ENCALYPTA VULGARIS
à la surface, bruns à l’intérieur. Feuilles elliptiques-obovées, obtuses ou apiculées avec ou sans excurrence de la nervure, carénées-concaves, rétrécies et légèrement révolutées vers la base ; les feuilles supérieures, étalées en rpsette à l’état humide, sont fortement tordues et incurvées à l’état sec ; long. 3 172 mill., larg. 1—1 172 mill. ; cellules inférieures hyalines, rectangulaires, 2 fois aussi L. q. L.; vers les bords, une marge formée de 2—3 séries de cellules jaunätres, linéaires, les cellules supérieures carrées ou subhexagones, opaques, surchargées de papilles saillantes. Vaginule terminée par un bourrelet et une collerette courte. Pédicelle pourpre, flexueux; long. 5—7 millim. Capsule dressée ou à la fin oblique, cylindrique, arrondie à la base, à la fin brune et couverte de plis fins, peu profonds ; long. 2 172—3 millim., diam. 374 millim. Coiffe entière à la base, d’un jaune clair. Fleurs mâles axillaires, sur la même plante; 3 fol. ovales ; anthéridies oblongues ; paraphyses filiformes. — Avril.
Cette espèce présente quelques variations ; les feuilles, même les supérieures, sont tout à fait obtuses, mutiques (v. oblusa Sch.) ; ou bien les feuilles, au moins les supérieures, se terminent par un poil jaunâtre dû ou non à l’excurrence de la nervure (v. pilifera Sch.; E. pilifera Brid.); c’est la même plante qui a été publiée dans les Stirpes voges.-rhen. n° 1027 (E, obtusifolia Brid.). Enfin, dans certains cas, on rencontre un péristome plus ou moins développé, formé de dents linéaires, ou tronquées, et rudimentaires; ce que nous n'avons pas observé sur les échantillons provenant de nos contrées.
C. sur les collines calcaires, le mortier dsagrégé des vieux murs, sur les ruines des vieux châteaux ; presque partout; très rare on même tout à fait absent dans les Hautes-Vosges, surtout du revers occidental.
353. Encalypta commutata N. et Hornsch. Bryol. germ. t. XV; Bryol. eur. t. 198 ; Stirp. n° 1108.
Tige courte (10 millim.), peu divisée ; gazons d’un vert foncé à la surface, bruns à l’intérieur, souvent remplis de terre, radiculeux à la base. Feuilles crépues, légèrement contournées à l’état sec, étalées-dressées, plus ou moins arquées en dehors à l’état humide, oblongues à la base, puis lancéolées, carénées, ondulées, planes aux bords; la nervure dépasse le limbe et forme un acumen brun, souvent brisé; long. 3—4 millim., larg. 1 millim. ; cellules du quart inférieur grandes, hyalines, lisses, subrectangulaires, 6—8 fois aussi 1. q. l.; les autres petites, opaques , surchargées de papilles. Fol. florales plus largement ovales-oblongues, brièvement acuminées? ondulées, dressées. Vaginule oblonguc, surmontée d’une petite collerette, Pédicelle
594 46© GENRE : ORTHOTRICHUM.
pourpre, tordu au sommet vers la droite; long. 5—10 millim. Capsule cylindrique, dressée, lisse, brune, munie d’un col peu distinct; long. 1 1792 — —3 millim., diam. 3/4 millim. Opercule convexe, bordé de rouge, surmonté d’un long bec droit, claviforme. Péristome nul. Un anneau formé d’une seule série de cellules, peu distinct. Coiffe cylindrique, irréqulièrement lobulée à la base, longuement acuminée ; acumen obtus, brun; long. 4-6 millim.
RR. Sommet du Chasseron (Lesquereux). — Hautes Alpes de la Savoie (Paris), Mont-Cenis (B. R. D.), du Dauphiné, La Moucherolle (Ravaud).
14° Tribu : @Grthotrichées.
(Fam. Orthotricheæ Schimp.)
Coiffe conique ou campanulée, médiocre, ne couvrant la capsule qu’à demi ou aux trois quarts, plissée en long, souvent lobulée à la base, glabre ou garnie de poils dressés. Pédicelle droit, médiocre ou très court. Capsule cachée entre les folioles florales ou brièëvement exserte, symétrique, ovale, oblongue ou obovée, striée ou lisse, munie d’un col plus ou moins allongé. Pas d’anneau. Péristome double, simple ou nul. Dents du péristome externe au nombre de 32, mais plus ou moins complétement cohérentes deux à deux ou quatre à quatre, d’où, en réalité, 8 ou 16 dents planes, sans lamelles, finement papilleuses, formées de cellules carrées, se renversant sous l’action de la sécheresse; 8 ou 16 cils plus ou moins longs, sans membrane basilaire, forment le péristome interne, quand il existe. Plantes dressées ou décombantes, dichotomes ; coussinets denses, arrondis, bombes, d’un vert olivâtre, terne, sur les troncs d’arbres et les rochers. Feuilles lancéolées ou oblongues, entières, nerviées, opaques, papilleuses, imbriquées ou crépues à l’état sec, se renversant vivement quand on les humecte de nouveau.
46° Genre : Orthotrichum Hedw.
Caractères de la Tribu.
