‹ Muscinées (mousses, sphaignes, hépatiques)Chapitre 226 sur 395 · Campylopus alpinus Schimp. Suppl · texte numérisé non relu

Campylopus alpinus Schimp. Suppl

Tige vigoureuse, dressée ou décombante, rougeàtre, allongée (6—10 centim.), dichotome, peu divisée ; branches exactement fastigiées; touffes denses, profondes, d’un vert jaunâtre brillant à la surface, brunes à l’intérieur ; pas de pousses caduques. Feuilles rapprochées, allongées, raides, d’abord imbriquées, lancéolées à la base, puis insensiblement rétrécies et longuement subulées, tubuleuses par l’enroulement des bords, légèrement étalées, un peu homotropes, entières aux bords dans toute la moitié inférieure, denticulées vers le sommet, aux bords et sur le dos; une large nervure occupe presque le tiers de la base et tout l’acumen ; quelques papilles se voient aussi çà et là sur le dos; long. 6—7 mill., larg. 28 mill. Oreillettes grandes, brunes ou décolorées, formées de grandes cellules carrées ou subhexagones; les autres cellules de la partie inférieure rectangulaires, 2—4 fois aussi 1. q. L., assez fermes, renfermant un peu de chlorophylle; les supérieures plus petites, moins régulières, arrondies ou tronquées obliquement ; les cellules extérieures de la nervure linéaires-allongées, opaques. — Fructification inconnue.

Tourbières de Gazon-Martin (B. 1867); prairies tourbeuses du Haut- Jura (Jacquel). — M. Schimper indique cette espèce au Splügen.

Campylopus Schwarzii Schimp. Suppl. ibid — Espèce semblable à la précédente, également stérile; mais feuilles {rès entières ; nervure très large, occupant les deux tiers de la base, formée de 4 couches de cellules ; cellules du limbe étroites, à l'exception de celles des oreillettes. Dans l'espèce précédente la nervure n’est formée que de deux couches de cellules. — Alpes de Salzbourg (D' Schwarz).

Campylopus longipilus Brid Bryol. univ. I, p. 477 (ex parte) ; Wils. Bryol, brit ; C. atrovirens De Not. Syll. et Epilogo.

Tige dressée, plusieurs fois dichotome; feuilles oblongues, imbriquées

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par la base, auriculées, rétrécies insensiblement et terminées par une très longue pointe subulée, verte, denticulée, formée par la nervure; touffes profondes, d’un vert soyeux à la surface, noirâtres à l’intérieur. — En Italie, en Angleterre, etc.

311, Campylopus flexuosus Brid. Bryol. univ. I, p. 469 (ex parte); Bryol. eur. t. 89; Bryum flexuosum L. Sp.; Dicranum flexuosum Hedw.; Stirp. n° 123.

Tige dressée, flexueuse, dichotome; long. 10—920 millim.; gazons parfois étendus, serrés, d’un vert jaunâtre terne ou olivâtre à la surface, d’un rouge vif à la base, peu radiculeux. Dans les lieux humides, la plante émet de nombreux ramuscules grèles, extrêmement fragiles, caducs, ainsi que les feuilles dont ils sont garnis. Feuilles dressées, flexueuses à l’état sec, plus étalées, en partie homotropes à l’état humide, étroitement lancéolées-oblongues à la base, rétrécies et longuement linéaires-subulées, canaliculées par l’inflexion des bords, denticulées vers le sommet aux bords et sur le dos, munies d’une large nervure qui occupe plus de la moitié du limbe, à la base, et tout l’acumen ; long. 5—6 millim., larg. 2—3 millim.; cellules basilaires, aux angles grandes, carrées, d’un jaune orangé, formant des oreillettes très distincles, convexes en dehors; les autres rectangulaires, hyalines, 4—8 fois aussi 1. q. L.; vers l'extrémité de la partie lancéolée, les cellules marginales sont courtes, rhombées; sur le dos de la nervure, les cellules sont linéaires, étroites, lisses. Fol. de l’involucre dilatées à la base, longuement et finement subulées, denticulées à l’extrémité; les intimes longuement engainantes; 3—6 archégones; paraphyses très courtes, rares. Vaginule cylindrique, légèrement oblongue, nue. Pédicelle tres flexueux, replié sur lui-même dès le milieu, de sorte que la capsule reste plongée dans les feuilles, à la fin redressé au moins en partie, à l’état sec, et tordu au sommet vers la droite, pâle, un peu rougeâtre; long. 7—8 millim. Sou- -vent plusieurs fleurs (3—6) sont rapprochées au sommet d’une même innovation et donnent lieu au développement d’autant de capsules ; toutes naissant d’un involucre spécial, ou parfois deux sortant d’un même involucre. Capsule oblongue, légèrement bossue, munie d’un petit col régulier ou légèrement goîtreux, resserrée à l’orifice, au moment de la sporose, à la fin dilatée, fortement plissée de bonne heure; long. 1 172 millim., diam. 233 millim. Opercule pourpre, petit, conique-acuminé. Un anneau large. Péristome petit, élevé, pourpre; dents garnies de lamelles saillantes, divisées, jusqu’au milieu ou au-dessous, en deux branches subulées, päles. Spores pâles, petites, presque lisses. Coiffe ne descendant guère qu’au tiers de la capsule, frangée à la base. — Aoùût-septembre.

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