‹ Muscinées (mousses, sphaignes, hépatiques)Chapitre 233 sur 395 · FISSIDENS INCURVUS · texte numérisé non relu

FISSIDENS INCURVUS

ou légèrement bombée, oblongue, courte, arrondie à la base, dilatée à l’orifice; long. 1 millim., diam. 172 millim. Dents du péristome divisées jusque vers le milieu. Opercule convexe, muni d’un long bec subulé. Coiffe dressée, lobée à la base. Les fleurs femelles sont terminales. Les fleurs mâles naissent sur une plante distincte, plus grêle; 3—4 fol. florales dilatées à la base, terminées par une languette linéaire, dressée ; anthéridies, 10—920 , nues. — Eté.

Marécages , lieux tourbeux ; dans [es montagnes élevées ; près du lac de Séeven , dans la vallée de Massevaux (Mühlenbeck et Schimper) ; Haut- Jura , sous les rochers inondés du Crêt , près de Neufchâtel (Lesquereux). — Alpes de la Haute-Savoie, Pringy, Bioge, Annecy-le-Vieux (Puget) ; Haute-Vienne, rocners humides de serpentine, à Roche-l’Abeille (Lamy). — La var. b. microcarpus est caractérisée par sa tige allongée (30—40 millim.), le pédicelle très court, ainsi que la capsule, C’est la plante de nos régions,

Fissidens serrulatus Brid. Mantiss.; Bryol. eur. t. 638.

Tige élevée. Feuilles ligulées, aiguës ou apiculées, marginées; marge large, formée de cellules épaissies, dentée-corrodée au sommet; la nervure épaisse s'arrête au-dessous du sommet. Capsule oblongue, resserrée sous l’orifice, subhorizontale. Dents du péristome longuement subulées, noduleuses.

Sur la terre et les rochers humides dans l'ile de Corse. — Ile de Ténériffe et montagnes de l'Espagne.

++. Fleurs monoïques. (E. 321—324.)

321. Fissidens incurvus Schwægr. Suppl. 1, Sect. 11, p. 5, t. XLIX ; Bryol. eur. t. 99; Dicranum incurvum W. et M.; Stirp. n° 823; Fissidens viridulus Wils.

Tige courte (5—6 millim.), dressée ou procombante, peu divisée; gazons verts, peu étendus; souvent les plantes sont isolées. Feuilles inférieures courtes , ovales-oblongues ; les supérieures étalées-dressées, lancéôlées , brièvement apiculées, superficiellement denticulées au sommet ; lame dorsale très rétrécie et disparaissant à la base; aux bords, une marge hyaline, étroite, qui disparaît vers le sommet de la feuille; la nervure s’arrête aussi à la base de l’apicule; long. 1—1 172 millim., larg. 172 millim.; cellules hexagones-subéquilatérales, vertes. Fol. florales peu distinctes ; 2—5 archégones ; paraphyses rares ou nulles. Vaginule ovale , courte. Pédicelle rougeâtre, un peu

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flexueux , légèrement tordu vers la gauche; long. 5—19 millim. Capsule oblongue ou légèrement claviforme , atténuée à la base, symétrique ou légèrement courbée, oblique ou subhorizontale, munie d’un col plus ou moins distinct, dilatée à l’orifice; long. 1 mi!lim., diam. 172 millim. Opercule convexe-conique, obtusément acuminé. Pas d’anneau. Spores grandes, légèrement papilleuses. Coiffe fendue latéralement, petite, légèrement déjetée. Fleurs mâles terminant un petit rameau spécial, court; 2—3 fol. ovales , concaves ; 4—6 anthéridies oblongues , petites; pas de paraphyses. — Automne et hiver.

Champs argileux , a Bruyères (Mougeot), sur des blocs ombragés et humides de grès bigarré à Epinal , Senonges , sur la terre à Châtenois , dans les Vosges , assez répandu dans la vallée du Rhin (B.); bois à Tomblaine, Maxéville, près de Nancy (Godron) ; Sarrebrück (Winter), Wissembourg (P. Müller) ; assez répandu dans le Jura (Lesquereux). Cette espèce semble disséminée dans une foule de localités de la région des plaines ou des collines inférieures , particulièrement sur les terrains calcaires , sans être abondante nulle part; nous ne l’avons pas trouvée dans les Hautes-Vosges.

322. Fissidens crassipes Wils.; Bryol. eur. t. 100; F. incurvus v.. fontanus Bryol. eur. t. 99; Stirp. n° 1116; F. incurvus v. crassipes et v. fontanus Schimp. Syn. p. 104.

Tige décombante, redressée au sommet, divisée dès la base, radicuieuse à ce point seulement ; long. 15—30 millim. ; gazons souvent élendus et fournis, d’un vert plus ou moins foncé. Feuilles peu denses, ocblongues-lancéolées , aiguës, munies aux bords, vers la base, d’une marge très élargie, qui se rétrécit successivement et disparaît, ainsi que la nervure, au-dessous du sommet: contour supérieur très superficiellement sinuolédenticulé; long. 3 millim., larg. 374 millim.; cellules carrées, subhexagones ou pentagones, subéquilatérales, vertes; quelquesunes, vers la base, s’allongent un peu. Fol. florales plus allongées, peu distinctes. Pédicelle assez court (long. 5—6 millim.), épais, ordinairement géniculé à la base, rougeûtre, pâle au sommet. Capsule dressée ou légèrement oblique, symétrique, sans col notable, oblongue, long. 8374 millim., diam. 172 millim. Opercule conique, surmonté d’un acumen médiocre. Dents du péristome d’un rouge vif, divisées, jusqu’au-dessous du milieu, en deux, plus rarement trois branches subulées, fortement pa- Pilleuses. Fleurs mâles terminant un rameau spécial, 2 fol. externes grandes, enroulées obliquement ; 2 internes beaucoup plus petites, {ronquées, surmontées d’une languette lancéolée, plus ou moins développée; anthéridies oblongues, médiocres, ru (10—20]|; pas de paraphyses. — Septembre-octobre.

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