DICRANUM CURVATUM
XXXI; Bryol. eur. t. 61; Stirp. n° 1114; Dicranella curvata Schimp. Coroll.
Tige courte (5—10 millim.), simple ou peu divisée, dressée ou ascendante ; gazons lâches, d’un vert soyeux, jaunâtre. Feuilles dressées, flexueuses à l’état sec, étalées-dressées, légèrewent homotropes à l'état humide, ovales-lancéolées à la base, rétrécies, canaliculées par l’inflexion des bords, linéaires-subulées, légèrement denticulées au sommet; la nervure assez large se prolonge jusqu’au sommet ; les feuilles supérieures sont un peu plus grandes et rapprochées; long 2—3 millim., larg. 173 millim.; cellules linéaires, étroites, presque uniformes, rectangulaires ou obtuses, 6—8 fois aussi 1. q. L., les supérieures seulement 4 fois; pas d’oreillettes. Fol. florales 6—8 ; les externes brièvement , les internes longuement dilatées, imbriquées à la base, insensiblement rétrécies , très longuement subulées, dressées, flexueuses; long. 4 millim. ; {—3 archégones; paraphyses grèles, rares; on en rencontre déjà à l’aisselle des fol. involucrales supérieures. Vaginule brune, cylindrique, étroite. Pédicelle pourpre, dressé, courbé au sommet, tordu à la base vers la gauche, et au sommet vers la droite ; long. 5—8 mill. Capsule petite, brievement oblongue, sans col notable, symétrique ou légèrement bossue, droite ou oblique par la courbure du pédicelle, fortement plissée à la fin, dilatée à l’orifice après la sporose, d’un rouge foncé; long. 374—1 mill., diam. 173 mill. Opercule grand, conique, terminé par un bec subulé, oblique, rouge. Péristome grand, pourpre-orangé; dents divisées, jusque près du milieu, en deux branches subulées, régulières. Un anneau assez large. — De l’automne au premier printemps.
Sur la terre des éboulements et aux bords des sentiers et des chemins creux, souvent mêlé au Trichostomum homomallum. Castelberg, au Hohneck (Blind), bords de la route, non loin du Collet, au-dessus de Retournemer (B.), Champ-du-Feu, à Rothlach (Schimper), sur le grès vosgien à Bruyères (Mougeot), sur le grès bigarré à Deux-Ponts (Bruch). — Pyrénées, à Luchon (Jeanbernat) ; indiqué dans le Bugey (Debat).
309. Dicranum rufescens Turn. Musc. hibern. p. 66; Bryol. eur.t. 59; Schultz, Herb. norm. n° 597 bis et ter; Dicranella rufescens Schimp. Coroll.
Tige dressée ou oblique, rougeûtre, simple ou peu divisée ; long. 5—10 millim.; gazons peu fournis, d’un vert jaunâtre ou roux. Feuilles inférieures espacées, dressées, légèrement homotropes, étroites, lancéolées-linéaires, aiguës; les supérieures beaucoup plus grandes, rapprochées, fortement courbées-homo-
544 39° GENRE : DICRANUM.
tropes, lancéolées à la base, terminées par un acumen linéaire, allongé, planes aux bords, munies, vers le sommet, de quelques dents rares et superficielles ; la nervure épaisse se prolonge jusqu’à l’extrémité; long. des feuilles supérieures 1 172—2 mill.;
cellules grandes, rectangulaires, 2—8 fois aussi 1. q. l.; vers les bords, en s’approchant du sommet, les cellules sont fréquemment rhombées, ou irrégulièrement anguleuses. Fol. florales intimes petites, linéaires, faiblement nerviées, dressées, hyalines ; 2—4 archégones ; paraphyses rares. Vaginule subconique où Cy lindrique, allongée, très étroite, d’un : rouge foncé. Pédicelle droit, pourpre, assez ferme; long. 5 millim. Capsule symétrique, droite, brièvement oblongue, “atténuée à la base, sans col notable, lisse, pourpre, dilatée à l’orifice après la sporose; long. 1-4 174 millim. Opercule convere- conique, élevé, acuminé ; a pointe est droite, inclinée ou courbée. Pas d'anneau. Péristome grand ; dents incurvées à l’état humide, divisées jusqu’au milieu en deux branches subulées, égales, régulières. Coiffe petite, ne descendant guère au- -dessous de l’opercule. Plante mâle semblable à la plante femelle; fol. involucrales oblongues, concaves à la base, puis finement acuminées-subulées, homotropes, nerviées, 8—1?2 anthéridies oblongues ; paraphyses filiformes. — Ociobre-novembre.
Sur la terre argileuse, le revers des fossés, les décombres dans les carrières. C. sur toute la zône du grès bigarré, depuis Darney, par Bains, Rambervillers, Baccarat (B.), jusqu’à Sarrebrück (Winter ); sur le grès vosgien, a Bruyères (Mougeot), Saint-Dié (B.), environs de Bitche (F. Schultz), plus rare sur le granite dans les Hautes-Vosges, à Planois (Pierrat).
++. Fleurs monoïques.
Dicranum crispum Hedw. Muse. frond.; Bryol. eur. t. 55: Dicranella crispa Schimp. Coroil.
Plante peu développée. Feuilles imbriquées par la base, puis très étalées en tous sens, flexueuses, oblongues à la Pose: insensiblement rétrécies et longuement subulées, finement denticulées au sommet. Capsule dressée, ovale ou brièvement oblongue, dépourvue de col, striée à la fin. Opercule grand, convexe, terminé par un long bec subulé, oblique. Un anneau très mince. Fleurs mâles terminant de petits rameaux distincts.
Sur la terre sablonneuse humide, dans les montagnes. Indiqué dans la Haute-Savoie : M' Pététod (Puget); Alpes du Tyrol et de la Carinthie, etc.
310, CAMPYLOPUS ALPINUS. 545
34° Genre : Campylopus Brid.
Capsule symétrique, ordinairement striée, munie d’un col court, oblique ou pendante par suite de la courbure en arc du pédicelle. Coiffe ciliée sur le contour de la base. Feuilles subulées, munies d’une nervure ordinairement très dilatée.
A. Des oreillettes concaves. formées de grandes cellules, à la base des feuilles. (E. 310—311.)