam. 23 millim. Opercule conique , surmonté d’un bec subulé, long, pâle. Un anneau élgvé. Péristome convexe , orangé; dents lancéolées , divisées, jusqu’au tiers inférieur, en deux branches linéaires , subulées, presque lisses, régulières. — Mai-juin.
Dans les bois secs, sur les rochers recouverts de terre, dans les bruyères, les broussailles , les bois taillis sablonneux et rocailleux ; environs de Vagney, la Hazelle, Roche des Ducs, sur le granite (B.), sur le grès vosgien ; à Bruyères , Saint-Dié (Mougeot , B.); plus commun et plus souvent fertile dans les Basses-Vosges : Sainte-Odile (Schimper), environs de Bitche et de Wissembourg (Schultz), de Sarrebrück (Winter); nul dans le Jura et la plaine lorraine — Environs de Paris , forêt de Villers-Cotterets (Questier).
N.B, Dans les espèces précédentes , les plantes mâles se réduisent à l’état de gemmules ovoïdes, fixées à l’aide de ‘radicules propres au milieu des touffes de plantes femelles ; fol. cvales-acuminées , nerviées, denticulées ; 10—20 anthéridies oblongues ; paraphyses filifocmes, un peu plus longues. :
T1. Feuilles non ridées transversalement. (E. 289—3092.) o. Fleurs dioïques. (E. 289—9298.)
a. Feuilles, au moins les supérieures, dressées ou courbées-homo-
tropes. (E. 289—295.)
*, Plantes robustes (long. 3—10 centim.), feutrées-radiculeuses ; des oreillettes brunes à la base des feuilles. (E. 289—291.)
289. Dicranum scoparium Hedw. Spec. Muse. p.126; Bryol. eur.'t. T4 et 75; Stirp. n° 120; Bryum scoparium Linn. Spec. pl.
Tige dressée ou décombante, vigoureuse, plusieurs fois dichotome ; long. 3—12 centim.; touffes d’un beau vert dans les lieux ombragés, jaunâtres dans les lieux découverts, garnies d’un feutre radiculeux, blanchätre à l’état jeune. Feuilles oblongues-lancéolées , puis rétrécies, très longuement linéaires-acuminées, canaliculées, infléchies aux bords, denticulées sur le contour du tiers supérieur, munies d’une nervure qui s’avance jusqu'au sommet, dentée sur le dos, courbées-homotropes ou dressées-étalées à l’état humide, irrégulièrement crépues, flexueuses à l'état sec; long. 5—12 millim.; cellules inférieures externes rectangulaires, grandes, 2 fois aussi 1. q. l., d’un