GYMNOSTOMUM TENUE
341. Gymnostomum tenue Schrad. Coll. pl. Crypt. n° 31; Bryol. eur. t. 30; Stirp. n° 578; Schultz, Herb. norm. n° 194.
Tige courte (1—3 millim.), dichotome , radiculeuse à la base ; gazons déprimés, denses, d’un beau vert tendre à la surface, d’un brun ferrugineux à l’intérieur. Feuilles inférieures des innovations {rés peliles, espacées, ovales-obtuses; les supérieures plus grandes, étroitement ligulées, obluses, étalées, légèrement arquées, planes aux bords, entières; la nervure disparaît au-dessous du sommet; long. 238 mill., larg. 176 mill.; à la base, près de la nervure, les cellules sont hyalines, rectangulaires, 2—3 fois aussi 1. q. L.; aux bords et plus haut, elles sont carrées, vertes, surmontées de petites papilles arrondies, peu saillantes. Fol. florales intimes engainantes, brièvement rétrécies , subaiguës, étalées par la pointe; 3—4 archégones ; paraphyses rares et courtes. Vaginule cylindrique, brune. Pédicelle pâle; long. 5 millim. Capsule cylindrique, munie d’un col peu sensible , pâle, molle, bordée de rouge à l’orifice ; long. { millim., diam. 198 millim. Un anneau formé de deux séries de cellules élevées. Opercule conique, terminé par un bec droit ou oblique, médiocre, subobtus. — Eté.
R. Rochers de grès vosgien, près de Mutzig (Kneif), entre Wissembourg, Bitche et Bergzabern (Schultz), sur Le grès bigarré , à Deux-Ponts (Bruch), près de Sarrebrück (Winter). — Aude : Carcassonne (Roumeguère), Tarn : Larroque de Vère (M.-D. J.), rochers derrière la grande cascade du Mont- Dore (Husnot).
9e sous-genre : Hymenostomum Schimp. — Plantes généralement moins développées; feuilles supérieures des innovations plus grandes et agglomérées, fortement enroulées-infléchies aux bords , apiculées par l’excurrence de la nervure, crépuescontournées à l’état sec. Orifice de la capsule resserré, plus ou moins complétement fermé par une membrane après la chute de l’opercule. Fleurs monoïques. (E. 342—344.)
342. Gymnostomum tortile Schwægr. Supplem. 1, Sect. 1, p. 29, t. X; Stirp. n° 1003; Hymenostomum tortile Bryol. eur. t. 18.
Tige relativement robuste, dichotome; long. 8—10 millim. ; touffes denses, d’un beau vert gai à la surface, brunes à l’intérieur. Feuilles très rapprochées, légèrement étalées à l’état humide, fortement crépues à l'état sec, assez largement oblon-
584 43° GENRE : GYMNOSTOMUM.
gues-lancéolées, hyalines et planes aux bords de la moitié du tiers inférieur , puis infléchies, lächement enroulées, apiculées par l’excurrence de la nervure; long. 2—2 179 millim., larg. 3/4 millim. ; cellules de la base rectangulaires, un peu allongées, lisses ; plus haut, elles deviennent carrées, vertes, très opaques, chargées de papilles nombreuses et saillantes. Fol. florales plus allongées, dressées, non engainantes; 3—4 archégones; pas de paraphyses. Vaginule cylindrique, étroite, päle. Pédicelle jaunâtre, ferme; long. 3—4 millim. Capsule brunûâtre, à parois fermes, oblongue, un peu resserrée et rouge à l’orifice; la membrane, qui ferme ce dernier, est ordinairement percée d’une ouverture centrale; long. de la capsule 1 174 millim., larg. 26. millim. Opercule petit, déprimé, surmonté d’un bec pâle, oblique, médiocre. — Avril-mai.
R. Dans les fissures des rochers calcaires ou compénétrés de calcaire. Sur le calcaire jurassique , au Florimont, près de Türkheim (Schimper), sur le grès vosgien , près de Mutzig (B.) ; dans le Jura , au Val de Travers (Lesquereux), répandu autour de Besançon (Paillot). — Environs de Lyon (Jordan), Savoie (Paris), Cévennes (Prost), Aude (Roumeguère), Tarn (M.-D. J.), Dauphiné (Ravaud), Provence (Hanry), environs de Toulouse (Jeanbernat), Angers (Guépin), bords de la Manche (De Brébisson, Le Jolis), Seine-et-Marne, Provins (Bouteiller).
342 bis. Gymnostomum crispatum Schimp. Syn. p. 36; Hymenosiomum crispatum N. et Hornsch. Bryol. germ. t. XII: Bryol. eur. t. 19.
Cette plante diffère du G. tortile par ses feuilles plus étroites, linéaires, rétrécies au sommet, plus fortement enroulées-infléchies aux bords, plus crépues à l’état sec. La capsule est ordinairement un peu bossue. ;
RR. Sur les rochers calcaires, près des cascades de Flumen , non loin de Saint-Claude. dans le Jura (B.) — Isère : Renage (Ravaud); près de Marseille (Sarrat-Gineste). — La plante de Saint-Claude forme des coussinets très denses , arrondis , profonds de 10—15 millim., encombrés de terre ; les feuilles sont petites ; long. 4 472 millim., larg. 173 millim, Les échantillons que nous avons recueillis dans cette localité étant stériles, nous hésitions à les reconnaître; c’est à M. Schimper que nous devons leur détermination.
343. Gymnostomum microstomum Hedw. Muse. frond. WT, p. 71; Stirp. n° 608; Hymenostomum microstomum R. Brown. ; Bryol. eur. t. 16; Schultz, FI. Gall. et Germ. eæsice. n° 971.
Tige courte (5—8 millim.). dressée, dichotome, très divisée; innovations fastigiées, grêles à la base ; touffes petites, denses,