‹ Muscinées (mousses, sphaignes, hépatiques)Chapitre 250 sur 395 · ORTHOTRICHUM HUTCHINSIÆ · texte numérisé non relu

ORTHOTRICHUM HUTCHINSIÆ

tangulaires, hyalines, à parois minces; nervure plus épaisse, excurrente et chargée, au sommet, de corpuscules cloisonnés, bruns ; touffes plus denses, plus trapues. Plante stérile,

Rochers et troncs d'arbres du littoral de la Manche.

b. Feuilles raides , imbriquées, non crépues à l’état sec. (E. 357).

357. Orthotrichum Hutchinsiæ Smith, Engl. Bot.t. 2593; Bryol. eur. t. 226; Stirp. n° 618; Ulota Hutchinsiæ Schimp. Coroll.; Billot, exæsice. cont. n° 3967 bis.

Tige raide, très fragile; long. 10—20 millim.; coussinets arrondis, d’un vert brun à la surface, noirâtres à l’intérieur. Feuilles oblongues-lancéolées, subaiguës, étroitement imbriquées, à peine crépues à l’état sec, dressées, légèrement étalées à l’état humide, en partie révolutées, au moins d’un côté, aux bords, munies d’une nervure très forle qui s’arrète immédiatement au-dessous du sommet ; long. 2 millim., larg. 172 millim.; cellules basilaires médianes linéaires, un peu flexueuses, orangées ou brunes, 6—8 fois aussi 1. q. 1. ; les marginales plus courtes et plus larges ; les autres, au-dessus du tiers inférieur, très petites, arrondies, opaques, à parois très épaisses, légèrement papilleuses. Fol. florales légèrement plissées, ondulées, plus rétrécies vers l'extrémité ; 3—4 archégones ;: quelques paraphyses. Vaginule oblongue. Pédicelle pâle, épais, tordu vers la droite; long. 3 millim. Capsule d’un jaune verdâtre, à la fin brune, oblongue, atténuée, munie d’un col peu distinct, resserrée à l’orifice, cannelée (8 plis) à l’état sec, presque,lisse à l'état humide ; long. 1 172 millim., diam. 23 millim. Opercule petit, convexe-acuminé, pâle. Péristome : 8 dents bigéminées, plus ou moins divisées sur la ligne médiane; 8 cils fins, se rejoignant à peine, formés de 2 séries de cellules. Spores petites, brunes. Coiffe conique, acuminée, d’un jaune brun, hérissée de poils dressés, plissée, fortement lobée et lobulée à la base. Fleurs mâles, sur la même plante; fol. ovales-acuminées ; les fol. intimes presque énerves ; 6 —10 anthéridies oblongues, longue- Deus HS quelques paraphyses filiformes, plus longues. — Juillet.

Espèce silicicole, répandue sur les rochers et les blocs granitiques exposés au midi et découverts ; région montagneuse des Vosges (Mougeot), particulièrement commun dans les environs de Vagney, La Bresse, Gérardmer, Clefey, etc. (B.); sur les blocs granitiques roulés dans le Haut- Jura , dans le Val de Travers, à Provence (Lesquereux). — Dans presque toutes les montagnes granitiques de France ; Alpes, Pyrénées, Cévennes, tittoral de la Manche, Fontainebleau (Bescherelle).

598 46° GENRE : ORTHOTRICHUM.

TT. Péristome simple. (E. 358—559.)

358. Orthotrichum Ludwigü Brid. Muscol. recent. ; Bryol. eur. t. 225; Stirp. n° 617; Ulota Ludwigii Brid. Bryol. univ. ; Schimp. Coroll.

Tige médiocre (long. 6--10 mill.); innovations tres étalées ; coussinets arrondis, peu compactes, assez pelits, d’un vert foncé olivaätre à la surface, bruns, radiculeux à l’intérieur. Feuilles très étalées , ascendantes à l’état humide, peu crépues, légèrement incurvées et contournées par la pointe à l’état sec, longuement lancéolées, insensiblement rétrécies, acuminées, concaves à la base, en partie et diversement révolutées aux bords; la nervure s’arrête vers le sommet; long. 2—2 172 millim., larg. 192 millim. ; cellules basilaires marginales carrées, hyalines, sur une bande lancéolée, étroite; les médianes linéaires , à parois épaisses, opaques, d’un brun orangé, 4—6 fois aussi 1. q. L.; plus haut, vers le sommet, elles sont arrondies, à parois épaisses, légèrement papilleuses. Fol. florales intimes finement acuminées, formées de cellules linéaires jusque près du sommet ; 3—4 archégones; paraphyses nombreuses, allongées, analogues aux poils de la coiffe, restant sur la vaginule. Pédicelle flexueux, un peu tordu vers la droite; long 8—5 millim. Capsule nettement exserte, obovée-piriforme, assez courte, fortement rélrécie et d’abord plissée à l’orifice seulement ; après la sporose, elle s’allonge, se rétrécit et devient plissée dans toute sa longueur ; long. 1 172—2 millim., diam. 2/8 millim. Opercule petit, convexe-conique, aigu, bordé de rouge. Péristome : 8 dents bigéminées, assez courtes, pâles, dressées à l’état humide, à peine divisées au sommet; cils internes à peine visibles, fugaces, imparfaits ou même tout à fait nuls. Coiffe conique, descendant Jusque près de la base de la capsule , plissée, divisée jusqu’au milieu en 6—10 lobes lacinulés , rousse, hérissée de longs poils dressés, nombreux. Fleurs mâles axillaires ou terminant de petits rameaux ; 4—6 fol. ovales-lancéolées, aiguës, nerviées; la plus intime énerve ou à peu près; 4—8 anthéridies étroitement oblongues; paraphyses gréles, aussi longues, rares. — Septembre-novembre.

Sur les troncs et les branches d’arbres, dans les forêts, en plaine et dans les montagnes, partout , mais souvent en petite quantité.

359. Orthotrichum Drummondii Grev. Scot. Fl.; Bryol. eur. t. 210; Ulota Drummondii Brid. Bryol. univ. Schimp. Coroll. et Syn.

Tige couchée, radicante, émettant des rameaux dressés,

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