1" Sect. — Capsule exserte, striée, étroite. Feuilles lancéolées, LE) souvent crépues. Coiffe pelile, conique. (E. 851—
A. Coiffe velue, lohée à la base. (E. 354—359.)
(Genre Ulota Brid., Schimp. Syn.)
394, ORTHOTRICHUM BRUCHII. 595
T. Péristome double. (E. 354—357.)
a. Feuilles crépues. (E. 354—356.) r
354. Orthotrichum Bruchii Wils. Bryol. brit. p. 188; Stirp. n° 826; Ulota Bruchii Brid. Bryol. univ. |, p. 794; Orthotrichum coarctatum et O. dilatatum Bryol. eur. t.227.
Tige plusieurs fois divisée, dressée ou ascendante; long. 10—15 millim.; touffes denses, bombées, d’un vert gai ou jaunâtre à la surface, brunes, radiculeuses à la base. Feuilles très rapprochées, étalées, flexueuses à l’état humide, fortement crépues à l’état sec, oblongues, concaves à la base, puis lancéolées, acuminées ou subobtuses au sommet, carénées, étroitement révolutées aux bords vers le milieu , plus ou moins plissées vers la base, un peu ondulées, entières ; nervure assez faible, n’atteignant pas l'extrémité; long. 2 172—3 millim., larg. 172—374 millim.; cellules basilaires étroitement oblongues ou linéaires, les infimes flexueuses, 4—8 fois aussi LL. q. 1., à parois très épaisses, sur un espace obové, jaune, occupant le tiers ou le quart de la feuille; vers les bords, une languette lancéolée est formée de cellules hyalines, carrées; les cellules supérieures sont petites, arrondies, à parois épaisses, surmontées de larges papilles, peu saillantes. Fol. florales très allongées, lancéolées, flexueuses, diversement plissées et ondulées; les intimes plus étroites ; CE) archégones ; paraphyses filiformes, plus longues. Vaginule conique, allongée, terminée par une collerette distincte. Pédicelle jaunâtre, tordu vers la droite; long. 4 172 millim. Capsule oblongue, resserrée à l’orifice, munie d'un col insensiblement atténué, cannelée, d’un jaune verdätre, à la fin brune ; long. 3 millim. Opercule petit, pâle, déprimé, surmonté d’un bec fin, droit ou légèrement courbé. Péristome pâle, petit; 8 dents bigéminées, plus où moins divisées sur la ligne médiane ; 8 cils filiformes, presque aussi longs, formés, au moins en partie, de deux séries de cellules, plus ou moins noduleux. Coifle couique-campanulée, profondément lobée laciniée ] jusqu’au milieu et au delà, chargée de poils formés de plusieurs séries de cellules. Spores vertes, papilleuses. Fleurs mâles axillaires ou terminant de petits rameaux, gemmiformes; fol. ovales, finement nerviées; 6—10 anthéridies longuement pédiculées, grandes ; paraphyses filiformes, plus longues. — Aoùût-octobre.
Après la sporose, la capsule s’amincit par le développement des plis ; elle devient fusiforme, allongée; à partir du milieu ou des 23, elle se rétrécit insensiblement vers l’orifice qui est
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très étroit. L’O. dilatatum Br. Sch. n’est, d’après M. Schimper lui-même, qu’une forme de l’espèce précédente, due à l'humidité du support.
C. Sur les troncs et les branches des arbres de toute espèce, particulierement dans les forêts, en plaine et jusqu’au sommet de nos plus hautes montagnes. -
355. Orthotrichum crispum Æedw. Musc. frond. p. 96; Bryol. eur. t. 228; Stirp. n° 30 (mélangé); Ulota crispa Brid.
Cette espèce est extrémement voisine de la précédente. Elle en diffère par les proportions un peu moindres de toutes ses parties; les feuilles ne mesurent guère que 2—2 172 millim. de long., le pédicelle 3 172 millim. Mais c’est la forme de la capsule, après la sporose, et à l’état sec, qui est vraiment caractéristique. Elle est alors très étroite, étranglée au-dessous de l’orifice qui est un peu dilaté; elle est insensiblement atténuée en un long col, à la base. Les feuilles sont aussi plus fortement conlournées-crépues à l’état sec. Les autres caractères sont instables. La maturité a lieu plus tôt, en juillet-août.
Ca et là, dans les mêmes conditions que le précédent, avec lequel on le confond souvent, mais, en réalité, beaucoup plus rare.
356. Orthotrichum crispulum Br. Sch. Bryol. eur. t. 228; Stirp. n° 827; Ulota crispula Brid. Bryol. univ. I, p. 793.
Diffère des espèces précédentes par sa tige plus courte (8—10 millim.), par ses touffes plus molles, et surtout par sa capsule plus petile, brièvement oblongue (long. 1—1 172 mill.), tronquée: à l’état sec, après la sporose, à peine resserrée soit à l’orifice, soit au-dessous, munie d’un col beaucoup plus court, d’un pédicelle moins tordu. La maturité est beaucoup plus précoce. — Mai-juin.
C. Sur les troncs d’arbres dans les forêts, en plaine et dans les montagnes, à peu près partout.
Orthotrichum phyllanthum Br. Sch. Bryol. eur. t. 2%; Ulota phyllantha Brid. Mantiss. Musc.
Espèce distincte de celles qui précèdent par ses feuilles non seulement crépues , mais plus nettement roulées en crosse, non dilatées à la base et dépourvues, aux bords, de cellules rec-