‹ Muscinées (mousses, sphaignes, hépatiques)Chapitre 257 sur 395 · ORTHOTRICHUM RUPESTRE · texte numérisé non relu

ORTHOTRICHUM RUPESTRE

nets); long. 2 millim., diam. 1 millim. Opercule coniqueacuminé, bordé de rouge. Coiffe conique-acuminée, renflée, pâle-verdätre, nue. Fleurs mâles : 3—6 fol.; les intimes énerves, ovales-obtuses; 10—15 anthéridies oblongues, allongées, a en pédiculées ; quelques paraphyses aussi longues. — uin.

Sur les pierres et les bois submergés, dans les ruisseaux ; vallées du versant oriental des Hautes-Vosges : Guebwiller (Mühlenbeck), vallon de Steinbach (Schimper) ; bords de la Nahe, à Oberstein (Bruch), de la Sarre à Mettlach (Winter), dans les Basses-Vosges. — Calvados : Vire (De Brébisson), Manche : vallée de la Divette (Le Jolis); Haute-Savoie, à Arenthon (Puget), Dauphiné : Prémol (Ravaud).

368. Orthotrichum rupestre Schleich.; Brid. Bryol. univ. [, p. 279; Bryol. eur. t. 217; Stirp. n° 825.

Tige dressée ou ascendante, dichotome, robuste, peu radiculeuse ; long. 15—30 millim.; coussinets peu denses, fragiles, parfois étendus, d'un vert olivâtre ou jaunâtre à la surface, ternes à l’intérieur, souvent encombrés de terre. Feuilles imbriquées l’état sec, légèrement arquées en dehors à l’état humide, lancéolées, aiguës, révolutées aux bords, de la base au sommet; la nervure s’avance jusqu’à l'extrémité; long. 3—3 172 millimètres, larg. 1 millimètre; cellules basilaires médianes linéaires-allongées, 6—10 fois aussi 1. q. 1., un peu sinueuses, à parois molles, épaisses, arrondies ou tronquées obliquement ; les marginales rectangulaires, courtes, sur une bande allongée; les supérieures plus ou moins arrondies, papilleuses. Fleurs femelles ; 6—8 archégones ; paraphyses rares ou nulles. Vaginule courte, surmontée d’une collerette assez longue. Pédicelle distinct; long. 1 172 millim. Capsule immergée ou à demi émergée, oblongue, plus ou moins longuement atténuée à la base (et non brusquement contractée, arrondie), légèrement resserrée à l’orifice, à la fin tronquée, brune, sillonnée (8 plis peu profonds); long. 1 192—2 millim., diam. %4—1 millim. Opercule bordé de rouge, convexe-déprimé , surmonté d’un petit bec droit. Péristome : 8 dents bigéminées, plus ou moins divisées sur la ligne médiane, papilleuses, dressées , légèrement étalées à l’état sec; 8 cils mous, courts, formés de deux séries de cellules, assez souvent fugaces ou imparfaits. Coiffe grande, campanulée-oblongue, descendant aux 23 de la capsule, roussâtre, brune au sommet, chargée de nombreux poils. Fleurs mâles : fol. ovales-obtuses ; faiblement nerviées, 10—15 anthéridies oblongues ; paraphyses filiformes, plus ou moins nombreuses. — Juin.

608 46° GENRE : ORTHOTRIC HUM.

Sur les pierres et les blocs granitiques dans les murs de térrasseiént : région montagneuse des Nes pb ; très commun , en particulier , à Planois, vallées de Vagney à Gérardmer et au Tholy, à Clefcy, Senones, etc. (B.) ; rochers de grauwacke et de mélaphyre, dans les Basses-Vosges ; sur les granites roulés de Noiraigues , dans le Jura (Lesquereux). — Sur les terrains siliceux de presque toute la France — La var. rupincola (O. rupincola Funck) est caractérisée par des feuilles raides, exactement imbriquées, une capsule plus petite; la v. Sehlmeyeri (0. Sehklmeyeri Bruch in Brid.) a des tiges aliongées , des feuilles plus lâches , une capsule plus longuement pédicellée , une coiffe plus velue.

