‹ Muscinées (mousses, sphaignes, hépatiques)Chapitre 243 sur 395 · GYMNOSTOMUM RUPESTRE · texte numérisé non relu

GYMNOSTOMUM RUPESTRE

fication, la densité des touffes, la longueur et la direction des feuilles, La plante est souvent chargée d’incrustations calcaires. C’est la plante de Rumilly (Haute-Savoie), communiquée par M. Puget, qui nous a particulièrement servi à rédiger la description qui précède.

Parois très humides des rochers calcaires ; indiqué dans le Jura, sans localité précise ; bords du Rhin, près de Bâle (Schimper). — Alpes de la Savoie : Voiron, Pringy, Thonon, Rumilly (Puget), de Modane à Lanslebourg (B. R. D.), du Dauphiné : de Bourg d’Oisans à la Grave (Ravaud), le Fauturet (A. Mougrot); Aude : Mas-Cabardès, Montolieu, Lastours (Roumeguère) ; Tarn : Sorèze, Durfort, Lacaune, Mazamet (M.-D. J.) ; Pyrénées : Val d’Esquierry, Port de Vénasque (Jeanbernat), cirque de Gavarnie (Schimper).

€ 340. Gymnostomum rupestre Schwægr. Suppl. 1, Sect. 1, p. 31, t. XI; Bryol. eur. t. 33 et 34; Stirp. n° 1102; Weisia rupestris C. Müll.

Tige dressée, flexueuse, grêle, allongée (20—50 millim.), dichotome; touffes raides, étendues, compactes, d'un vert sombre, olivâtre, à la surface, brunes, radiculeuses, à l’intérieur. Feuilles rapprochées, presque uniformes, étalées-dressées à l’état humide, serrées près de la tige, incurvées à l’état sec, étroitement oblongues-lancéolées, aiguës, carénées, planes ou à peine révolutées aux bords, entières; la nervure se prolonge jusque vers le sommet; long. 1 172 mill., larg. 198 mill.; cellules basilaires étroites, presque linéaires, 4—8 fois aussi 1. q. L.; les supérieures carrées, ou transversalement dilatées, vertes, opaques, surmontées de 2—3 papilles saillantes, arrondies; ces papilles sont surtout {rès apparentes sur les cellules marginales, de telle sorte que les bords de la feuille semblent finement crénelés-sinuolés jusque près de la base. Fol. florales intimes demi-engainantes ou presque engainantes, dilatées à la base, puis linéaires-aiguës ; {—6 archégones; paraphyses rares. Vaginule cylindrique, très étroite. Pédicelle jaunûâtre, grêle, tordu au sommet, vers la droite, et vers la gauche à la base; long. 3—5 millim. Capsule oblongue, munie d’un col plus ou moins saillant, à parois minces, pâle, lisse, souvent comme vernie, brillante après l'émission des spores ; long. 374—1 millim., diam. 173— 172 millim. Opercule petit, surmonté d’un bec subulé, oblique ou presque droit. Spores petites. —— Septembre. |

R. Rochers métamorphiques de la vallée de Massevaux (Mühlenbeck, 4842), sur le granite, à flhiéfosse (Pierrat); rochers humides du calcaire jurassique près des cascades de Flumen, non loin de Saint-Claude, dans le Jura (B). — Alpes de la Savoie : Voiron, Semnoz, Thonon (Puget),

582 43° GENRE : GYMNOSTOMUM.

Chambéry (B. R. D.), du Dauphiné : Balmes de Fontaine (Ravaud); Pyrénées : Bagnères de Bigorre (Schimper), Val d’Esquierry (Jeanbernat); Tarn : le Sidobre, Montagne-Noire (M.-D. J.).

Observations. Cette espèce présente de nombreuses variations. La var. ramosissimum Schimp. est caractérisée par ses touffes compactes, peu profondes, olivâtres à la surface; le pédicelle est court (2—3 millim.) ; la capsule petite; l’opercule conique, brièvement acuminé, droit. C’est la plante de Massevaux. La v. stelligerum Schimp., trouvée récemment à Thiéfosse par M. Pierrat, présente une tige courte (10—20 mill.) ; les touffes sont lâches, d’un vert sombre ; les feuilles sont allongées (1. 2 millim.), crépues à l’état sec, très étalées flexueuses, diversement arquées à l’état humide, ondulées ou même en parte révolutées aux bords; la capsule est oblongue subcylindrique, largement ouverte; l’opercule terminé par un bec oblique, subulé. Enfin la plante que nous avons recueillie près de Saint-Claude, offre des aspects très variés; elle forme des coussinets souvent très compactes, arrondis, souvent encombrés de terre, d’un vert foncé ou très clair à la surface ; le tissu est plus translucide, les cellules basilaires des feuilles plus allongées : cependant les cellules marginales demeurent surchargées de papilles saillantes. Cette plante était stérile. Dans cette espèce, l’opercule, détaché de l'orifice de la capsule, reste parfois adhérent au sommet de la columelle, comme dans le G. curvirositrum. Ce caractère n’est donc pas sûr. Il est préférable de considérer le tissu des feuilles.

340 bis. Gymnostomum calcareum Nees et Hornsch. Bryol. germ. t. X; Bryol. eur. t. 32.

Tige très grêle, dichotome; touffes très denses, d’un beau vert clair à la surface, d’un brun rougeûtre, peu radiculeuses, à l’intérieur; profondeur 10—15 millim. Feuilles dresséesétalées à l’état humide, serrées près de la tige à l’état sec, lancéolées à la base, puis linéaires-liqulées, obtuses ou très brièvement apiculées, planes aux bords ; la nervure s’arrête un peu au-dessous du sommet ; cellules de la moitié supérieure arrondies, surmontées d’une papille arrondie, peu saillante; ces papilles, sur les cellules marginales, rendent le contour des feuilles sinuolé. Pédicelle jaunâtre. Capsule subcylindrique, tronquée après la chute de l’opercule. Celui-ci conique-acuminé. Plante variable.

Rochers calcaires; Pont de Secours, à Besancon (Paillot). — Var, C, (Hanry), Hérault (Girard), Aude (Roumeguère), Isère (Ravaud), Haute- Savoie (Puget), Haute-Vienne (Lamy).

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