‹ Muscinées (mousses, sphaignes, hépatiques)Chapitre 260 sur 395 · ORTHOTRICHUM PATENS · texte numérisé non relu

ORTHOTRICHUM PATENS

sule obovée-claviforme, renflée, munie d’un col défluent, court, resserrée sous l’orifice qui est dilaté, à l’état sec, ‘après la sporose, cannelée (côtes brunes) ; long. 2 millim., diam. 23 milim. Opercule convexe-acuminé. Péristome : 8 dents bigéminées ; 8 cils ne se rejoignant pas, formés d’une seule série de cellules. Coiffe conique, élevée, d’un brun rougeälre au sommet , tout à fait nue. Fleurs mâles nombreuses, terminant de petits rameaux ; 3—4 fol. ovales, courtes, faiblement nerviées ; 10—15 anthéridies grandes, ovales, longuement pédiculées ; paraphyses un peu plus longues, ordinairement nombreuses. — Juin-août.

En disséquant avec beaucoup de soin des fleurs femelles, on finit parfois par découvrir 1 —3 paraphyses courtes.

Troncs d'arbres dans les bois , Deux-Ponts (Bruch), Bergzabern, Bobenthal (Gümbel), Remiremont , La Neuveville, près de Châtenois, dans les Vosges ; à l’'Ungersberg , en Alsace; au Mont-d’'Or, dans Le Haut-Jura (B.) — Haute-Savoie (Puget), Mont-Dore , en Auvergne (Lamy).

376. Orthotrichum patens Bruch in Brid. Bryol. univ. I, p. 787; Bryol. eur.t. 215; Stirp. n° 924.

Tige médiocre (long. 10—20 millim.), peu divisée , Coussinets d’un vert clair ou jaunâtre à la surface, bruns à l’intérieur. Feuilles imbriquées, légèrement contournées à l'état sec, très étalées , arquées à l'état humide, ovales-oblonques à la base, puis rétrécies , lancéolées, subobtuses, aiguës ou apiculées, carénées , fortement révolutées jusque près du sommet ; nervure forte, disparaissant près de l'extrémité; long. 2 192—3 172 mill., larg. ‘314 mill. ; cellules basilaires médianes , sur un espace peu étendu, translucides, pâles ou jaunâtres, subrectangulaires , 2-4 fois aussi |. q. I. , à parois assez minces; les marginales carrées ; les supérieures arrondies , à parois épaisses, surmontées de fortes papilles obtuses, saillantes. Fol. florales oblongues-lancéolées, plissées ; 4—8 archégones; paraphyses nombreuses, à la fin très allongées, atteignant la base de la capsule. Vaginule munie d’une collerette élevée , chargée de ces débris de la fleur. Pédicelle plus court que la capsule. Celle-ci obovéeoblongue, assez épaisse, brièvement atténuée à la base, un peu resserrée sous lorifice à l’état sec, cannelée (8 côtes distinctes, brunes) ; long. 2—2 172 millim., diam. 3/4—1 millim. Opercule borde de rouge, petit, déprimé , surmonté d’un bec fin et court. Péristome : 8 dents bigéminées, entières ou plus où moins divisées sur la ligne médiane ; 8 cils se rejoignant à peine, formés de 2 séries de cellules à la base seulement. Coiffe campanulée , renflée , descendant aux 273 de la capsule, jaunûtre, passant au brun, surtout vers le sommet, lobulée

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à la base, garnie de poils en assez grand nombre, ou parfois plus rares. Fleurs mâles petites; fol. ovales, brièvement acuminées, nerviées, les intimes parfois énerves ; 10—920 anthéri- dies oblongues, médiocres; paraphyses plus longues. — La membrane capsulaire, d’abord pâle et mince, finit par devenir brune , et semble avec l’âge devenir plus solide. — Mai-juin.

Troncs d’arbres isolés et dans les bois , de la plaine jusqu’au sommet des montagnes; n'est pas également commun partout.

Orthotrichum alpestre Hornsch. Schimp. Coroll. p. 41; Bryol. eur. t. 213.

Feuilles mutiques ou subaiguës, révolutées aux bords, d’un tissu lâche, fortement papilleuses. Vaginule garnie d’archégones , de quelques paraphyses et d’une collerette courte. Pédicelle court. Capsule obovée, atténuée à la base, un peu resserrée au-dessous de l’orifice, après la sporose, fortement cannelée, brune. Péristome : 8 dents bigéminées; 8 cils se rejoignant, formés de deux séries de cellules à la base seulement. Coiffe conique, légèrement renflée, garnie de poils rares. Anthéridies accompagnées de paraphyses. — Juillet-août.

Rochers élevés, vallée de Campan, dans les Pyrénées (Schimper), Mont- Dore , en Auvergne (Lamy).

377, Orthotrichum stramineum Aornsch. in Brid. Bryol. univ. [, p. 789; Bryol. eur. t. 218; Strp. n° 993.

Tige courte (long. 5—15 millim.), dichotome; coussinets peu étendus, pâles, lâches. Feuilles dressées-flexueuses à l’état sec, étalées-courbées à l’état humide , molles, étroilement oblongues à la base, puis lancéolées-acuminées, ou simplement aiguës, un peu carénées, révolutées jusqu’au quart supérieur, sinuolées vers l’extrémité ; la nervure disparaît assez loin du sommet; long. 2 172 millim., larg. 172—273 millim.; cellules basilaires médianes à parois relativement minces, subrectangulaires, 2— 4 fois aussi 1. q.1.; les marginales carrées; les supérieures petites, arrondies; à parois épaisses, mais molles, surmontées de petites papilles. Fol. de l’involucre plus longuement hyalines à la base, plissées, acuminées ; 4—5 archégones ; paraphyses filiformes, allongées, abondantes. Vaginule oblongue, munie d’une collerette assez grande, chargée des débris de la fleur. Pédicelle plus court que la capsule. Celle-ci obovée ou brièvement oblongue, munie d’un col atténué, fortement resserrée

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