369. Orthotrichum speciosum Vees v. Es. in Sturm. D. Fl.; Bryol. eur. t. 217; Stirp. n° 722.

Tige dressée, plusieurs fois dichotome; long. 20—25 millim.; touffes lâches, d’un vert jaunâtre. Feuilles imbriquées ? à l’état sec, étalées, légerement arquées à l’état humide, ovales-oblonques à la base, puis rétrécies, lancéolées, aiguës, carénées, fortement révolutées aux bords j jusque près du sommet ; la ner vure s'arrête assez loin de l’extrémilé; long. 3—3 172 millim., larg. 1 millim.; cellules basilaires médianes oblongues, à contours fletueux, 3 fois aussi 1. q. L.; les marginales carrées ; au delà du milieu, elles sont petites, arrondies, à parois {rés épaisses, surmontées de papilles peu saillantes. Fleurs femelles : 6—10 archégones ; quelques paraphyses. Vaginule cylindrique, courte , chargée des débris de la fleur, terminée par une collerette courte. Pédicelle pâle, un peu tordu vers la droite; long. 1 172 millim. Capsule d’un vert jaunûtre très pâle, en grande partie ou tout à fait exserte, oblongue-subcylindrique , atténuée à la base, lisse, surtout à l’état humide; à l’état sec, on voit apparaître 8 plis minces et peu saillants, vers la base de la capsule et près de l’orifice. Opercule convexe, élevé, acuminé, pâle, bordé de rouge. Péristome : 8 dents bigéminées, à peine divisées au sommet, présentant parfois vers ce point un petit appendice en forme ‘de croix, pâles, presque hyalines, granuleuses ; 8 cils aussi longs que les dents, larges, formés de 1—2 séries de cellules. Spores relativement grosses, brunes. Coiffe conique, allongée, acuminée, brune au sommet, du reste jaunâtre, lobulée à la base, chargée de poils formés de plusieurs séries de cellules allongées. Fleurs mâles nombreuses, axillaires ; 6—7 fol. oblongues , finement nerviées; 10—12 anthéridies oblongues, longuement pédiculées; paraphyses courtes, peu nombreuses, légèrement épaissies. — Juin-juillet.

Troncs d’arbres, dans les forêts et les haies, en plaine et dans les montagnes , à peu près partont, mais pas toujours en grande quantité ; cà et là sur les pierres et les blocs siliceux, Lesquereux l'indique aussi sur les granites roulé; du Jura.

310, ORTHOTRICHUM AFFINE. 609

370. Orthotrichum affine Schrad. Spicil. F1. germ. p. 67; Bryol. eur. t. 216; Stirp. n° 323.

Tige dressée ou ascendante; long. 15—30 millim; coussinets denses ou lâches, bombés ou déprimés, d’un vert obscur à la surface. Feuilles oblongues à la base, lancéolées, aiguës, apiculées ou brièvement acuminées, fortement carénées, révolutées aux bords jusque près du sommet, arquées, à l’état humide, imbriquées, légèrement tordues, à l’état sec; la nervure s’arrête immédiatement au-dessous de l’extrémité; long. 3 192—4 mill., larg. { millim.; cellules basilaires à parois épaisses, linéaires, à contours mal définis, 5—8 fois aussi 1. q. 1. ; les supérieures carrées ou subarrondies, opaques, papilleuses. Fleurs femelles : 4—6 archégones; paraphyses rares ou nulles. Vaginule courte. Pédicelle assez distinct, tordu vers la droite; long. 2—92 172 millim. Capsule oblongue, atténuée à la base, un peu resserrée à l’orifice, cannelée, verdätre, à la fin brune, cachée entre les feuilles ou émergeant à demi; long. 2—2 1792 millim., diam. 314 millim. Opercule convexe-déprimé, bordé de rouge, surmonté d’un bec pâle. Péristome : 8 dents bigéminées, un peu déchiquetées en treillis au sommet, ou entières, finement papilleuses ; 8 cils solides, se rejoignant par les extrémités, élargis à la base, formés d’une seule série de cellules. Spores grandes, muriquées. Coiffe conique-oblongue, descendant jusque vers la base de la capsule, à peine lobulée à la base, verdâtre, garnie de poils ordinairement peu nombreux. Fleurs mâles axillaires; fol. ovales obtuses, ordinairement énerves; 6—8 anthéridies médiocres; paraphyses assez longues, peu nombreuses (5—6). — Juin-juillet.

