WEISIA BRUNTONI
arrosé par des eaux chargées de calcaire , à Deux-Ponts (Gümbel), Sarrebrück (Winter), Saint-Baslemont , près de Darney (B.) ; sur le grès rouge dolomitique , dans le vallon de Robache, près de Saint-Dié , plante mâle (Lemaire, B.) ; commun et plus souvent fertile, dans toute la chaîne du Jura. — Egalement répandu dans toutes les montagnes de France. Quand elles ne sont pas incrustées, les touffes sont garnies de radicales brunes assez fournies
Weisia reflexa Brid. Bryol. univ.l, p. 355; Bryol. eur. RD IOE
Tige très courte, peu divisée ; feuilles peu nombreuses, lancéolées-ligulées , obluses, entières, planes aux bords, munies d’une nervure qui s'arrête immédiatement au-dessous du sommet, arquées en dehors à l’état humide. Fol. de l’involucre demi-engaînantes. Pédicelle jaunâtre. Capsule dressée ou légèrement oblique, oblongue, allongée, lisse, rousse. Un anneau élevé. Opercule conique, obtus. Dents du péristome obluses, peu développées. — Printemps. |
Sur la terre et les rochers calcaires altérés; Avignon (Requien), Montpellier (Salzmann), Mende (Prost), Hyères (De Mercey).
++. Fleurs monoïques. (E. 331—335.)
a. Plantes robustes, atteignant 10—30 millim, (E. 351—353.)
331. Weisia Bruntoni À. Boul. ; Dicranum Bruntoni Smith; Schultz, FI. Gall. et Germ. exsicc. n° 1188; Dydimodon obscurus Kaulf.; Stirp. n° 406; Cynodontium Bruntoni Bryol. eur. t. 44; Billot, exsicc. cont. n° 3948.
Tige dressée, dichotome ; coussinets bombés, arrondis, denses, d’un vert jaunâtre terne à la surface, bruns, garnis de radicules feutrées, courtes à l’intérieur. Feuilles plus rapprochées et plus grandes vers le sommet des innovations, étalées, fleæueuses à l’état humide, contournées-crépues à l’état sec, oblongues-lancéolées à la base, rétrécies, longuement linéairesacuminées , carénées, fortement révolutées, légèrement denticulées vers le sommet, où les bords sont redevenus plans, munies d’une forte nervure qui atteint l'extrémité; long. 2 172— 8 172 millim., larg. 172—374 millim.; cellules basilaires nettement rectangulaires, hyalines, lisses, 2—3 fois anssi 1. q. 1.; les autres carrées, vertes, papilleuses; papilles obtuses, ar-
572 49€ GENRE : WEISIA.
rondies. Fol. florales intimes, oblongues-lancéolées, demi-engaînantes ou engainantes vers le milieu, brièvement rétrécies, acuminées (acumen étalé-flexueux); archégones peu nombreux, 4—6;: quelques paraphyses gréles. Vaginule subcylindrique , allongée. Pédicelle pàle, jaundtre, tordu au sommet vers la droite; long. 5—12 millim. Capsule olivâtre, brièvement oblongue; un peu rétrécie vers l’orifice, munie d’un col distinct, symétrique, rarement un peu courbée, lisse, irrégulièrement et légèrement plissée après la sporose; long. 1 192 mill., diam. 34 millim. Opercule conique, bordé de rouge, obliquement et médiocrement acuminé. Péristome souvent rudimentaire, imparfait; 16 dents peu développées, pourpres, plus ou moins divisées en deux portions inégales ou lacuneuses. Coiffe descendant au-dessous du milieu ou même vers la base de la capsule, blanchätre. Fleurs mâles sessiles, immédiatement au-dessous des fleurs femelles ; 2—3 fol. ovales, concaves, contractées en un acumen médiocre, obtus, nerviées; anthéridies oblongues, 5—10 ; paraphyses filiformes, plus longues. — Juin-août.
C. dans les fissures des rochers siliceux (granite et grès vosgien), escarpés et tournés au nord, dans toute la chaîne des Vosges, depuis Kaïiserslautern jusqu'aux Ballons , à partir d’une altitude de 400 m. comme près de Deyvillers, jusqu’au sommet du Hohneck. Cette espèce silicicole n’existe pas dans le Jura, — Elle se retrouve, dans presque toutes les montagnes de France, sur les rochers siliceux.
332. Weisia crispula Hedw. Spec. Muse. p. 68, t. XII: Bryol. eur. t. 26; Stirp. n° 412.
Tige décombante à la base, redressée au sommet, plusieurs fois dichotome , peu radiculeuse; long. 10—15 millim. ; touffes arrondies, un peu lâches, d’un beau vert jaunätre à la surface, d’un brun noirätre au-dessous. Feuilles rapprochées, fortement courbées-homotropes, un peu crépues à l’état sec, oblongueslancéolées, rétrécies et longuement linéaires-subulées, canaliculées, à demi tubuleuses, entières, infléchies aux bords, munies d’une nervure qui s’avance jusqu'au sommet, long. 3 192—4 mill., larg. 172 mill. ; cellules basilaires externes plus grandes, carrées, Subarrondies, d’un brun orangé, formant des oreillettes ovales; celles du voisinage de la nervure linéaires, étroites, 8—10 fois aussi 1. q. 1. ; celles du sommet plus courtes, opaques, à peine ou nullement papilleuses. Fol. externes de l’involuere dilatées, puis longuement acuminées; deux intimes engaîinantes, terminées brusquement par une pointe courte, obtuse, munies d’une nervure mince; 2—5 archégones ; paraphyses filiformes , rares. Vaginule cylindrique, étroite. Pédicelle dressé, flexueux , assez grêle, pourpre, légèrement tordu