SYSTEGIUM CRISPUM
346. Systegium crispum Schimp. Syn. p. 30; Phascum crispum Hedw.; Stirp. n° 703 ; Astomum crispum Hampe ; Bryol. eur. t. 1°.
Tige courte ou médiocre (5—10 millim.), simple ou innovant au-dessous des fleurs, ou divisée vers l’extrémité ‘en 2—3 branches; gazons ordinairement peu étendus, d’un vert foncé ou olivâtre. Feuilles étalées-recourbées à l’état humide, très fortement crépues à l’état sec; les inférieures oblongues-lancéolées, brièvement acuminées par l’excurrence de la nervure, planes ou légèrement involutées aux bords vers le sommet; long. 1 174 mill.; les supérieures ou involucrales beaucoup plus grandes, oblongues à la base, puis lin‘taires-acuminées, un peu denticulées au-dessus de la base, fortement involutées aux bords; long. 5—6 millim., larg. 34 millim.; cellules basilaires hyalines, rectangulaires, 3—6 fois aussi 1. q. L.; les supérieures carrées, vertes, surmontées de 3—6 papilles anguleuses. Archégones peu nombreux, 2—3 ; pas de paraphyses. Vaginule conique. Pédicelle droit, très court, (1. 172 millim.). Capsule globuleuse, surmontée d’un petit apicule droit, représentant l’opercule.. Coiffe descendant jusqu’au milieu de la capsule. Fleurs mâles sur un rameau spécial ; 2—3 fol. concaves, ovales, acuminées, un peu denticulées aux bords, nerviées; 3—6 anthéridies oblongues ; paraphyses assez nombreuses. — Printemps.
Sur la terre , dans les champs négligés ou en jachère, les lieux argigileux , frais; presque partout ; semble sporadique , plus commun dans les régions basses des terrains calcaires.
+T. Coiffe conique ou campanulée, entière, ciliée ou lobulée à la base, mais non fendue en long d’un seul côté, ni déjetée obliquement.
1": Série formée de genres dont la plupart , ou au moins quelques espèces, ont un péristome double.
13° Tribu : Enenlyptées.
(Fam. Encalypteæ Schimp.)
Coiffe très grande , subcylindrique , descendant jusqu’audessous de la capsule, glabre, lisse , terminée par un long bec droit, styliforme. Capsule cylindrique, dressée, symétrique, exserte. Péristome nul, simple ou double. Vaginule garnie d'une collerette. Plantes dichotomes, dressées ; feuilles lancéoléeslingulées, opaques, papilleuses, nerviées,
588 45° GENRE : ENCALYPTA.
45° Genre : Encalypta Schreb.
Caractères de la tribu.
+. Péristome double. (E. 347.)
347. Encalypta streptocarpa Hedw. Spec. Musc. p. 62. t. X; Bryol. eur. t. 204; Stirp.-n° 506; Schultz, FI. Gall. et G. exsicc. n° 978.
Touffes profondes (2—5 centim.), plus ou moins denses, d’un beau vert foncé à la surface, brunätres, enlacées par des radicules abondantes à l’intérieur. Feuilles rapprochées, crépues à l’état sec, étalées-dressées, légèrement concaves, courbées en cuiller vers l'extrémité, à l’état humide, lingulées, semblant spatulées par suite de la réflexion des bords vers la base, brièvement rétrécies, obluses, mutiques au sommet, entières, munies d’unenervure épaisse, papilleuse, scabre, qui se prolonge jusqu'au sommet ou s'arrête immédiatement au-dessous; long. 4—5 ou 6—7 millim., larg. 1—1 172 millim.; cellules de la base hyalines ou rougeâtres, rectangulaires, 2—4 fois aussi 1. q.1.; les marginales plus étroites et plus longues, formant une bande jaunâtre, peu distincte ; les moyennes et les supérieures carrées, à angles émoussés, opaques, vertes, surmontées de 3—4 papilles élevées qui présentent elles-mêmes des saillies distinctes. Fol. florales intimes un peu plus grandes, largement oblongues, à base hyaline, dilatée, plus distinctement marginées, rétrécies et lancéolées-acuminées ; 4—12 archégones allongés ; paraphyses filiformes, rares. Vaginule cylindrique, terminée par une collerette päle. Pédicelle flexueux, d’un pourpre foncé; long. 20 millim. Capsule dressée, étroite, allongée, d’un jaune orangé, élégamment striée en spirale, vers la droite, sans col distinct; long. 4—4 172 millim., diam. 374 millim. Opercule conique-acuminé, terminé par un reuflement claviforme, dressé, d’un beau rouge, ainsi que la base et l’orifice de la capsule. Un anneau formé de deux séries de cellules allongées. Dents du péristome pourpres, surchargées de papilles surtout à la face interne, dressées, subulées, très allongées (1. 1—1 172 millim.), noduleuses, plus ou moins divisées et cohérentes à la base; le péristome interne est formé par une membrane hyaline, papilleuse, atteignant la mi-hauteur des dents, plus ou moins adhérente à ces dernières et sur laquelle se détachent des cils de même apparence que les dents, mais beaucoup plus courts et qui semblent n’en è're que des ramifications nées à leur face