CC. PV sur les troncs d’arbres isolés, dans les haies, les vergers et aussi dans les bois, en plaine et dans les montagnes ; parfois encore sur les pierres, les murs.

371. Orthotrichum fastigiatum Pruch in Brid. Bryol. univ. |, p. 785 ; Bryol. eur. t. 216; Stirp. n° 1313.

La diagnose primitive de cette espèce est conçne en ces termes : « Tellement semblable à l'O. affine qu'il est difficile de l’en distinguer. Toutefois les contours denticulés-sinuolés des feuilles, les dents du péristome divisées-lacuneuses au sommet, les cils formés d’une seule série de cellules, articulés et plus robustes que dans la plupart des congénères fournissent des caractères spécifiques. La coiffe est glabre ou garnie de quelques poils au-dessous de la pointe; elle est ordinairement iacinulée à la base. » Brid. locis citatis. M. Schimper (Syn.

610 46° GENRE : ORTHOTRICHUM.

p. 266) assigne à l'O. fastigiatum les caractères suivants, par rapport à l’O. affine. « Feuilles plus courtes, moins longuement acuminées, d’un tissu plus lâche, hyalines à la base, presque lisses. Capsule plus immergée dans l’involucre, plus épaisse, munie d’un col plus long, de cannelures plus larges, plus saillantes à l’état sec; opercule plus large, plus longuement acuminé, d'un rouge plus dilué aux hords. Dents du péristome et cils plus courts; ceux-ci plus larges à la base, plus solides. Coiffe plus grande, plus solide, jaune de paille, peu velue. — Maturité plus précoce, en avril et au commencement de mai. »

Au premier abord, ces différences pourraient sembler assez nettes, mais, de fait, elles s’effacent au milieu de formes intermédiaires qui se croisent en tous sens. Peu convaincu de la valeur de cette espèce, nous nous contentons de rappeler ses titres historiques, en laissant à chaque amateur la liberté de ses appréciations. L’O. fastigiatum est indiqué comme répandu, dans les mêmes conditions que l’O. affine.

372. Orthotrichum tenellum Bruch in Brid. Bryol. univ. t. 1, p. 786; Bryol. eur. t. 212 ; Stirp. n° 1312.

Tige médiocre (10—20 millim.), dressée, plusieurs fois dichotome ; coussinets arrondis, d’un vert assez foncé, peu développés. Feuilles imbriquées à l’état sec, très étalées à l’état humide, oblongues à la base, puis rétrécies, lancéolées, mutiques, carénées, légèrement sinuolées au sommet, fortement révolulées aux bords; la nervure atteint presque l'extrémité; long. 8 millim., larg. { millim.; cellules marginales de la base presque carrées, sur une bande très étroite; les basilaires médianes à parois minces, rectangulaires, plus rarement et partiellement hexagones, hyalines, 5—6 fois aussi 1. q. L.; les supérieures arrondies, opaques, surmontées de 1—2 papilles arrondies, saillantes. Fleurs femelles : 4—5 archégones ; paraphyses nulles. Vaginule courte. Pédicelle court (1 millim.). Capsule oblongue, assez allongée, atténuée à la base, sillonnée, cannelée apres la sporose, légèrement dilatée à l'orifice, à demi émergeante; long. 2 {72 millim., diam. { millim. Opercule petit, convexe, surmonté d’un bec médiocre. Péristome : 8 dents bigéminées, un peu divisées au sommet; 8 cils se rejoignant par les extrémités, noduleux, assez larges, formés d’une seule série de cellules. Coiffe conique, allongée, brune au sommet, garnie de poils longs et nombreux. Fleurs mâles sessiles ou terminant un rameau : 6—8 fol. obtuses; les intimes énerves ; 15—20 anthéridies oblongues, grandes, longuement pédiculées; quelques paraphyses à peu près aussi longues. — Mai.

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