ORTHOTRICHUM PUMILUM
Troncs de peupliers, partout (Mougeot); troncs de saules et de peupliers, à Tomblaine et à Heillecourt, près de Nancy (Godron); Saint-Dié (B.); presque partout dans les Basses-Vosges (Schultz); M. Schimper l’indique comme une des espèces les plus rares, — Var (De Mercey).
373. Orthotrichum pumilum Sw. Disp. Musc. Suec.; Schimp. Syn. p. 263; O. fallaxz Bruch in Brid. Bryol. univ. 1, p. 787; Bryol. eur. t. 211; Stirp. n° 995.
Tige tres courte (5—10 millim.); touffes très petites, arrondies , d’un vert sombre. Feuilles imbriquées à l’état sec, étalées à l’état humide , carénées , révolutées aux bords jusque près du sommet, lancéolées , aiguës ou apiculées, (pointe hyaline très courte) ; long. 2—2 172 millim., larg. 894 millim.; cellules basilaires médianes hyalines, molles, à parois minces, rectanqulaires ou subhexagones-tronquées, 3—4 fois aussi L. q. IL., grandes ; les marginales carrées, sur une bande très étroite ; les supérieures grandes, à parois épaisses, mais molles, arrondies, légèrement papilleuses. Fleurs femelles : 5—6 archégones; paraphyses rares et courtes. Collerette de la vaginule allongée, recouvrant tout le pédicelle. Capsule immergée dans l’involucre ou n’émergeant que par le sommet, obovée-oblongue, assez longuement défluente, atlénuée à la base, resserrée à l'orifice, cannelée (8 côtes épaisses, brunes); long. 2 millim., diam. 34 millim. Opercule convexe-déprimé, surmonté d’un apicule pâle. Péristome : 8 dents plus ou moins ouvertes au sommet ; 8 cils ne se rejoignant pas, formés, à la base seulement, de deux séries de cellules, ou même entièrement d’une seule série. Coiffe conique-oblongue, aiguë, brune, nue. Fleurs mâles sessiles ou terminant un petit rameau ; 6—15 anthéridies oblongues , longuement pédiculées, grêles; paraphyses nulles, ou des paraphyses courtes, rares. — Mai-juin.
Troncs d’arbres isolés , partout (Mougeot); sur les troncs de peupliers, à Nancy (Godron) ; presque partout dans les Basses- Vosges (F. Schultz) ; Jura (Lesquereux). — Haute-Savoie (Puget). — Le sporange est beaucoup plus petit que la capsule à cause du développement considérable du col.
374. Orthotrichum Schimperi O. Hammar Monogr. Orth. Suec. 1852; O. pumilum Bryol. eur. t. 211 (non Swartz); O. fallax Schimp. Syn. non Bruch in Brid. nec Bryol. eur. ; Stirp. n° 322.
Tige très courte (5—15 millim.), dichotome; coussinets très petits, d’un vert foncé. Feuilles imbriquées à l’état sec, très étalées à l’état humide, révolutées, aux bords, du milieu jusque
612 46° GENRE : ORTHOTRICHUM.
vers le sommet, carénées, lancéolées, subobluses, aiguës ou apiculées, ordinairement un peu hyalines tout au sommet: la nervure s’avance jusque près de ce point; long. 2 millim., larg. 172—%3 millim.; cellules basilaires médianes à parois minces, rectangulaires, 2—3 fois aussi 1. q. 1. ; les marginales carrées, grandes ; les supérieures arrondies, à parois épaisses, opaques, papilleuses. Fleurs femelles : 4—6 archégones; paraphyses rares et courtes. Vaginule brièvement ovale, surmontée d’une collerette dilalée. Capsule immergée ou émergeant à moitié, obovée-elliptique ou brièvement oblongue, brusquement contractée, arrondie, nullement atténuée à la base avant et après la sporose, un peu resserrée à l’orifice, à la fin brune, cannelée (côtes larges, d’un jaune orangé); long. 1 394 millim., diam. 374 millim. Le pédicelle égale 172 milliin. ou est presque nul. Opercule convexe-apiculé. Péristome : 8 dents bigéminées ;
8 cils courts, formés d’une seule série de cellules, plus rarement de deux et en partie seulement. Coiffe d’un jaune pèle, brune au sommet, campanulée, renflée, sinuolée à la base, garnie vers le sommet de poils courts, rares ou parfois presque nuls. Fleurs mâles petites; fol. obtuses, finement nerviées; 6—10 anthéridies oblongues, petites, longuement pédiculées; paraphyses rares et courtes (1—3) ou nulles. — Mai-juin.
Les feuilles se terminent souvent par ün apicule hyalin très court, accompagné d’une dent au-dessous.
Troncs oe isolés, partout (Mougeot) ; sur les troncs des saules, des peupliers , des tilleuls , à Nancy (Godron) : Saint-Dié, Rambertilles Corcieux , sur les troncs de peupliers et dAbres fruitiers dans les vergers; presque partout dans les Basses-Vosges (F. Schultz) ; indiqué aussi dans le Jura, mais sans désignation de localités , par Lesquereux. — Haute-
Savoie (Puget).