‹ Muscinées (mousses, sphaignes, hépatiques)Chapitre 238 sur 395 · WEISIA VERTICILLATA · texte numérisé non relu

WEISIA VERTICILLATA

rizontale, lisse, à parois épaisses. Un anneau. Péristome : 16 dents lancéolées, striées, plus ou moins ouvertes le long de la ligne dorsale. Plantes gemmiformes , vertes, naissant au milieu d’un prothalle persistant ; feuilles énerves. Fleurs dioïques.

Genre Discelium Brid,

Caractères de la Tribu.

Discelium nudum Brid. Bryol. univ. 1, p. 366; Bryol. eur. t. 297; Bryum nudum Dicks.

Feuilles dressées, lâchement imbriquées, oblongues-lancéolées, subaiguës , légèrement sinuolées aux bords, d’un tissu à grandes cellules molles , uniformes. Pédicelle fortement tordu à la base vers la gauche , et au sommet vers la droite. Opercule conique, obtus. Coiffe étroite, fendue latéralement tout du long, glissant parfois le long du pédicelle. — Printemps.

Lieux argileux, au bord des ruisseaux, des fossés et des tourbières; Nord de la France.

12 Tribu : Weisiées,

(Fam. Weisieæ Schimp.)

Capsule subsessile ou exserte, médiocre, ovale, oblongue ou subcylindrique, symétrique, dressée, lisse ou striée, munie d’un petit col. Pédicelle droit. Opercule caduc, rarement persistant. Péristome nul, rudimentaire ou formé de 16 dents linéaires ou lancéolées, plus ou moins divisées irrégulièrement sur la ligne dorsale. Plantes en général peu développées, grèles, simples ou dichotomes , annuelles ou vivaces. Feuilles nervices, lancéolées ou linéaires, souvent crépues à l’état sec, formées, vers la base, de cellules hyalines, et au sommet, de cellules opaques, vertes, ordinairement papilleuses.

42% Genre : Weisia [Hedw.

Capsule exserte, dressée, ovale, oblongue ou subeylindrique, lisse ou striée. Un périslome plus ou moins parfait. Opercule cuduc.

570 49° GENRE : WEISIA. .

A. Capsule lisse ou à peine plissée à la fin. (E. 330—336.)

+. Fleurs dioïques. (E. 330.)

330. Weisia verticillata Brid. Spec. Musc. 1, p. 121; Stirp. n° 507; Eucladium verticillatum Bryol. eur. t. 40.

Tige dressée, dichotome, parfois trichotome, très divisée; innovations fastigiées ; long. 10—30 millim.; touffes souvent étendues et compactes, d’un vert glaucescent, plus rarement brun ou olivâtre à la surface, brunes à l’intérieur, ordinairement envahies par le tuf calcaire, incrustées. Feuilles rapprochées , serrées près de la tige et légerement contournées à l’état sec, dressées-étalées à l’état humide, étroitement lancéolées-linéaires, aiguës ou apiculées par l’excurrence de la nervure, planes aux bords , entières à la base, munies, vers le second tiers, de 3— 6 ou même 10 dents saillantes, puis entières jusqu’au sommet, simplement sinuolées par la saillie des papilles latérales ; la nervure assez large et épaisse semble parfois s'arrêter un peu audessous de l'extrémité, ordinairement elle la dépasse; long. 2—3 millim., larg. 174 millim. ; cellules du tiers inférieur hyahnes, grandes, plus ou moins parfaitement rectangulaires, 4—10 fois aussi l. q. l.; les autres carrées, arrondies vers le sommet, opaques, surmontées de larges papilles. Fol. florales un peu plus élargies et concaves vers la base; 3—4 archégones; quelques paraphyses gréles. Vaginule cylindrique, très étroite. Pédicelle rougeûtre, flexueux, légèrement tordu vers la gauche; long. 6—10 mill. Capsule oblongue ou subcylindrique, munie d’un col peu distinct, lisse; long. 1-—1 172 mill., diam. 172 mill. Opercule convexe-conique, surmonté d’un bec fin, oblique. Un anneau {rès mince. Dents du péristome rouges-orangées, dressées à l’état sec, un peu incurvées à l’état humide, lancéolées-linéaires, courtes, entières ou en parlie lr'ouées et ouvertes sur la ligne dorsale. La coiffe ne descend guère qu'au tiers de la capsule. Plante mâle distincte ; fol. ovales, dilatées-imbriquées, hyalines à la base, denticulées aux bords, puis brusquement contractées, linéaires-acuminées, nerviées; anthéridies nombreuses (15—°20), brièvement oblongnes; paraphyses filiformes, courtes. — Juin-juillet.

Dans les fissures des murs et des rochers où il se produit un suintement d’eau chargée de carbonate de chaux, particulièrement sur le calcaire jurassique ; Neufchâteau (Mougeot, B.), rochers de l'Enfer, Vouxey, Bar-le- Duc (B.), Liverdun, entre Toul et Nancy (Godron); sur le grès bigarré

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